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JALAGK. s. m, Nom d’un droit seigneurial qui selevait sur le vin vendu en détail.
J AL AP. s. m. (On prononce le P.) Plante dont lafleur ressemble à celle du liseron, et dont la racine,qu’on appelle également Jalctp, est un purgatif vio-lent. O» nomme aussi cette plante Belle-de-nuit.
J ALE. s. f. Espèce de grande jatte ou de baquet.
JALF.T. s. m. Petit caillou rond. Vieux.
JALON, s. m. (lat .jaculum, javelot.) Perche ougrand bâton qu’on plante en terre pour pi’endre desalignements. || Il s'emploie dans certaines phrasesfigurées, surtout en parlant Des idées préliminairesou principales qui servent à diriger dans une etude,dans un travail, etc.
JALONNER, v. n. Planter des jalons de distanceen distance. Act. Jalonner une allée pour laDans la théorie militaire, Jalonna' une ligne , unedirection , ou simplement, Jalonner , Placer des ja-lonneurs, ou se placer en jalonneur, pour détermi-ner une direction, un alignement. JJ Jalonner, s'em-ploie figur. Ces savants jalonnèrent la rotite pourceux qui viendraient après eux. JJ Jalonné, ée. part.
JALONNEUR. s.m. t. dethéoriemilitaire. Hommequ’on place, ou qui se place, en guise de jalon, pourdéterminèr une direction, un alignement.
JALOUSER, v. a. ( grec sè/d-f/s > jalousie.) Avoirde la jalousie contre quelqu’un. || Avec le pronompers., comme verbe réciproque. On ne voit que tropsouvent les gens du meme métier se jalouser entreeux. || Jat.ou.se, ée. participe.
JALOUSIE, s. f. U.hagrin, dépit qu’on a de nepas obtenir ou posséder ce qu’un autre obtient oupossède. Je suis l'objet de sa jalousie. Jalousie de mé-tier.Ou le dit i dois Des animaux. Ce chien té-
moigne beaucoup de jalousie, lorsqu'il en voit caresserun autre. || Il s'emploie particulièrement en parlantDe l’amour, et se dit surtout de La crainte que la per-sonne aimée n’éprouve un sentiment de préférencepour quelque autre, ne soit infidèle, jj II se dit, quel-quefois, de La crainte, de l'inquiétude, de l'ombragequ’un prince, qu’un État donne à d’autres par sapuissance, parles forces. || Jalousie , Treillis de boisou de fer au travers duquel on voit sans être vu. Es-pèce de contrevent formé de planchettes minces as-semblées parallèlement, de manière qu’on peut lesremonter et les baisser à volonté au moyeu d’un cor-don, et qui servent à garantir de l’action trop vivedu soleil ou de la lumière.|| En t. de fleuriste, Fleurde jalousie, ou simplement, Jalousie, Fleur que l’oncultive dans les jardins, et que les botanistes nom-ment Amarante, tricolore.
JALOUX, OUSE. adj. Qui a delà jalousie, en-vieux. On l’emploie dans ce sens, subst. Votre sortfait bien des jaloux. JJ 11 se dit particulièrement enparlant de la jalousie que cause l’amour. Il est jalouxde tous ceux qui parlent à sa maîtresse. On l’emploieégalement, dans ce sens, comme substantif. C'est unjaloux. JJ Prov., Il ne dort non plus quun jaloux , Ilne saurait dormir. JJ Jaloux, se dit figur. et poéti-quement , De, ce qui fait obstacle aux désirs. Un voilejaloux dérobait ses charmes. JJ Qui tient beaucoup,qui est fort attache à quelque chose. Etre jaloux desa réputation. || Qui a à cœur, Qui est très-désireuxde. Je suis jaloux de conserver votre estime, JJ Dansl’Écriture sainte, Dieu s'appelle Le Dieu jaloux,Pour taire entendre aux hommes qu’il doit être seuladoré. JJ Jaloux, en termes de marine, mais seu-lement dans la Méditerranée, Petit bâtiment, bar-que, etc., qui iucliue facilement, qui roule et se
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tourmente beaucoup. || Il se dit également Des ber-lines et autres voitures semblables, quand elles sontsujettes à pencher d’un côté ou de l’autre.
JAMAIS, adv. de temps, (itah giammai, jamais.)En aucun temps. On sous-entend quelquefois la né-gation et le verbe. Elle m'est plus chère que jamais.j| I! se dit aussi quelquefois sans être négatif, commedans ces phrases : C’est ce qu'on peut jamais dire deplus fort. La puissance des Normands était une puis-sance exterminatrice, s'il en fut jamais. |] A jamais ,Toujours. || Pour jamais , Pour toujours. || Jamais,substant., signifie, Un temps sans fin. A tout jamais.Ce sens est familier.
JAMBAGE, s. m. (lat. gamba , jambe.) Chaîne depierre de taille ou de maçonnerie, qui soutient l'édi-fice, et sur laquelle on pose les grosses poutres. Jj Jam-bage de cheminée, Assises de pierres qui soutiennentle manteau d’une cheminée. On dit de même, Le jam-bage d'une porte. |j Jambage, parmi les maîtres d’écri-ture, se dit Des lignes droites de l 'm, de Y n, et de Vu.
JAMBE, s. f. Celte parlie du corps humain qui s’é-tend depuis le genou jusqu’au pied. Être haut surjambes. C'est à peine s'il peut se tenir sur ses jambes.En t. de manège ; La science du cavalier consiste dansl'accord de la main et des jambes, jj La partie du corpsde certains animaux qui répond à la jambe dansl’homme. Les jambes d’un cheval, d'une autruche. )jJambe de cerf, La parlie du pied d'un cerf compriseentre le talon et les ergots qu’on appelle Les os. ||Jambe de bois, Morceau de bois taillé pour tenir lieude jambe. Il se dit quelquefois, par extens., de Celuiqui porte une jambe de bois. j| Fam., Avoir de bonnesjambes, tes jambes bonnes, Etre en état de bien mar-cher, de marcher longtemps, Fig., N’avoir plus dejambes , N’avoir plus la force de marcher, J| Aller,courir à toutes jambes, Aller, courir fort vite, soit àpied, soit à cheval. || Par menace et par exagérât., Jelui romprai bras et jambes , Je le maltraiterai, je lerouerai de coups. || Fig. et fam., Couper bras et jambesà quelqu’un, Lui retrancher beaucoup de ses préten-tions, de ce qu’il regarde comme ses droits. Plus or-dinairement, Oter à quelqu’un le moyen d’agir, d’ar-river à ses fins, de réussir. La perte de son protecteurlui a coupé bras et jambes. Frapper d’étonnement, destupeur. Cette nouvelle me coupa bras et jambes, jjFig. et pop., Prendre ses jambes à son cou , Partir surl’heure, s’enfuir. On dit quelquefois, dans le mêmesens, Jouer des jambes. || Fig. et fam., Avoir ses jambesde quinze ans, se dit D’une personne âgée qui estencore ferme sur ses jambes. JJ Prov. et fig., Cela nelui rend pas la jambe mieux faite, on par ironie, Celalui fait une belle jambe, se dit De ce cpii n’apporteaucun avantage à quelqu’un, de ce dont il ne retireque peu ou point d’utilité. || Prov. et fig., Jeter un chataux jambes à quelqu'un , Rejeter la faute sur lui, ouLui susciter malignement un embarras. JJ Prov. et fig.,Jouer quelqu'un par-dessous la jambe, Déranger avecfacilité les projets de quelqu’un, et, par supérioritéd’esprit ou de conduite, l’amener aux vues que l’on asoi-même. || Prov. et pop., Il a la jambe tout d'unevenue, se dit D’un homme qui n’a pas le gras desjambes marqué. || Jambe, se dit, par analogie, Desdeux brandies d’un compas, dos deux règles mobilesd’un compas de proportion, etc. ^Jambes de force,se dit de Deux grosses pièces de bois qui, étant poséessur les extrémités de la poutre du dernier étage d’unbâtiment, vont se joindre dans le poinçon pour formerle comble. || Jambe sous poutre, La chaîne de pierrede taille mise dans un mur pour porter la poutre.