15o MEÜ
MEU
quelqu'un au pis , au pis faire, Le défier de fairetout le mal qu’il a le pouvoir ou l’intention de faire.Mettre quelqu'un à pis faire, Le défier de faire plusmal qu’il n’a déjà fait. || Mettre, se construit quel-quefois avec l’infinitif d’un autre verbe, sans que cetinfinitif soil précédé d’aucune préposition. Mettre sé-cher du linge, etc., Mettre du linge en un lieu pourqu’il sèche, etc. || Mettre, se construit aussi aveccertains adverbes , de manière à former un sens par-ticulier. Je les ai mis bien ensemble, Je les ai récon-ciliés. La jalousie les a mis mal ensemble, Les abrouillés. Cette chienne a mis bas , Elle a fait des pe-tits. Ce cerf a mis bas, a mis sa tête bas, fl s’est dé-pouillé de son bois, son bois est tombé. Mettre habitbas, Ôter son habit. Mettre ses habits bas, Se désha-biller. Mettre bas son chapeau, ou Mettre chapeaubas, Ôter son chapeau. Mettre pavillon bas, Baisserle pavillon pour annoncer qu’on se rend. Il a misbas son orgueil, Il a déposé son orgueil, il s’est Ini-mitié. || Mettre , s’emploie quelquefois sans com-
{ dément direct. Mettre sur table, Poser les plats sura table. Mettre de coté, Épargner son revenu, amas-ser de l’argent. || Prov., Je n'y prends, ni n'y mets,La chose dont il s’agit m’est indifférente; ou bien, Jene retranche ni n’ajoute rien à l’histoire que je ra-conte, mais je n’en garantis pas la vérité. || Mettre,s’emploie dans plusieurs phrases affectées à la marine.Mettre un 'vaisseau en mer, à flot, à la cape, >panne. Etc . Voir, pour l’explication, les mots Mer,Flot, Cape, Panne, etc. || Absol., Mettre en mer,à la mer. Mettre à la voile. [| Mettre , s’emploieavec le pron. pers., dans la plupart des acceptionsoù il a pour sujet un nom de personne. Se mettredans une baignoire. Se mettre à table. Se mettre enmer. Je. me mettrais au feu, je me mettrais en quatrepour lui. Se mettre en évidence, en sûreté , à l'abri,à couvert. Se mettre à portée, en état de faire unechose. Etc. || Se mettre à quelque chose, S’en occuper.|| Se mettre à tout, Se rendre utile en toute occasion ,ne se refuser à rien. || Se mettre au régime, se mettreau lait, au petit-lait, Commencer à user de régime, àfaire usage du lait, du petit-lait, etc. || Se mettre à,suivi d’un infinitif, marque ordinairement le com-mencement d’une action. Tout le monde se mit à rire,à crier. || Mettre, avec le pron. pers. et absol., S’ha-biller. Cet homme se met singulièrement. ||Mrs, mise.participe.
MEUBLANT, ANTE. adj. verbal. ( lat. mohilis,mobile.) Qui est propre à meubler, qui s’emploie eutenture, en garniture de meubles. || En Jurispr.,Meubles meublants, Ce qui sert à garnir, à ornerune maison, une chambre, sans en faire partie.
MEUBLE, adj. des 2 genres. Qui est aisé à remuer.Il s’emploie surtout dans les deux locutions suivantes ;|| Terre meuble, Terre légère, ou Terre brisée et di-visée par les labours. || En Jurispr., Biens meubles,Les choses qui peuvent être facilement transportéesd’un lieu dans un autre, sans détérioration. || Meuble,subst. masc., Objets qui servent à garnir, à orner unappartement, une chambre, sans en faire partie. Ila de beaux meubles, des meubles superbes, magni-fiques. j| Se mettre dans ses meubles, Acheter desmeubles pour garnir la chambre, l’appartement qu’onveut occuper. On dit de même, Être dans ses meubles.|| Mettre une femme dans ses meubles, L’entretenir,lui donner des meubles pour garnir son appartement.|| Meuble, sing., dans un sens collectif, Toute la gar-niture d’un appartement, d’une chambre, d’un cabi-net, etc,, comme tapisseries, lits, sièges, etc., prin
eipalement lorsqu’elle est assortie pour les formes etpour les couleurs. Il a un beau meuble dans son sa-lon. || Meuble, par extension, Certains nstensilesqu’on peut porter sur soi. Ce couteau est un meublefort commode. On dit dans ce sens, Meuble de•voyage.|J Meuble, en t. de Jurispr., Bien meuble. Les meu-bles suivent la personne.
MEUBLER, v. a. Garnir de meubles. || Meubler uneferme, La garnir de ce qui est nécessaire pour la fairevaloir. || Absol., Cette étoffemeuble bien, Elle fait boneffet employée en tenture, en garniture de meubles.|| Fig. Meubler sa tête, sa mémoire , L’orner, l’enri-chir de connaissances utiles ou agréables. || Meublé,ée. participe. || Fam. et par extension, Une cave bienmeublée, Une cave garnie de beaucoup de vins dedifférentes espèces. || Fig. et fam., Avoir la bouchebien meublée, Avoir les dents belles. || Fig., Avoir latête bien meublée. Avoir beaucoup de connaissances.
MEUGLEMENT, s. m. Foy. Beuglement.
MEUGLER, v. n. Voy. Beugler.
MEULE, s. f. (grec mule , meule.) Corps solide,rond et plat, qui sert à broyer. Meule de moulin. ||Meule , Roue de grès, de fer ou d’acier, de bois, etc.,dont on se sert dans plusieurs professions pour ai-guiser, user, polir, etc. || Meule de fromage, Massede fromage , de la forme d’une meule.
MEULE, s. f. Monceau, pile de foin, d’épis, degerbes, etc., qu’on fait dans les prés, dans les champs,et à laquelle on donne une forme conique, afin quela pluie glisse dessus plus facilement. || Meule, eut. de vénerie, La racine dure et raboteuse du boisdes cerfs.
MEULIÈRE, s. f. Pierre rocailleuse dont on faitdes meules de moulin, et qu’on emploie aussi commemoellon pour construire. On dit quelquefois, Pierrede meulière. || Carrière d’où l’on tire ces sortes depierres. || Adj. Une pierre meulière.
MEUNIER, s. m. (lat. molina, moulin.) Celui quiconduit, qui gouverne un moulin à blé. || Prov. etfig., Il s'est fait d'évêque meunier, il est devenu d'é-vêque meunier, se dit D’un homme qui passe d’unecondition avantageuse à une moindre condition.
MEUNIÈRE, s. f. La femme d’un meunier, ouCelle qui gouverne un moulin à blé.
MEURTRE, s. m. (allem. mord, meurtre.) Homi-cide commis avec violence. Commettre un meurtre.|| Fig. et fam., Crier au meurtre, Se plaindre haute-ment de quelque dommage qu’on prétend avoirreçu. || Fig. et fam., C’est un meurtre, C’est granddommage.
MEURTRIER, s. m. Celui qui a commis un meur-tre.
MEURTRIER, 1ÈRE. adj. Qui cause la mort àbeaucoup de personnes. Guerre meurtrière. Maladiemeurtrière. Poétiq. : Le glaive meurtrier. Etc. jj Cetteplace est meurtrière, On ne peut l’assiéger, la pren-dre , sans perdre beaucoup de monde.
MEURTRIÈRE, s. f. Ouverture pratiquée dans lesmurs d’une fortification, cl par laquelle on peut tirerà couvert sur les assiégeants.
MEURTRIR, v. a. Faire une meurtrissure. On l'atout meurtri de coups. j| Il se dit aussi en parlant Desfruits. La grêle a meurtri cespêches.\\ II s’emploie avecle pron. pers. Il s'est meurtri. || Meurtri, ie. par-ticipe. || Meurtri, poét. Tué, ancienne significationdu verbe Meurtrir. Vieux.
MEURTRISSURE, s. f. Contusion avec tache li-vide. || Tache sur les fruits, causée par leur chuteou par leur froissement.