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Tome Second (1777)
Entstehung
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182
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Des Panaris.eft très-importante, mais c’eft l'affairedu Chirurgien , parce qu’il ne convientpoint d’attendre que l’ouverture fe fadenaturellement, d’autant plus que la peauétant quelquefois extrêmement dure, lepus fe répandroit dans l’intérieur deschairs avant qu’elle fe perçât. Ainfi dèsqu’on foupçonne que le pus eft formé ,il faut voir un Chirurgien qui décide dumoment où il convient de taire l’ouver-ture, qu’il vaut beaucoup mieux faire unpeu trop tôt qu’un peu trop tard , & unpeu trop profonde que pas allez.

Quand l’ouverture eft faite , on panfeavec l’emplâtre'N°. 66 , étendu fur unetoile ; ou avec le fparadrap , & l’on chan-ge tous les jours.

§. 486. Quand le panaris eft occafion-né par une humeur extravafée dans levoifinage de l’ongle , un Chirurgienadroit en arrête très-promptement lesprogrès & guérit radicalement, par uneincifion qui donne iifue à cette liqueur.Mais quoique cette opération ne foit pasdifficile , tous les Chirurgiens ne faventpas l’exécuter, plufieurs même n’en ontpoint l’idée.

§. 487. Quelquefois il fe forme des1 chairs fongueufes ou baveufes , qu’ondeileche en les poudrant avec un,peu deminma ou d’alun brûlé.