2,6 Dyssenterie.mais en donner beaucoup, ni les don-ner fort grands, mais tout au plus defept ou huit onces, ce font ceux quifont compofés d’une fimple infufiond’herbes & de fleurs amères, telles quela camomille, le mille-pertuis, le melilot,le trefle odorant.
Les premiers Médecins qui virent queles puftules qui paroilfoient fur la peauétoient utiles firent faire des fcarifica-tions, & même des brûlures avec unfer chaud, qui étoient un remède très-ufité dans ces tems-là, fur plulîeursendroits de la peau, & s’en trouvèrenttrès-bien ; l’on emploie aujourd’hui,avec un grand fuecès, les emplâtres devéficatoires, & il ett certain que dansplufieurs cas, à mefure qu’ils agilfent,les évacuations diminuent, les angoif-fes fe dilîipent & les forces augmen-tent; aufli je ne balance jamais à lesfaire appliquer.
Ces fecours font quelquefois infuffi-fants, & la maladie exige tous ceuxqui font indiqués dans les fievres mali-gnes (fl); les deux qui m’ont paru mé-
( a ) Quoique le reflux fur les inteftins d’unehumeur âcre qui auroit dû s’évacuer par latranfpiration, & que les premiers froids arrê-tent, foyent la caufe la plus ordinaire de ladyflTenterie, comme je l’ai dit plus haut, il ell