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INIQUITE, s. f. Vice de ce qui est inique; injus-tice excessive, criante, manifeste. C'est le comble del’iniquité . Un mystère d’iniquité . || Il se dit d’Un acted’injustice. Commettre une iniquité. )| Iniquité, signifieplus généralement, Le péché, la corruption des mœurs,le débordement des vices. L’iniquité du siècle. Enfantd’iniquité. || Il se dit également, surtout au plur., Despèches, des actes contraires «à la religion, à la morale.Cet homme a comblé la mesure de ses iniquités. Fig.,en t. de l’Ecriture, Boire l’iniquité comme l’eau.
INITIAL, ALE. adj.(lat. initium, commencement.)(On prononce Inicial.) U se dit Des lettres, des syl-labes qui commencent un mot. En t. de calligraphieet d’impr., on appelle plus particulièrement Lettreinitiale t La lettre qui commence un livre, un chapitre:elle est ordinairement plus grande que les majusculesdu texte, et quelquefois accompagnée d’ornements. ||U s’emploie substantiv., au fém., pour Lettre initiale.Dans ce manuscrit, les initiales sont en rouge.
INITIATION, s. f. (On prononce Iniciation.) Ad-mission à la connaissance de certaines choses secrètes.Il se dit particulièrement de La cérémonie par laquelleon était initié à la connaissance et à la participationde certains mystères, chez les païens.
INITIATIVE, s. f. (On prononce Iniciative.) Ac-tion de celui qui propose le premier quelque chose.Prendre l’initiative, [j U se dit également Du droit defaire le premier certaines propositions. On dit dans lemême sens, Droit d’initiative.
INITIER, v. a. (On prononce Inicier.) Il se dit proprement en parlant De la religion des anciens païens,et signifie, Recevoir au nombre de ceux qui font pro-fession de quelque culte particulier, admettre à laconnaissance et à la participation de certaines céré-monies secrètes qui regardaient le culte particulier dequelque divinité. || Il se dit, par exlens., en parlantDe quelque religion que ce soit. || Initier quelqu’undans une compagnie , dans une société , L’admettre,le recevoir au nombre des membres qui la composent.il n’est pas encore initié parmi eux. jj Initier , fig.,Donner la connaissance a une chose, mettre au faitd’une science, d’un art, d’une profession, etc. La na-ture semblait l’avoir initié à ses secrets. || Initié, ée.participe. On l’emploie subst., surtout en parlant Del’initiation à certains mystères. Un initié.
INJECTER, v. a. (lat. injectio, injection.) t. demédec. Introduire, par le moyen d’une seringue ou detout autre instrument, un liquide émollient, ou dé-tersif, ou stimulant, etc., dans une cavité du corps,dans une plaie, jj II prend aussi pour régime le nomdes parties et surtout des plaies dans lesquelles on in-jecte une liqueur. On a injecté plusieurs jois sa plaie.j| Injecter, en t. d’anat., Introduire une matière co-lorée, ou du mercure, dans les vaisseaux d’un cadavre,soit pour le conserver, soit pour rendre ces partiesplus apparentes et pour en faciliter la dissection. In-jecter un cadavre. |j Injecté, ée. participe.
INJECTION, s. f. t. de médec. Action par laquelleon injecte une liqueur dans quelque cavité du corpsou dans une plaie. || Il se dit Du liquide que l’on in-jecte. L’injection était trop chaude. || Injection, ent. d’anat., L’action d’injecter un cadavre, ainsi que Lamatière liquide ou liquéfiée dont on se sert pour cetteopération. L’injection d’un yadavre. || U se dit encoreDes pièces anatomiques préparées au moyen de l’in-jection.
INJONCTION, s. f. (lat. injunctio, injonction.)Commandement exprès. Faire une injonction à quel-qu'un. Injonction formelle.
INN 3.
INJURE, s. f. (lat. injuria , injure.) Insulte, ou-trage, ou de fait, ou de parole, ou par écrit. Injureatroce y sanglante. Laver une injure dans le sang.Il tient cela à injure. || Il se prend, particulièrement,pour Une parole offensante, oulragcuse. Charger quel -qu’un d’injures. || Pop., Se chanter mille injures; ettain., Dire ou se dire de grosses injures. \\ Fig., L’in-jure du temps, les injures du temps, de l'air, des sai-sons, Les intempéries de l'air ou des saisons, commele vent, la pluie, la grêle, le brouillard, considéréspar rapport aux incommodités ou aux dommagesqu’elles causent. Être exposé à l’injure du temps. ||L’injure du temps, l’injure des temps, signifie aussi,La dégradation, la ruine, la perte de certaines chosespar l’effet de la durée, du laps de temps. L’injure destemps a presque anéanti ces beaux ouvrages. J| Fig.,Les injures du sort, Les revers, les malheurs extraor-dinaires et non mérités.
INJURIER, v. a. Offenser quelqu’un par des pa-roles injurieuses. On l’emploie aussi comme verbe ré-ciproque. S’injurier l’un l’autre. J}Injurié, ée. par-ticipe.
INJURIEUSEMENT, adv. D’une manière inju-rieuse, outrageante.
INJURIEUX, EUSE. adj. Outrageux, offensant.Un écrit injurieux. Procédé injurieux . |( Il se dit quel-quefois, fig. et poéliq., pour Injuste ou nuisible. Lesort injurieux.
INJUSTE, adj. des i genres. (Iat. injustus, injuste.)Qui n’a point de justice, uni agit contre les règles dela justice. Cet homme est bien injuste. |[ Il se dit éga-lement De ce qui est contraire à la justice, à l’équité;et meme De ce qui est déraisonnable, mal fondé. Unesentence injuste. Des prétentions injustes. {) Il se ditsubstantiv., et absol., de (Je qui est injuste. La dis-tinction du juste et de l’injuste.
INJUSTEMENT, adv. D’une manière injuste.
INJUSTICE, s. f. Manque de justice, d’équité. [|Il se dit d’Un acte d’injustice. Commettre des injus-tices. Réparer une injustice. Se plaindre d’une injus-tice.
INLISIRLE. adj. des a genres, (lat. in, non, legi-bilis, lisible.) Qu’on ne peut lire, ou qu’on ne lit quetrès-difficilement. Plusieurs disent et écrivent, Illi-sible. |j II se dit fig. D’un écrit dont la lecture n’est passupportable. Cet ouvrage est inlisible.
IN MANCS. Voyez Manus (in).
IN NATURALIÎîUS. Voyez Naturàeibus (in).
INNAVLGABLE. adj. des 2 genres, (lat. innaviga-bilis, même signil.) Où l’on 11e peut naviguer.
INNÉ, ÉE. adj. (lat. innatus, inné.) (On prononceles deux N.) t. didactique. Qui est né avec nous, quenous apportons en naissant. jj Il s’emploie aussi dansle langage ordinaire. Le désir inné du bien-être.
INNOCEMMENT, adv. (lat. innocens, innocent.)(On pronouce Inocaman.) Avec innocence, sans des-sein de mal faire, sans fraude ni tromperie. Le plusinnocemment du monde. Cette phrase est familière. ||Sottement, niaisement. Il vint innocemment raconterla sottise qu’il avait faite.
INNOCENCE, s. f. (On prononce Inoçance.) Étatde celui qui n est point coupable. On a reconnu soninnocence. |j L’état, la qualité de celui qui ne commetpoint le mal sciemment, qui est pur et candide. Abuserde l’innocence d'une jeune fille. On le dit égalementen parlant Des animaux qui ne sont point maliaisants.L’innocence d'un agneau. || L’âge d’innocence, L’en-fance. Fig., en style de dévotion, La robe d'inno-