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Qui s’offre naturellement à l’esprit. Vous n’avez paspris cette phrase dans son sens naturel, jj Sans affec-tation , sans contrainte , sans effort. Elle a des grâcesnaturelles. || Il se dit De l’esprit et de ses productions.Esprit y langage, style naturel, jj Naturel, subst.,Habitant originaire d’un pays, jj Propriété inhérenteà la nature de l’ètre animé ou inanimé dont on parle.C’est le naturel du feu de tendre en haut, jj Inclina-tion, humeur naturelle. Bon, mauvais, méchant na-turel. || Sentiments que la nature inspire aux pèreset aux mères pour leurs enfants, et aux enfants pourleurs pères et pour leurs mères. || Sentiments d’hu-manité et de compassion qu’on doit avoir pour tousles hommes. Il faut être sans naturel pour ne passoulager un malheureux, jj Naturel, subst., Facilité,aisance naturelle avec laquelle on fait une chose,avec laquelle une chose est faite. Il est l’opposé d’Art,d’affectation. Il y a beaucoup d'art dans tout ce qu’ilécrit, mais point de naturel. || Forme naturelle etextérieure de chaque chose. Cela est peint au na-turel. j| T. de peint, et de scnlpt., Modèle qu’on asous les yeux pour l imiter, jj Statue plus grande quele naturel, Statue qui excède les proportions natu-relles. jj Au naturel, loc. adv. D’après nature, selonla nature. Jj Au sens moral. Je lui ai représenté , Re-tracé au naturel l'injustice de son procédé. Vieillit.|| Au naturel, Manière la plus simple d’apprêtercertaines viandes.
NATURELLEMENT. adv. Par un principe natu-rel, par une impulsion, mie propriété naturelle. Toutretourne naturellement à son principe, jj Par le seulsecours, par les seules forces de la nature. || Natu-rellement, D’une manière naturelle, simple, facile.Cela s'explique naturellement. || D’une manière naïve,propre à imiter exactement la nature. || Sans affec-tation, sans recherche, sans effort. || Sans déguise-ment, avec franchise. [[ Naturellement parlant, Enparlant sans figure. Par opposition à Surnalurelle-ment.
NAUFRAGE, s. m. (lat. naufragium, naufrage.)Perte d’un vaisseau, causée par quelqu’un des acci-dents qu’on éprouve sur mer. Les débris, les restesd’un naufrage, jj II se dit, par ext., Des autres bâti-ments de mer, et même des barques, etc., qui vontsur les fleuves, les rivières et les lacs. La barquea fait naufrage. || Fig., Faire naufrage au port ,Voir tous ses projets ruinés, renversés au moment ojil’on était près de réussir. || Naufrage, fig., Toutesorte de perles, de ruines et de malheurs. Le nau-frage de son honneur, de sa fortune.
NAUFRAGÉ, ÉE. adj. Il se dit De ce qui a péri,et de ce qui a été submergé, par l’effet d’un naufrage.En parlant Des personnes , subst. Les naufragés.
NAULAGE. s. m. (grec naulon, naulage.) t. demarine. Fret, louage d’un navire, d’une barque pourle transport, par mer, de personnes ou de marchan-dises. On dit aussi, Nolis.
NAUMACIIIE. s. f. (grecnmAî, navire, machè,•combat.) Spectacle d’un combat naval qu’on donnaitau peuple de l’ancienne Rome. |] Lieu où se donnaitce spectacle.
NAUSÉABOND, ONDE. adj. (grec nausia, nau-sée.) Qui cause des nausées. || Il se dit, fig., Des ou-vrages littéraires qui déplaisent, rebutent, excitentie dégoût.
NAUSÉE, s. f. Envie de vomir. || Fig., Dégoûtqu’inspirent les discours et les ouvrages littéraires quisont rebutants, fastidieux, insipides.
NAUTILE, s. m. (grec nautilos, nautile.) Mollus-
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que teslacé à coquille divisée en plusieurs cellules. ||Nautile papyracé, ou Argonaute, Mollusque de lafamille des Seiches, qui conduit sa coquille commeune barque, en s’aidant de ses pieds, dont deux sontélargis et servent de voiles.
NAUTIQUE, adj. des 2 genres, (grec naus, vais-seau.) Qui appartient à la navigation.
NAUTONIER, 1 ÈRE. s. Celui, celle qui conduitun navire, une barque. Poét. Le nautonier des som-bres bords, Caron.
NAVAL, ALE. adj. Qui regarde , qui concerne lesvaisseaux de guerre. Il n’a point de plur. au masc.
NAVÉE. s. f. Charge d’un bateau.
NAVET, s. m. (lat. napus, navet.) Plante cruci-fère que l’on cultive dans les jardins, dans les champs,et dont la racine sert à la nourriture des hommes etdes bestiaux.
NAVETTE, s. f. Navet sauvage dont la grainedonne une huile qui est lionne à brûler et qu’ou em-ploie aussi «à d’autres usages.
NAVETTE, s. f. Petit vase fait en forme de navire,et où l’on met l’encens qu’on brûle à l église dans lesencensoirs, jj Navette, Instrument de tisserand, quisert à porter et à faire courir le fil, la soie, la laineentre les fils de la chaîne. || Fig. et fam., Faire lanavette, faire faire la navette, Faire beaucoup d’al-lées et de venues, en faire faire à d’autres. On le ditDes choses, dans un sens analogue.
NAVICULAIRE. adj. des 2 genres, t. d’anat. Quia la forme d'une nacelle.
NAVIGABLE, adj. des 2 genres, (lat. navigare,naviguer.) Où l’on peut naviguer. Ce fleuve est navi-gable.
NAVIGATEUR, s. m. Celui qui a fait sur merdes voyages de long cours. || Adj., Peuple naviga-teur, Peuple adonné particulièrement à la naviga-tion. || Navigateur, Marin, homme qui entend laconduite d’un vaisseau.
NAVIGATION, s. f. Voyage sur mer ou sur lesgrandes rivières. || Art, métier du navigateur. || Canalde navigation, Canal qui porte des bateaux ; par op-position à Canal d’irrigation, Canal qui ne sert qu’àdistribuer des eaux.
NAVIGUER, v. n. Aller sur mer ou sur les grandesrivières. || Naviguer, se dit De la manœuvre qu’unpilote fait faire à un vaisseau, et De la manière dontun vaisseau va sur mer. Ce pilote, ce vaisseau na-vigue bien.
NAVILLE. s. f. Petit canal qui sert à conduire deseaux pour arroser les terres. Il se dit principalementDes canaux d’irrigation de la Lombardie.
NAVIRE, s. m. Bâtiment pour aller sur mer .Navirede cinq cents, de douze cents tonneaux. Bâtir, con-struire, mâter, fréter un navire. En parlant De vais-seaux de guerre, 011 dit plus ordin. Vaisseau, jj Enastron., Le Navire Argo , Constellation de l’hémi-sphère austral.
NAVRANT, ANTE. adj. Qui navre, qui cause .une vive et profonde affliction.
NAVRER, v. a. Blesser, faire une grande plaie.Vieux. ||Fig., Causer une grande peine, une extrêmeaffliction. J'en ai le cœur navré. || Navré , ée, parti-cipe.
NE. Mot qui rend une proposition négative ,et quiprécède toujours le verbe. O11 l’accompagne souventde Pas ou Point, ce qui donne lieu de placer ici di-verses observations. || On peut indifféremment mettrePas et Point devant ou après le verbe, s'il est à l’in-finitif. Pour ne point souffrir, pour ne souffrir pas.