Mettre ses lunettes. Lire sans lunettes. |j Fig. et fam.,Il a mis ses lunettes de travers , Il ne voit pas justedans cette affaire. || Lunettes , au plur., petits rondsde feutre qu’on met, dans les manèges, à côté desyeux des chevaux ombrageux, pour les monter plusfacilement. || Au jeu des Échecs, Donner une lunette.|| Lunette, en archit., Petit jour réservé dans le ber-ceau d’une voûte. || Lunette, en t. de fortif., Petitedemi-lune. A'6>j-ezTENAii.L0N.||LuNETTE, en horlog.,la partie de la boîte d’une montre dans laquelle onplace le verre.||LuNETTE, L’ouverture ronde du sièged’un privé, ou d’une chaise percée. ||Lunette, Cetos fourchu qui est au haut de l’estomac d’un poulet,d’une perdrix, etc.
LUNETTIER. s. m. Faiseur de lunettes, marchandde lunettes.
LUNI-SOLAIRE. adj. des 2 genres, (lat. luna,lune, sol, soleil.) t. d’astron. Ce qui est composéde la révolution du soleil et de celle de la lune.
LUNULE, s. f. t. de géom. Figure qui a la formed’un croissant.
* Lunule, ée. adj. t. de bot. En forme de croissant.
LUPERCALES. s. f. pl. (lat. lupercalia, même si-
gnif.) Fêtes annuelles chez les Romains, en l’honneurde Pan.
LUPIN, s. m. Plante légumineuse, à feuilles dispo-sées en éventail.
* Lupuline. s. f. Trèfle noir.
LURON, ONNE. s. Homme joyeux et sans-souci,vigoureux et déterminé. Femme réjouie, décidée. Unbon luron. Quelle luronne ! Pop.
LUSTRAL, ALE. adj. (lat. lustrum, lustre.) t.d’antiq. Eau lustrale, Eau dont les païens se servaientpour faire des lustrations ou des ablutions. Jour lus-tral, Jour où, chez les païens, un enfant nouveau-nérecevait son nom.
LUSTRATION, s. f. t. d’antiq. Cérémonies par les-quelles les païens purifiaient une ville, un champ, unearmée, ou les personnes souillées, soit par quelquecrime, soit par quelque impureté. || La cérémoniequi, chez les Romains, consistait à asperger d’eau lus-trale un enfant nouveau-né.
LUSTRE, s. m. L’éclat que l’on donne à un objet,en le polissant, ou en faisant usage de quelqueeau, de quelque composition. Cette étoffe a perduson lustre. || Lustre, fig., L’éclat que donne la pa-rure, la beauté, le mérite, la dignité, etc. Elle parutau bal dans tout son lustre. La vertu emprunte de lamodestie son plus,beau lustre. || Dans Joutes les ac-ceptions qui précèdent, Lustre n’a point de pluriel. ||Lustre, Chandelier de cristal ou de bronze, à plu-sieurs branches, qu’on suspend au plafond pour éclai-rer. Le lustre de l’Opéra.
LUSTRE, s. m. Espace de cinq ans. Surtout enpoésie. Après trois lustres, Après quinze ans.
LUSTRER, v. a. Donner le lustre à une étoffe, àune fourrure, à un chapeau, etc. || Lustré, ée. parti-cipe. Étoffe lustrée.
*Lustreur. s. m. Qui lustre une étoffe, etc.
LUSTRINE, s. f. Étoffe, espèce de droguet desoie.
LUT. s. m. ( lat. lutum, boue.) (On prononce leT.) Matière molle que l’on applique sur les bouchonsdes vases, pour mieux fermer ceux-ci. Lut de terregrasse.
LUTER. v. a. Fermer avec du lut. Il faut lutercette cornue. || Luté , ée. participe.
LUTH. s. m. (allem. laute , luth.) (On prononcele T.) Instrument de musique à cordes, qui n’est
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plus en usage. || Luth, dans certaines phrases figu-rées, désigne L’inspiration poétique. Chanter sur sonluth. Un luth harmonieux.
LUTHÉRANISME, s. m. Doctrine de Luther, re-ligion des luthériens.
* Lutherie, s. f. (allem. laute, luth.) Profession,ouvrages, commerce de luthier.
LUTHÉRIEN, IENNE. adj. Conforme à la doc-trine de Luther. || Subst. Sectateur de Luther.
LUTHIER, s. m. (allem. laute, luth.) Ouvrier quifait des instruments de musique h cordes.
LUTIN, s. m. (lat. ludere, folâtrer.) Suivant l’opi-nion populaire et superstitieuse, Espèce de démonou d'esprit follet qui vient la nuit tourmenter les vi-vants. || Fig. et fam., C’est un lutin , c’est un vrailutin , il est très-vif, très-pétulant. || Lutin, adj.Éveillé, agaçant; il fait au féminin Lutine. Un airlutin. Une figure lutine.
LUTINER. v. a. Tourmenter quelqu’un comme leferait un lutin. Il nous a lutinés toute la nuit. Fam.
|| Lutiner, neutre, Faire le lutin. || Lutiné, ée.participe.
LUTRIN, s. m, Pupitre élevé dans le chœur d’uneéglise, sur lequel on met les livres dont on se sertpour chanter l’office. Chanter au lutrin. || Collecti-vement, Ceux qui chantent au lutrin. C’est lui quidirige le lutrin.
LUTTE, s. f. (lat. luctari, lutter.) Sorte de com-bat, où deux hommes se prennent corps à corps, etcherchent à se terrasser l’un l’autre. || Fig., Guerre,dispute. Lutte sanglante qui existe entre deux nations.|| Fig. et fam., Emporter quelque chose de hautelutte, Venir à bout de quelque chose par autorité,par force.
LUTTER, v. n. Se prendre corps à corps avecquelqu’un, pour le terrasser. || Fig., en parlant Detoute espèce de combat. || Fig., Lutter contre la tem-pête, contre les obstacles, contre la destinée, etc.
LUTTEUR, s. m. Celui qui combat à la lutte.
LUXATION, s. f. (lat. luxare, luxer.) t. de chir.Déboîtement des os.
LUXE. s. m. (lat. luxus, luxe.) Somptuosité, etc.Le luxe des habits, de la table, etc. Un luxe rui-neux , scandaleux. Étaler un grand luxe. || Eig.,Profusion. Il y a dans ce poème un grand luxe defigures. || Parure, richesse. Un grand luxe typogra-phique.
LUXER, v. a. (lat. luxare, même signif.) t. dechir. Faire sortir un os de la place où il doit être na-turellement. Avec le pronom personnel. U y a des ossujets à se luxer. || Luxé, ée. participe.
LUXURE, s. f. (lat. luxuria, luxe.) Incontinence,lubricité, dans le style de la morale chrétienne.
* Luxuriant, e. adj. abondant à l’excès.
LUXURIEUSEMENT. adv. Avec luxure. Peu usité.
LUXURIEUX, EUSE. adj. Qui est adonné à la
luxure ; qui peut exciter à la luxure.
LUZERNE, s. f. Plante légumineuse à feuilles entrèfle et à gousses en spirale, qui est employée commefourrage.
LUZERNIÈRE. s. f. Champ de luzerne.
LYCANTHROPE. s. m. (grec lycos ,loup, anthro -pos, homme.) Homme atteint de lycanthropie.
LYCANTHROPIE. s. f. Maladie mentale de celui-qui se croit métamorphosé en loup, ou en quelqueautre animal.
LYCÉE, s. m. (grec lyceion, meme signif.) Lieupublic où les Grecs s’assemblaient pour les exercices