gi2 Des Charlatans.l’irréligion d’une telle fourberie ; ce fe-roit empiéter fur les droits de Meilleursles Paileurs ; mais qu’il me foit permisde les avertir , que cette branche de fu-perftition, ayant les fuites les plus cruel-les , mérite toute leur attention ; & engénéral, il feroit d’autant plus à fouhai-ter qu’on combattît la fuperftition,qu’un efprit imbu de préjugés faux n’eftpas propre à recevoir une do&rine vé-ritable. Il y a des fcélérats qui efpé-rant de s’accréditer par la crainte au-tant que par l’efpérance : ont pouifél’horreur jufqu’à laiifer douter , s’ils te-noient leur puiifance du ciel ou de l’en-fer. Voilà les hommes qui difpofent de lavie des autres.
§. 616. Un fait que j’ai déjà indiqué ,& qu’on n’expliquera jamais , c’eft l’em-preflement du payfan à fe procurer lesmeilleurs fecours pour fes bêtes malades.Quelque éloigné que foit le Médecin vé-térinaire , ou l’homme qu’on croit tel,( car malheureufement il y en a encoretrente mauvais pour un bon dans ce pays)s’il a beaucoup de réputation, il va leconfulter, ou il le fait venir à tout prix;quelque coûteux que foient les remedesqu’il indique , s’ils palfent pour les meil-leurs , il fe les procure; mais dès qu’il s’a-git de lui, de fa femme , de fes enfans, il
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