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LAQUAIS, s. m. Valet de livrée, destiné principa-lement à suivre son maître ou sa maîtresse. |[ Prov. etTarn., Mentir comme un laquais, Mentir avec impu-dence.
LAQUE, s. f. Sorte de gomme-résine, d’un rougejaunâtre, que certains insectes déposent sur plusieursespèces d’arbres des Indes orientales. Couleur delaque, On dit quelquefois adjectivement, Gomme laque.
|| Il se dit aussi d’Une terre alumineuse, teinte d’unsuc colorant, qu’on emploie dans la peinture. Laquede Venise. || Se dit encore Du beau vernis de la Chine.En ce sens, il est masculin.
*Laquéaire. s. m. (lat. laqueus , lacet.) t. d’antiq.Athlète qui d’une main avait un lacet, et de l’autreun poignard.
LAQUETON. s. m. Diminue de laquais. Famil etvieux.
LAQUEU^l , EUSE.adj. De la nature ou delà cou-leur de la laque.
LARAIRE. s. m. (lat. lares, dieux lares.) t. d’ant.Sorte de chapelle domestique où l’on plaçait les dieuxlares.
LARCIN, s. m. (lat. latrocinium, meme signif.)Action de celui qui prend furtivement et sans violence.Faire, commettre un larcin. || La chose dérobée. || Auligure, Plagiat.
LARD. s. m. (lat. laridum, lard.) Couche de graissequi se trouve entre la peau et la chair du porc. Ome-lette au lard. || Prov. et pop., Faire du lard, Conserverou augmenter son embonpoint, en dormant la grassematinée. Être gras à lard, Être fort gras. [| Lard, sedit aussi de Cette partie grasse qui est entre la peauet la chair de la baleine, du marsouin, et d’autres grospoissons de meme espèce.
LARDER, v. a. Mettre des lardons dans la viande.j| Absolument. Un rôtisseur qui larde proprement. j| Fig.et fam., Larder quelqu’un de coups d’épée. Larderquelqu’un d’épigrammes, etc. Larder ses discours demots grecs ou latins, etc. ([Lardé, f.e. participe.
LARDOIRE. s. f. Sorte ac brochette pointue parun des bouts, pour larder la viande.
LARDON, s. m. Petit morceau de lard coupé enlong, qu’on introduit dans la viande avec une lardoirc.
|| Lardon, se dit fig. et fam., d’Un brocard, d’un sar-casme, d’une raillerie piquante contre quelqu’un.
LARE. s. et adj. m. (lat. lares, dieux lares.) Nomque les anciens Romains donnaient à leurs dieux do-mestiques. || Poétiq., Les lares, La maison, la demeure.
‘Larenier. s. m. Pièce de bois qui avance au basd’un châssis, pour empêcher l’eau de couler dans l’in-térieur d’un bâtiment.
LARGE, adj. des 2 genres, (lat. largus, large.) Il sedit d’Un corps considéré dans l’extension qu’il a d’unde ses côtés à l’autre, et par opposition à Long ou àÉtroit. Plus long que large. || Une large blessure, Unegrande blessure. |] Fam., Avoir la conscience large,Etre peu scrupuleux sur la probité. j| Large , s’emploiequelquefois au figuré. Je vous fais une large conces-sion. || Large, dans les Arts du dessin, signifie, Quiest fait par masses et à grands traits. Une touche, unemanière large. || Large, au figuré, pour généreux,libéral. || Large, s’emploie aussi subst., au niasc., pourLargeur. De la toile qui a une demi-aune de Iprge, ||Large, subst., en t. de mar., La haute mer. Gagnerle large. || Fig. et fam., Prendre le large , gagner lelarge, S’enfuir. || Au large, loc. adv. Spacieusement.Il est logé bien au large. || Au large! pour Éloignez-vous; Cri delà sentinelle aux passants qui s’approchenttrop près d’elle. [| En long et en large, loc. adv. E11
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longueur et en largeur alternativement. Se promener^aller en long et en large. Dans le meme sens, De longen large.
LARGEMENT, adv. Abondamment. User large-ment de son pouvoir. || Peindre, dessiner, composerlargement, D’une manière large.
LARGESSE, s. f. Libéralité.
LARGEUR, s. f. Étendue d’une chose considéréed’un de ses côtés à l’autre, par opposition à Longueur.
* Larghetto, adv. (mot italien.) Moins lentementque largo.
LARGO, adv. t. de mus. emprunté de l’italien. Cemot, placé en télé d’un morceau, indique qu’on doitle jouer d’un mouvement très-lent.
LARGUE, adj. m. t. de mar. Vent largue, Quis’écarte au moins d’un quart de vent de la route quel’on tient.
LARGUER, v. a. t. de mar. Lâcher une manœu-vre. || Largué, ée. participe.
LARIGOT, s. m. Espèce de flûte ou de petit fla-geolet , qui n’est plus en usage. || Prov. et pop., Boireà tire-larigot, Boire excessivement.
LARIX. s. m. Voyez Mélèze.
LARME, s. f. (lat. lachryma, larme.) Goutte d’hu-meur limpide qui sort de l’œil, par l’effet d’une im-pression vive, soit physique, soit morale. Le visagebaigné, mouillé de. larmes. Des yeux noyés de lar-mes. Renfoncer ses larmes. Etre touché jusqu'auxlarmes. Un ruisseau, un torrent de larmes. Rireaux larmes. Son retour m’a fait verser de douceslarmes. || Fig., Pleurer à chaudes larmes, être tout enlarmes, fondre en larmes, Pleurer abondamment. j|Sécher, essuyer scs larmes, Se consoler. Essuyer leslarmes de quelqu’un, Le consoler. Mêler ses larmes àcelles de quelqu’un, S’affliger avec lui. || Fam., Avoirtoujours ta larme à l’œil, Affecter une grande sensi-bilité. \\ Avoir le don des larmes, Pleurer à volonté.
|| Larme, se dit aussi d’Un ornement, figurant à peuprès une larme, qu’on fait entrer dans la décorationdes catafalques, des mausolées, etc. Un drap mortuairesemé de larmes. || Larme, se dit, par similitude et fa-milièrement, d’Ùne goutte, d’une petite quantité deliqueur. Il n’a pris qu’une larme de vin. |j II se ditégalement, surtout au plur., Du suc qui coule de plu-sieurs arbres ou plantes. Les larmes de la vigne, dusapin.
LARMIER, s. m. t. d’archit. Partie saillante au hautd’un ouvrage de maçonnerie, destinée à faire tomberl’eau de pluie en gouttes à une distance convenabledu pied de l’édifice, etc. || Il se dit aussi d’Une piècede bois mise en saillie au bas d’un châssis dé croisée,de porte, pour empêcher l'eau de pénétrer dans l’in-térieur.
LARMIÈRES. s. f. pl. Fentes qui sont au-dessousdes yeux du cerf, et d’où sort une liqueur jaune qu’onnomme Larmes de cerf Quelques-uns disent, Lar-miers.
LARMIERS s. m. pl. t. de méd. vétérinaire. Par-ties qui, dans le cheval, répondent aux tempes del’homme.
LARMOIEMENT, s. m. Écoulement de larmes in-volontaire et continuel.
LARMOYANT, ANTE. adj. Qui fond en larineS.I) Il signifie aussi; Qui est propre à faire verser deslarmes.
LARMOYER, v. n. (U se conjugue comme Em-ployer.) Pleurer. Il est familier.
LARRON, ON A ESSE. s. (lat. lalro, voleur.)Celui,