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Tome Second (1777)
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311
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Des Charlatans. 31 îme lire, qui ignorent tout ce qui a quel-que rapport à la Médecine , auili pro-fondément que les moeurs des fauvagesafiatiques, qui n’ont veil'é que pourboire, qui fouvent ne font cet horriblemétier que pour fournir à leur boni on ,& ne l’exercent que dans le vin, qui nefe font faits Médecins que parce qu’ilsetoient incapables d’etre quelque cho-fe ! Une telle conduite paroitra , à touthomme fenfé , le comble de l’extrava-gance.

Si l’on entroit dans l’examen des re-medes qu’ils employent , fi on les com-parât aux befoins des maladies , à qui ilsles ordonnent, on feroit faifi d’horreur,& l’on gémiroit fur le fort de cette in-fortunée partie du genre humain, dontla vie , fi importante à l’Etat, eft miféra-blement confiée aux plus meurtriers desêtres.

§. Quelques-uns d’eux , Tentant

bien le danger de l’objettion tirée dumanque d’études , ont cherché à la prévé-nir, en répendant parmi le peuple unpréjugé qui n’eft que trop accrédité au-jourd’hui ; c’eft que leurs talens pour laMédecine font un don furnaturel, fortfupérieur , par là même , à toutes lesconnoi ances humaines. Ce n’eft pointà moi à montrer l’indécence , le crime,