IGN
U sc dit IVune affection qui n’est liée à aucune autre,qui n’en dépend pas.
IDIOT, IOTE. adj. (grec idiotes, idiot.) Stupide,imbécile. Subst., C'est un idiot.
IDIOTISME, s. m. t. demédec. L’espèce d’aliéna-tion mentale qui rend idiot, stupide. || Idiotisme.(grec idios, propre.) En gramm., Construction, locu-tion contraire aux règles communes et générales, maispropre et particulière à une langue. Chaque languea ses idiotismes.
IDOINE, adj. des 2 genres, (lat. idoneus , propreà.) Propre à quelque chose. Il est vieux.
IDOLÂTRE, adj. des 2 genres, (grec iddlolatria,idolâtrie.) Qui adore les idoles, et leur rend des hon-neurs qui n’appartiennent qu’à Dieu. || Il se dit Detous ceux qui rendent un culte divin à des créatures.
I l II se dit Du culte même. Offrir un encens idolâtre.
| Il se dit, iigur., D’une personne qui en aime uneautre avec excès, ou qui estime trop une chose,.quien raffole. Cette mère est idolâtre de ses enfants. Cettefemme est idolâtre de sa beauté. || Idolâtre , subst.,n’est d’usage qu’en parlant de Ceux qui adorent lesidoles ou les autres fausses divinités. Convertir lesidolâtres.
IDOLÂTRER, v. n. Adorer les idoles. || v. a., fig.,Aimer avec trop de passion. Il idolâtre cette femme. ||Avec le prou. pers., soit comme v. réfléchi, soitcomme v. rccipr. C’est un homme qui s’idolâtre. Cesamants s’idolâtrent. || Idolâtré, ée participe. Il n’estd’usage qu’au fig.
IDOLÂTRIE’, s. f. Adoration des idoles, culte desfaux dieux. || Fig., Amour, attachement excessif. Ai-mer avec idolâtrie.
IDOLE', s. f. (grec idolon , image.) Figure, statuereprésentant une fausse divinité, et exposée à l’ado-ration. Adorer , Renverser les idoles. || Fig. et fam.,C’est une idole , une vraie idole, se dit D’une bellepersonne sans grâce, sans maintien, et qui ne paraitpoint animée. IVune personne stupide. ]) Idole , fig.,Une personne à laquelle on prodigue les honneurs,les louanges, les flatteries. U est l’idole du jour. ||Ce qui lait le sujet de l’affection, de la passion dequelqu’un. L’avare fait son idole de son argent.
IDYLLE, s. f. (grec idjllion, idylle.) Petit poèmedont le sujet est ordinairement pastoral ou amoureux,et qui tient de l’cglogue.
IF. s. m. (allem. eibe, if.) Arbre toujours vert, quia la feuille fort étroite et un peu longue, et qui porteun petit fruit rouge et rond. |[ Pièce de charpenterie,do forme triangulaire, employée dans les illuminations,et destinée à porter plusieurs lampions dont l'assem-blage imite un if taillé en pyramide.
IGNAME, s. f. t. de botan. Genre de plantes grim-pantes, et toutes exotiques. L’espèce la plus remar-quable est Y Igname ailée, plante des Indes orienta-les, dont la racine, qui pèse quelquefois jusqu’à trentelivres, est farineuse et alimentaire.
IGNARE, adj. des 2 genres, (lat. ignarus, igno-rant.) Qui n’a point étudié, qui n'a point de lettres.N’est usité que fam. Gens ignares et non lettrés. C’estl’homme du monde le plus ignare. || Subst., C’est unignare .
IGNE', EE. adj. (lat. tgnis, feu.) (On prononce leG dur.) t. didactique. Qui est de feu, qui a les qua-lités du feu. Substance, nature ignée. || Qui est pro-duit par l’action du feu. E11 géologie, Couche deformation ignée, par opposition à Couche de forma-tion aqueuse.
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IGNICOLE. adj. des 2 genres, (lat. — colere , ado-rer.) ( O11 prononce le G dur.) Il se dit Des adorateursdu feu.
IGNITION. s. f. (On prononce le G dur.) t. dechimie. État des corps en combustion. || Il se dit d’incorps incombustible rougi par l’action du feu.
1 GNORLE. adj. des 2 genres, (lat. ignobilis, igno-ble.) Qui est bas, sans noblesse, qui marque uneâme dépourvue de sentiments nobles. Langage, main-tien ignoble. Physionomie ignoble. Dans un sens anaiogue, Un ignoble réduit.
IGNOBLEMENT. adv. D’une manière ignoble.
IGNOMINIE, s. f. (lat. ignominia, ignominie.)Infamie, grand déshonneur. Être couvert d’ignominie .Etre exposé à l’ignominie, aux affronts.
IGNOMINIEUSEMENT, adv. Avec ignominie.
IGNOMINIEUX , EXSE. adj. Qui porte ignominie,qui cause de rignominie. Mort ignominieuse. Sup-plice , traitement ignominieux.
IGNORAMMENT. adv. (lat. ignorare, ignorer.)Avec ignorance. Peu usité.
IGNORANCE, s. f. Defaut de connaissance, man-que desavoir. Ignorance grossière, excusable , vo-lontaire , affectée. Croupir dans l’ignorance. Laissez-lui son heureuse ignorance. || Il se dit Des fautes quimarquent une ignorance grossière. Ce livre est pleind’ignorances impardonnables. |j Prétendre caused’ignorance , t. de pratique, Alléguer son igno-rance pour excuse. Fam., Prétendre ignorer quelquechose. Ne se dit que Des choses qu’on veut fairesemblant d'ignorer.
IGNORANT, ANTE. adj. Qui est sans lettres, sansétude, qui n’a point de savoir. |j II s’emploie en par-lant De celui qui n’est pas instruit de certaines cho-ses , qui ignore certaines choses. C’est un homme fortignorant des choses du monde. T. de palais, Êtreignorant du fait. || Un médecin ignorant, un magis-trat ignorant , etc., Un médecin, un magistrat, etc.,qui 11’a pas le savoir, l'habileté que sa professionexige. || Ignorant, subst., dans tous les sens de l’ad-jectif. Il fait l’ignorant.
IGNORANT 1 N. adj. m. Les frères ignorantins, lesfrères de la congrégation de Saint-Ton, qui tiennentdes écoles élémentaires. Un frère ignorantin ; et parellipse, Un ignorantin.
* Ignorantissime. adj. des 2 genres. Très-ignorant.
IGNORER, v. a. Ne savoir pas, ne pas connaître.J’ignore s’il est arrivé. Ignorer les choses les plus né-cessaires à savoir. || Fam. et neulral., C’est un hommequi n’ignore de rien. j| Ignorer les hommes, Ne pasconnaître le cœur humain. || Avec le pronom pers.,S’ignorer soi-même, N’avoir point une juste idéede soi-même, de ses forces, etc. || Ignorer , en poésieet dans le style soutenu, Ne point pratiquer une chose.J’ignore l’art de flatter. || Ignoré, f.e. participe. ||Inconnu, caché. Un peuple ignoré. Il vit ignoré dumonde .
IL. Pronom masculin qui désigne la troisième per-sonne. (lat. ille, lui.) Votre frère va venir, il estprêt. || Il se met avant le verbe dans les phrases affir-matives, sans qu’il y ait rien entre-deux, si ce n’c-tdes particules et des pronoms, comme : Il nous dit,Il ne veut pas. || Il se met immédiatement après leverbe dans les interrogations et dans certaines phrasesexclamalives. Que fait-il.* Boit-il! Avec le t eupho-nique : Qu’a-t-il dit? || Il se met après le verbe danscertaines phrases affirmatives, telles que les suivantes :Dût-il s’en fâcher. Aussi est-il vrai. || Quand unephrase interrogative contient le nom masculin qui est