Table
von, de faqon que chaque catapTafnïe en con-tienne un demi-quart d’once. Je me fers auiïiavec fuccès, quand la fitintion des femmes nerpermet pas les foins réguliers qu’exige ce cata-plafme qu’il faut changer de trois en trois heu-res , de l’emplâtre de ciguë, qui fe trouve danstoutes les apothicaireries.
N°. 60 .
D’herbe de ciguë feche ce qu’il en faut. A 1 et-tez la entre deux linges clairs, pour faire uneefpece de petit matelas fort fouple. Laiffez lecuire pendant quelques niomens dans l’eau ,
l’autre , jufqu’à une dragm'e & demi par jour, jen’ai éprouvé que du bien-être en le prenant; j’en aidonné à plufieurs malades, j’ai vu qu’il guériffbitplulieurs cas d’écrouelles & de cancer, qu’il fonla-geoit les cas incurables , qu’il donnoit de l’appétit& fortifioit l’eftomac, qu’il fortiüoit d’une faqonmarquée les petits en-fans , qu’il ne nuifoit à per-forine , & je fuis aujourd’hui pleinement pei'fua-dé, malgré l’averfioo naturelle que j’ai pour lesremedes tirés du genre des poifons, que l’extraitde ciguë, préparé comme l’indique Mr. Stork ,eft un remede toujours innocent, fpécifique dansplufieurs cas, qu’aucun autre ne peut remplacer,qu’on doit ordonner avec la plus entière confiance& dont il feroit très-fâcheux qu’on négligeât l’ufage.
La préparation confifte à cueillir la plante environla St. Jean , avant qu’elle ait fleuri , époque quivarie fuivant les lieux ; à en exprimer le jus ,qu’on met dans un vafe de terre fur un feu très-doux , où on le laiffe évaporer fort lentement ,en remuant fréquemment avec une fpatule de bois,jufqu’à ce qu’il ait acquis aflfez d’épaifleur pourque, quand il eft refroidi, il ait la confiftance ducotignac. Quand on veut en faire ufage on leréduit en pilules, en y joignant, fi l’on veut leurdonner plus de fermeté , un peu de poudre del'herbe féchée.