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Hyperboliq. et fam., Il est allé loger, il est logé aubout du monde, Dans un quartier fort éloigné. ]| Fig.et fam., C’est le bout du monde, c’est tout le boutdu monde, se dit Lorsqu’on estime quelque chose àson plus haut prix, à sa plus grande valeur. || Enstyle de l’Écriture, La figure de ce monde passe,Tout ce qui est dans le inonde n’a rien de solide nide permanent, jj Monde, Planètes qu’on suppose ha-bitées; on ne l’emploie qu’au pîur. Dieu a semé lesmondes dans l’espace . |] Hyperboliq., Lieu vaste ettrès-peuplé. || Monde, par extension, La totalité deshommes, le genre humain. || Le monde chrétien, Latotalité des hommes qui professent le christianisme.J| Monde , Les hommes en général, la plupart deshommes. Il est connu de tout le monde. || Indéfini-ment, Gens, personnes. Vous vous moquez du monde.Fam. || Certain nombre de personnes. Il s’assemblaquantité de monde autour de lui. |j Peu de monde,vas grand monde, Peu de personnes. || Hyperboliq.,Un monde, Une grande quantité de personnes. ||Monde, quelquefois Une seule personne. Il y a dumonde avec lui. || Monde, avec l’adj. possessif, se ditDes domestiques de quelqu’un. Il a congédié tout sonmonde. || Des gens qui sont sous les ordres de quel-qu’un. Ce capitaine n’avait que la moitié de sonmonde . || D’un certain nombre de personnes que l’onattend. Dès que votre monde sera venu. || Monde, Lasociété des hommes, ou Une partie de cette société.Fréquenter, aimer le\monde . Étudier le monde . Se re-tirer du monde. j| Homme du monde , Homme qui vitdans le grand monde. Plur., Les gens du monde. |jFam., Le grand monde, La société distinguée par lesrichesses, par les dignités de ceux qui la composent.Une société nombreuse. Le grand monde l’étourdit. ||Fam., Le petit monde, Les gens du commun. Le peu-ple dit, Il ne faut pas tant mépriser le petit monde. ||Fam., Le beau monde, La société la plus brillante.Par extension, Beaucoup de beau monde, Beaucoupde personnes bien mises, élégantes. || Le monde sa-vant, le monde lettré, Les hommes qui s’occupentparticulièrement des sciences, des lettres. || Savoirbien le monde, son monde, Savoir bien la manièrede vivre dans la société. Dans le même sens, Il adu monde, l’esprit du monde. j| Connaître le monde ,Connaître les hommes. Connaître bien son monde,Savoir bien démêler le caractère des gens à qui l’ona affaire. || N’être plus du monde, n’ètre plus dans lecommerce du monde. Quitter le monde. || Prov., Ainsiva le monde, C’est ainsi que les hommes agissent, seconduisent. || Prov. et fig., C’est le monde renversé,se dit D’une chose qui se fait contre l’usage et l’ordrecommun. || Monde idéal, Monde imaginaire, meilleurque le monde où nous existons. || Prov., Devoir àDieu et au monde, Être extrêmement endetté. |[Monde, en langage de dévotion, Les hommes quiont les mœurs corrompues du siècle. Renoncer aumonde. || Monde , Vie séculière, par opposition à Lavie monastique. |] Monde, terme augmentatif, soitqu’on affirme, soit qu’on nie. Je donnerais tout aumonde pour l’avoir, |j Cela est, cela va le mieux dumonde, Cela est, cela va très-bien. Nous sommes lemieux du monde ensemble, Nous sommes parfaitementd’accord, nous sommes très-bien l’un avec l’autre. ||Par exagérât., Le meilleur homme , le plus méchanthomme du monde, Un homme très-bon, très-mé-chant. || L’autre monde, La vie future. || Pop., Il estallé dans l’autre monde, Il est mort. || Fig. et fam.,C’est un homme de l’autre monde, se dit D’un hommedont les façons paraissent opposées à celles de la so-
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ciété commune des autres hommes. j| Fig. et fain.,Dire des choses de Vautfe monde, Dire des chosesétranges, incroyables.
MONDE, adj. des 2 genres, (lat. mundus, net.)Pur, net. Style de l’Écriture sainte, pour qualifier Lesanimaux dont la loi des Juifs permettait l’usage. Ilest opposé à Immonde.
MONDER, v. a. Nettoyer. Monder de l’orge, Ledégager de sa pellicule ; Monder de la casse, Tirer lacasse de son bâton, et la préparer, après en avoir ôtéles semences. || Mondé , ée. participe. || Prendre del’orge mondé, Boire de l’eau dans laquelle on a faitbouillir de l’orge mondé.
MONDIFIER. v. a. t. de médec. Nettoyer, déler-ger. || Mondifié , ée. participe.
MONÉTAIRE, s. m. (lat. moneta, monnaie.) Il sedit Des officiers publics qui présidaient à la fabrica-tion des monnaies et des médailles. || Monétaire,adj. des 2 genres. Qui a rapport aux monnaies.
MONITEUR, s. m. (lat. monitor, même signif.)Celui qui donne des avis, des conseils. || Moniteur,dans les Écoles d’enseignement mutuel, Élève chargéd’instruire un certain nombre de ses condisciples. ||Moniteur , Titre de certains journaux.
MONOTON. s. f. (Iat. monitio, même signif.) t. dejuridiction ecclés. Avertissement juridique qui se faiten de certains cas par l’autorité de l’évêque, avantde procéder à l'excommunication.
MONITOIRE. s. m. t. de juridiction ecclés. Lettresd’un official pour obliger, sous des peines ecclésiasti-ques, tous ceux qui ont quelque connaissance d’uncrime ou de quelque autre fait dont on cherchel'éclaircissement, à venir révéler ce qu’ils savent. Adj.Lettres monitoires; Monitoire est fcm.
MONITORIAL, ALE. adj. Lettres monitoriales,Lettres en forme de monitoire.
MONNAIE, s. f. (fat. moneta, monnaie.) Toutesorte de pièces de métal, servant au commerce, frap-pées par autorité souveraine, et marquées au coind’un prince ou d’un État souverain. Battre, fairebattre monnaie. Refondre les monnaies. || Monnaiede compte,ou Monnaie imaginaire, Monnaie qui n’ajamais existé, ou qui n’existe plus en espèces réelles,.mais qui a été inventée ou retenue pour faciliter lescomptes, en les établissant toujours sur un pied cer-tain et non variable ; par opposition à Monnaie réelleou effective, Monnaie dont il existe des pièces ayantcours dans le commerce. Livre tournois. || Papier-monnaie , Papier créé par le gouvernement pour faireoffice de monnaie. || Monnaie obsidionale, Monnaiefrappée dans une ville assiégée, où on lui donnecours pendant le siège, pour une valeur ordinaire-ment beaucoup plus forte que sa valeur intrinsèque.|| Payer en monnaie forte, Payer en espèces évaluéessur un pied avantageux à celui qui reçoit. || Fig. etfam., Battre monnaie, Se procurer de l’argent. ||Fam., Être décrié comme, de la fausse monnaie, commela fausse monnaie, comme fausse monnaie, Avoirune très-mauvaise réputation. || Monnaie, Petites es-pèces d’argent ou de billon. || Valeur d’une piècemonnayée, en plusieurs pièces moindres. || Donnerà quelqu’un de belle monnaie, Lui donner des piècesd’or ou d’argent, au lieu de pièces de cuivre ou debillon. || Prov. et fig., Rendre, donner à quelqu’un lamonnaie de sa pièce, Se venger, user de représailles.|| Prov. et fig., Payer quelqu’un en monnaie de singe,Le payer en gambades, se moquer de lui, au lieu dele satisfaire, jf Prov. et fig., Il l’a payé en même mon -