190 Des Evanouissement
une canfe d’évanouilièment, & l’on ju-ge qu’il dépend de cette caufe quandil attaque les perfonnes fanguines , for-tes, robuftes, & qu’il les attaque fur-toutaprès quelque caufe propre à augmentertout à coup le mouvement du fang,comme des alimens ou des boiflbnséchauffantes , vin, liqueurs , caifé, desboilfons bues chaudes , comme thé ,mélifle , &c. un long féjour au foleilou dans un endroit chaud , beaucoupd’exercice, une application un peu troplongue , quelque paillon ; fur - tout fià toutes ces caufes fe trouvent jointsune rougeur vive & un gonflement duvifage.
Dans ce cas , i°. on fait flairer duvinaigre, on en lave le front, les tem-ples , les poignets, après l’avoir mêléavec la moitié d’eau tiede , fi on le peut.Les eaux fpiritueufes nuifent dans cetteefpece.
2 °. On fait avalçr deux ou trois cueil-lerées de vinaigre , avec quatre ou cinqfois autant d’eau.
3°. On ferre très-fortement les jarre-tières au deflus du genou , parce quepar ce moyen on retient une plus grandequantité de fang dans les jambes , & leCœur en eft moins furchargé.
4°. Si la défaillance eft opiniâtre, c’eft