Des Panaris. 183
§. 488- Quand il y a carie, ou gan-grène , il faut néceflairement confulterun Chirurgien , ainlî je ne parlerai pointde ces deux cas. J’avertis feulement qu’ily a trois remedes elfentiels contre la gan-grené ; le kina , N®. 14 , dont on don-ne une dragme toutes les deux heures >les fcarifications fur toute la partie gan-grenée , & les fomentations avec la de-coétion de kina, à laquelle on ajoutel’efprit de foulfre. Il elf vrai que ce re-mede eft très-cher , niais on peut y fup-pléer par une décoétion d’autres herbesameres & l’efprit de Tel. J’ajoute encorequ’il convient , dans la plupart des casdes membres gangrenés , de ne faire l’am-putation que quand la gangrené s’arrêted’elle-mème ; ce qu’on connoît par uncercle très-fenfible , & très-aifé à diftin-guer par les plus ignorans , qui en mar-que les bornes , & Fait féparation entrele vif & le mort.
Des échardes ou corps pointus qui entrentdam la peau.
§. 489. Il arrive très-fréquemment qu’ilentre dans la peau des mains, des piedsou des jambes , quelque' petits corpspointus comme des épines , proprementdites , des épines de rofes, de chardon,»