DÈS ENFANS. 67trop au chaud ; il n’y en a point de pluspernicieufe & qui tue plus d’enfans. Ilfaut les accoutumer à être très-peu ha-billés , tant le jour que la nuit, à avoirfur-tout la tête très-peu couverte la nuit,& point du tout pendant le jour depuisl’âge de deux ans ; éviter qu’ils ne foientdans des chambres trop chaudes, & lesfaire vivre au grand air , foit l’été foitl’hiver, le plus qu’il eft poffible. Les en-fans élevés au chaud font fouvent en-rhumés, foibles, pâles, languiflans, bouf-fis , trilles} tombent dans la nouûre, laconfomption, toutes fortes de langueurs,& meurent dans l’enfance , ou viventmiférables &c. Ceux qu’on lave à l’eaufroide & qu’on éleve au grand air fontl’oppofé.
§. 386. Je crois devoir ajouter quel’enfance n’eft pas la feule période de lavie, dans laquelle les bains froids foientutiles. Je les ai employés avec un fuc-cès marqué, pour des perfonnes de toutâge , même pour des feptuagénaires ; &il y a deux efpeces de maladies plus fré-quentes , il eft vrai, à la ville qu’à la cam-pagne, dans lefquelles ils réuffiflênt très-bien; c’eft dans les foibleifes de nerfs ,& quand la tranfpiration le fait mal ,qu’on craint l’air , qu’on eft fluxionnai-re , foible , languiifant. Le bain froid