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ment particulier, Celui par lequel Dieu juge les Amesaussitôt après la mort, j] Jugement, Acle de Pentcn-dement par lequel on décide qu’il y a ou qu’il n’y apas convenance entre deux idées. |j Avis, sentiment,opinion. Je me rends à 'votre jugement. Asseoir sonjugement sur... jj Approbation ou condamnation dequelque action morale. Jugement téméraire. Un juge-ment favorable. |j La faculté de l’entendement qui com-pare et qui juge. C'est un homme de bon jugement. Sapassion lui ôte le jugement. Il a perdu le jugement.
JUGER, v. a. Décider une affaire, un différend enqualité de juge. Juger contre droit et raison. || Prov.et fig., Juger sur l’étiquette du sac , ou absol., surVétiquette, Porter son jugement sur quelque affaire,sur quelque personne, sans avoir examiné les pièces,les raisons. |\ Juger une personne , Juger son procès.Je serai jugé demain. j| Juger , Décider comme arbi-tre, et comme étant choisi par ceux qui sont en diffé-rend. Un coup difficile à Juger. On l’emploie, dans lemême sens, avec la préposition de. Regardez-nousjouer, 'vous jugerez des coups. |j Absol., Reconnaîtrela convenance ou la disconvenance de deux idées. Dèsque l’enfant est en état de raisonner et de juger. [| Seformer, avoir, énoncer un avis, une opinion sur unepersonne ou sur une chose. Vous jugez cet homme tropsévèrement. Juger sainement. On l’emploie avec le prou,pers., soit comme verbe réfléchi, soit comme verberéciproque. Ce. poète s’est jugé lui-même dans sa pré-face. jj II s’emploie souvent aussi, dans le sens qui pré-cède, avec la préposition de, ou un équivalent. Jugerdes gens sur l’apparence. Je ne pouvais pas bien jugerde. la distance. On dit dans un sens analogue: L’œiljuge des couleurs. Etc. || Particulièrement, Décider dudéfaut ou de la perfection de quelque chose. Il jugemal de ces sortes de choses. || Décider en bien ou enmal du mérite d’autrui, de ses pensées, de ses senti-ments , du motif de ses actions. Juger mal de son pro-chain. Vous en jugez légèrement. Absol. : Ne jugezpoint, si vous ne voulez être jugé. || Juger d’autrui parsoi-méme, Estimer les sentiments d’autrui par les siens.j| Juger , Conjecturer. Je jugeai, à son air, qu’il étaitfort inquiet. || Au jeu de paume, Juger la balle, Pré-voir où la balle doit tomber; et, fig. et fam., Prévoirquel tour une affaire prendra. |j Juger, Croire, esti-mer que, être d’avis, d'opinion que, etc. Si vous jugezqu’il puisse remplir cette mission. On l’emploie avecle prou. pers., soit comme verbe réfléchi, soit commeverbe réciproque, jj Se figurer, s’imaginer. Jugez com-bien je fus surpris. ]| Jugé , èe. participe. || En jurispr.,La chose Jugée, se dit d’Un point de contestation quia été juge par les tribunaux. Le respect dti à la chosejugée . j| Jugement passé e.n force de. chose jugée, Dé-cision qui ne peut plus être réformée par aucune voielégale, attendu que la partie condamnée ne s’est paspourvue dans le délai tixé. [j Bien jugé, mal appelé;mal jugé, bien appelé. Formules employées dans lesarrêts, quand un juge supérieur confirme ou casse lasentence d'un juge subalterne. On dit subslantiv., dansle même sens, Le bien jugé.
JUGULAIRE, adj. des 2 genres. ( lat. jugulum, gor-ge.) t. d’anat. Qui appartient à la gorge. |[ Il se prendquelquefois subst. au fém., et se dit Des veines ju-gulaires. Les jugulaires, jj Jugulaire, subst., se ditaussi, dans le langage ordinaire, Des mentonnièresd’un shako, d’un casque, etc., qui sont de cuir, et re-couvertes de lames de métal.
*Jugui.er. v. a. (lat. jugulare, juguler.) Étrangler.
JUIF, IVE. adj. et s. {YeJ. judœus, juif.) Qui pro-fesse la religion judaïque. \\ Prov., Être riche comme
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un juif, Être fort riche. || Le Juif errant, Personnageimaginaire que l’on suppose condamné à errer jusqu’àla fin du monde. |] Fig. et fam., C’est le Juif errant,se dit D’un homme qui change souvent de demeure,qui voyage sans cesse, jj Juif, se dit, fig. et fam., deCelui qui prête à usure ou qui vend exorbitammentcher, et en général de Quiconque cherche à gagner del’argent par des moyens injustes et sordides.
JUILLET, s. m. (lat. jidius, juillet.) (On mouilleles L.) Le septième mois de l’année.
JUIN. s. m. (lat .junius, juin.) Le sixième mois del’année.
JUIVFRIE. s. f. (\s\.judœus, juif.) Quartier d’uneville habité par les juifs. || Juiverie, se dit, fam.,d’Un marché usuraire. C’est une vraie juiverie.
JUJUBE, s. f. Le fruit du jujubier, qui consiste enun noyau à deux loges renfermé dans une enveloppepulpeuse, et qui s’emploie fréquemment en médecinecomme pectoral et adoucissant.
JUJUBIER, s. m. t. de botan. Arbre de la mêmefamille que le houx et le fusain, dont le bois tortueuxest armé de fortes épines.
JULE. s. m. t. d’entomologie. Voyez Iule.
JULE. s. m. Nom d’une monnaie qui a cours enItalie, et surtout à Rome.
JULEP. s. m. (On prononce le P.) t. de médec.Potion adoucissante que l’on administre particulière-ment la nuit.
JULIENNE, adj. f. (lat. julianus, même signif.)t. de chronologie. Il se dit De l’année commune detrois cent soixante-cinq jours, ou bissextile de troiscent soixante-six, ainsi que De la correction qui a in-troduit les années bissextiles, suivaut le calendrier deJules César. ]| Période Julienne, Espace de temps quirenferme sept mille neuf cent quatre-vingts ans, et quirésulte de la multiplication des trois cycles ordinaires,c’est-à-dire, le cycle solaire, le cycle lunaire, et l’in-diction.
JULIENNE, s. f. t. de botan. Genre de plantes cru-cifères, qui se rapprochent beaucoup des giroflées,et dont plusieurs espèces sont employées en médecine,ou cultivées dans les jardins d’agrément.
JULIENNE, s. f. t. de cuisine. Potage fait avec plu-sieurs sortes d’herbes et de légumes.
JUMART. s. m. (lat. jumentum, bête de somme.)Animal qu’on supposait engendre soit d’un taureau etd’une ânesse, ou d’un âne et d’une vache, soit d’uncheval et d’une vache, ou d’un taureau et d unejument.
JUMEAU, ELLE. adj. (lat. gemellus, jumeau.) Il sedit De deux ou de plusieurs enfants nés d’un mêmeaccouchement. On le dit quelquefois en parlant Desanimaux. Deux chiens jumeaux. || Il est souvent subst.Elle accoucha de deux jumeaux, [j Jumeau , se dit aussiDes fruits quand il s’en trouve deux joints ensemble;et alors il ne s’emploie jamais que comme adj. Unepomme jumelle. |] Lits jumeaux, Deux lits de mêmeforme et de même dimension, placés parallèlementdans la même pièce, jj En t. d’anat., Muscles jumeaux,ou subslantiv., Jumeaux, se dit de Deux petits mus-cles qui concourent au mouvement de la jambe; et,Artères, veines jumelles, nerfs jumeaux, de Certainesartères, etc., qui aboutissent, qui se perdent dans lesmuscles jumeaux.
JUMELÉ, ÉE. adj. t. de blason. Il se dit D’ n sau-toir, d’un chevron, de toute pièce formée de deux ju-melles.
JUMELLES, s. f. p], t. de charpenterie. JI se ditde Deux pièces de bois montantes qui entrent dans la