38 Avis
parens une conftitution, & une éduca-tion féminines, ont les mêmes mauxque les jeunes Biles oppilées.
Les filles de la campagne, qui mènentfouvent le genre de vie des hommes,font moins fujettes à ce mal que cellesde la ville.
§. 354. Qu’on ne s’y trompe doncpoint; tous les maux des jeunes fillesne viennent point du manque des ré-glés, il y en a cependant qui dépendentréellement de cette caufe. C’elt quandune jeune fille, forte, robufte, bienportante, qui a fait à peu près fia crûe,qui a beaucoup de fang, n’a point cetteévacuation dans l’âge marqué ; alors cefuperflu de fang occafionne mille maux ,& beaucoup plus violens que ceux quine dépendent que de la caufe précédente.
Si les filles oifives de la ville font plusfujettes aux oppilations, qui dépendentde la foibleife dont j’ai parlé, ou quil’accompagnent, les filles de la campa-gne font plus fujettes à cette dernierecfpece, qui dépend de trop de fang re-tenu, que celles des villes; & c’elt cequi procure ces maladies finguliercs, quiparoiflent furnaturelles au peuple, & quepar-là même il attribue au fortilege.
§. Lors même que les réglés
font venues, elles fie fuppriment fotw