NÈG
d'application. |] Négligence de style, ou simplement,Négligence , Fautes légères que fait un auteur, lorsqu’iln'apporte pas assez de soin à corriger son style. || Né-gligences, plur., se dit en bien dans quelques ac-ceptions. Négligences heureuses.
NÉGLIGENT, ENTE. adj. Qui n’a pas les soinsqu’il devrait avoir. |j Subst. C’est un négligent.
NÉGLIGER, v. a. N’avoir pas soin de quelque chosecomme on le devrait, ne pas s’en occuper. Négligerson salut, sa fortune. [[Ne pas mettre en usage. Il n’arien négligé de ce qui pouvait apaiser son ennemi. |[Négliger quelqu’un, N’avoir pas soin de le voir assi-dûment, ou aussi souvent que l’exigeraient les devoirsde société. || Cet homme néglige sa femme, Il n’a paspour elle les soins, les attentions qu’il devrait avoir;il ne lui donne pas les marques d’affection qu’elle adroit d’attendre de lui. || Négliger une occasion , Lalaisser échapper. || Négliger , se dit De quantités fortpetites qu’on omet dans un calcul, parce qu’elles nepeuvent influer sensiblement sur le résultat, sur letotal. || Négliger, avec le pron. pers., N’avoir pas soinde sa personne pour la propreté, pour rajustement.Il commence à se négliger. || S’occuper moins exacte-ment qu’à l’ordinaire de son devoir, de sa profession,de son travail, etc. Cet auteur se néglige. || Négligé,ée. participe. || Subst. masc., État où est une femmequand elle n’est point parée. En peinture, Un beaunégligé.
NEGOCE, s. m. (lat. negotium , trafic.) Trafic, com-merce. On dit Commerce, et non pas Négoce, en par-lant D’un État, d’une nation, d’un peuple. || Négoce ,fig., Certaines industries auxquelles il est honteux,messéant, dangereux de se livrer. L’usure est un in-famé négoce.
NÉGOCIABLE, adj. des 2 genres. Qui peut se né-gocier. Il 11e se dit guère que Des effets publics, deslettres de change, des billets, etc.
NÉGOCIANT, s. 111. Celui qui fait le négoce. Gros,bon, riche , habile négociant. Le mot Négociant a unsens plus relevé que celui de Marchand: le négociantfait le commerce en grand.
NÉGOCIATEUR, s. m. Celui qui négocie quelqueaffaire considérable auprès d’un prince, d’un État. ||Personnes qui négocient quelque affaire particulière.U prend une terminaison féminine lorsqu’on parled’une femme. Négociatrice.
NÉGOCIATION, s. f. L’art, Vaclion de négocier lesgrandes affaires, les affaires publiques. Sa négociationa été heureuse. || L’affaire même qu’on traite et qu’onnégocie. Négociation importante, j] Négociation, sedit Des affaires particulières. Il est en négociation pouracheter une étude de notaire. || T. de comm., La négo-ciation d’un billet, d’une lettre de change, etc., Letrafic qui se fait de ces sortes d’effets par les agentsde change, les banquiers, les marchands, etc.
NÉGOCIER, v. n. Faire négoce, faire trafic. || Act.en parlant Des effets publics, des lettres de change,des billets, etc., Les transporter, les céder à un autrequi en donne la valeur, en retenant ordinairement l’in-térêt de la somme. || Négocier, Traiter une affaireavec quelqu’un. Il est act. C’est lui qui a négocié cetteaffaire. || Absol. C’est un homme qui négocie avecadresse. || Négocier, avec le pron. pers., dans un senspassif. Le papier sur Londres se négocie au pair. ||Négocié, ée. participe.
NÈGRE, s. m. (lat. niger, noir.') Nom qu’on donneen général à la race des noirs, et spécialement auxhabitants de certaines contrées de l’Afrique. || Esclavesnoirs employés aux travaux des colonies. || Fam.,
TOME II.
NÉO
Traiter quelqu’un comme un nègre, Le traiter avecbeaucoup de dureté et de mépris. j| Fam., Faire tra-vailler quelqu’un comme un nègre, Exiger de lui untravail péninle, le faire travailler sans relâche.
NÉGRESSE, s. f. Féminin de Nègre.
NÉGRERIE. s. f. Lieu où l’on renferme les nègresdont on fait le commerce.
NÉGRIER, adj. m. Vaisseau ou bâtiment négrier ,ou simplement, Négrier, Bâtiment qui sert à la traitedes nègres; Capitaine négrier , Capitaine d’un bâti-ment qui a cette destination.
NÉGRILLON, ONNE. Petit nègre, petite né-gresse.
NÉGROMANCIEN, NËGROMANT. s. m. VoyezNécromancien, Nécromant.
NEIGE, s. f. (lat. nix, neige.) Eau, vapeur con-gelée qui tombe des nues sur la terre, en flocons blancset légers. Se battre à coups de pelotes de neige. Boireà la neige. Blanc comme neige. |J Prov. et fig., C’estune pelote de neige qui grossit; cela grossit commeune pelote de neige; cela fait la pelote, la boule deneige, se dit Des séditions qui croissent progressive-ment, des sommes qui grossissent par l’accumulationdes intérêts, etc. || Œufs à la neige, Blancs d’œufsbattus d&nianière qu’ils forment une mousse semblableà de la neige.
NEIGER, v. n. N’est usité qu’à l’infinitif et auxtroisièmes personnes du singulier. Il se dit De la neigequi tombe. Il neige à gros flocons. || Fig. et fam., Il aneigé sur sa tête , Il a les cheveux blancs.
NEIGEUX, EUSE. adj. Chargé, couvert de neige;où il y a beaucoup de neige.
NÉMÉENS. adj. m. pi. (grec nemeœos, néméen.)t. d’autiq. JeuxNéméens, Jeux établis par les Argiens,près de Némée.
NÉNIES. s. f. pl. (lat. nenia, nénies.) t. d’antiq.Chants funèbres en usage aux funérailles, dans l’an-cienne Rome.
NENNI. Mot dont on se sert pour répondre néga-tivement à une interrogation expresse ou sous-enten-due. Fam. || Il n’y a point de nenni , C’est une choseforcée, nécessaire. || Un doux nenni, Un refus enga-geant. Nenni est subst.
NÉNUFAR. s. m. Plante aquatique qui a de largesfeuilles rondes, et de grandes fleurs en forme de roses.
NÉOCORE. s. m. (grec yédeoros, néocore.) t. d’ant.Officier préposé à la garde et à l’entretien des temples.|| Villes et provinces qui avaient fait bâtir des templesen l’honneur de Rome et des empereurs.
NÉOGRAPHE, adj. des 2 genres, (grec néos, nou-veau , graphéin, écrire.) Qui veut introduire ou quiadmet une orthographe nouvelle et contraire à l’usage*|| Subst. masc. Les néographes.
NÉOGRAPHISME, s. m. Manière d’orthographier,contraire à l’usage.
NÉOLOGIE, s. f. (grec — logos, discours.) Inven-tion, emploi de termes nouveaux. Par ext., Emploides mots usuels, dans un sens nouveau, ou différentde la signification ordinaire.
NÉOLOGIQÜE. adj. des 2 genres. Qui appartientà la néologie ou au néologisme. Se prend en mauvaisepart.
NÉOLOGISME, s. m. Habitude d’employer destermes uouveaux, ou de donner aux mots reçus dessignifications différentes de celles qui sont en usage.Se prend en mauvaise part.
NÉOLOGIE. s. m. Celui qui fait un usage fréquentde termes nouveaux, ou détournés de leur véritablesens. Se prend eu mauvaise part.
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