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Tome Second (1777)
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94 Des Noyés.

multipliées pour qu’on puifle en con-clure qu’elle eft inutile.

9°. Lors même qu’ils font entière-ment rappelles à la vie il refte quelque-fois de l’oppreffion , de la toux , de lafievre, en un mot, une maladie; & ilconvient alors de les faigner au bras ,enfuite on leur donne beaucoup de ti-fane d’orge, ou 11 elle manque, de théde fureau.

§. 403. Après avoir indiqué les fecoursnéceflaires & les plus efficaces, je diraiun mot de quelques autres qu’on eft enufage d’employer tumultuairement.

i°. On enveloppe ces infortunés dansdes peaux de mouton, ou de veau , oude chiens, qu’on écorche fur le champ ;ces fecours ont quelquefois ranimé lachaleur, mais ils font plus lents, & nefont pas plus efficaces que la chaleurd’un lit bien échauffé, parfumé de fu-cre & que les friélions avec des flanelleschaudes , ainfi on ne doit les employerque quand on eft éloigné de toute habi-tation, & qu’on a de la facilité à fe lesprocurer.

2°. La méthode de les rouler dans untonneau eft dangereufe, & fait perdreun tems précieux ; elle étoit fondée furl’ancienne fuppofition que tout le corpsétoit plein d’eau, & que ces compref-