S a- A. SA B.
S ~A Bf
•**.**•
tin pat Gabfiët .Sionû’è../ 1 .appïôche plus de la .Paraphrafe qued'uttc Tradîëffion BàéfeV' ’ïtuffi M^i-t’on ‘dotmédans l’éditionde Conllantinople, le nom de Targum, qui fignifie Paraphrafe.* M. Du Pin, Continuation de VHijloire des Juifs, depuis Jefus-Cbrijl jufquà préfent. Hijt. Critique du Vieux Tejlament, par M.Simon.
* S A A L ou SÇEAL, Ifraëlitc, qui après le retour dela captivité de Babylone, fut obligé de quitter fa femme , parcequ'elle nfetoit pas Juive. * Efdras ou I. Efdias, ch. io". v. 29,
S A AL, ville de Carinthie, étoit une ancienne Colonie Ro-maine. *' On trouve beaucoup d’Antiquitez en creufant dans fontefroir. 'C’eft-là où Ton voit cette faméufe chaife ancienne fai-te d'une feule pierre, qui reffemble à deux fauteuils joints dosà dos, avec une IrifctiptiOn fort ancienne. ’ Quand un Duc deCarinthie eft inftallé, foit qu’il foit Empereur, Roi Ou Prince,Ou celui qui le ’répréfehte, il s’aified dans le fauteuil qui eft àPorient, & un Païfan dans celui qui eft à l'occident. Entre au-tres cérémonies, le Païfan fe lève, 8c pré fente au Duc deuxbœufs, un gras & l’autre maigre. Le Duc eft obligé de pren-dre le'mrfigre & de rendre le gras. Il reçoit ehfuite du Païfanun vafe à anfes ; & ainfi'eft faite 1 ’inftallation. * Voyages deProvenu. ; - '
’S'A A L ou S A A L A, rivière. Voyez SALA.
* S A A L B U’R G, petite ville du Cercle de Pranconie enAllemagne dans l’Evêdhé de Wirtzbourg, fur la rive gauche defa’ Sala, à peu près au nord de ; Schweinfürt dont elle eft éloi-gnée 'd’environ cinq lifcues. Les Cartes lui donnent ordinaire-ment lé nom de Saltsburg, mais c’eft une faute.
SA AN,A, ville de l’Arabie Heureufe', dans la Principautéde Théma; for une rivière, environ â trente huit lieues d’Al-machar&na, Vers le nord occidental. * Maty, Ditl. Géegr.
’ ■‘S A A N À , rivière du Cercle d’Autriche en Allemagne;baigne Saaneck dans la Camiole, & Cillèy dans la Stlrie, &quelques lieues au deffous ellè fe joint à la Save. * Maty, Dût.Géogt.
‘ S A AN ANIM, ville ou petite contrée, frontière de laTribu de Népjithali. * Jofué, cb. r. v. 13.
' S A A NEC K, bourg dé la Càrniole, fitué fur la rivière deSaana, à fept lieues au deffus, de Ciliey. Quelques Oéographe'slë prennent pour l’ancienne Sianticùm ou Santicum , petite villedüNctrique; que' d’àutrës mettent â Sancbips , village de là mê-me contrée; * Maty ; Di$. Giugr. !
* S A A NI E N , riviére’’de Sufffè', prend 'fâ' fçrarcë datis leCanton dè Berne.'traVer'fe'fè' CàntOtr'de î'ribbufg du ftfd aïi
nord.
* S'A'A'ltf'E.NJ’groS Village & B'ailliage'du Càhtbn r de'Ber-ne' .fut'la fiviérè' dé'Sa'ânen. : • ' J lUll: ' 1
1 S A A NI M, Ville de lâTribù dè Juda, qui à èté làdèïneuredëè Defcendâns dè Sim'èdn. * IfCbrin.Oii Paralip. cb. 4. 0.13.
'♦ S A A'P'HbuS 0 A H A Ffl,’ féptiéme fils de Jadaï/dëla Tribu de Juda. 11 en èft fait mention L Citron. ou Parhlip.WA.v.i?:-- " 1 n,ni ' - i ; : ’
* SAA V'É'lïffÂ"F AXA R‘ ! D 0"(Dfé S oJ rté dans une fa-miMé ndMe tfù Roi
Pteàtfe Saàvédrà, !, c _
Cardinal Galpartl Bbfgia; VicVroi dè Naples , puis Agent 1 poûrTEfpâghë àRôme’,' bù'.'fa conduite lui atjuïd une grande efti-Pie;. Dârià la'fiAte'fl fot'ënVbJré ïtéfldënt en Suifle fe trouval'dèuxr'pjétës dë Ratisboiinê; & eiit enfin ordre d’accompagnerâ'Mupft'ét';DBûi Gafpffrd de Bracarriont-e, Comte cfe Pennaran-dà, PiënjpbtentJaire d’Elb^êfoe» ,p6ùr la; paix qu’on y traitoit.îjâaVëdfa-M rëntfit de bons fervices, & mourut en 1648. 11
/autnë' de'Mùtcié ep Efpagnë /'étoit'-fils «feX de Fabienne Faiardo. Ilfut
: Sécretaire du
fut Chevalier dèSaint-Jqfcques, Cbnfeillerau Confeil des Indes,a tompôfè, ëhtre autres Ouvrages, : ldea de un» Principe PoU-tico Cbrijliano, qu’on a traduit ën Latin'; Çorona Gotbica, £?e."■'Le Mire ^de'Script. fcecul. XVII. 'Nicolas Antonio, BMotÿ.SétlptoY. Ilifpcm. :l .
S A A V E'DR A ; (Miguél) Cherche2 CERVANTES.*’S AB A, iiîe de P Amérique feptentrionale, & i’uqe des An-tilles de Baylovento, appartient aux' Hollandois, à eft Tituée aubord de cëfle de Saint-Chriftophie’, félon M. Deliile dans faCafte de ■ Mexique de Piéride'. * Hijloire des Antilles'. '
’• S'AB A, félon THiftoriën Joféphe, étoit l’ancien nom de laville dè Méroé, avant que Cambyfe lui donnât lë nom de fafeur. Cétte ville ftxt, félon quelques AutetiTs , 1 e fèjotn- de laRefnfeqùe'la réputation dë Salomon attira en Jiidée, pour voirce Prince 8c s’entretenlLaVec lui. Joféphe appelle cette ReineNicaulis', d’autres lâfiomnient AMf'd.'î. Les Ethiopiens foutiennentéhcorè aujbürd’huî.qüè cette Princeffe étoit de lëur païé, & quefiés 'Derceridâns‘ÿ ! ''6nt'Tégné' pendant ub tefeÿconfîdérable. ilseft con'ferVent les libtos, la'lifte , 8rla fucceflioh:' '‘Cespeuplesla 'ftpmrnent conformément àT'Ecriture c’efl'à
dire, la Reine dû Midi. ' Ilkveufënt, àülïî-bien qiie les Arabes,qtt'elfe âît été'fériimè de Salomôn; qu’elle retourna enceintedafis fo'h païs’, qu’elle y ac'couthà d’un'fils qu’elle éleya jùfqti'àde qu’il fut- ert'étàl d'avoir des Màïtrés 8: de profiter des leçons.de. Salomon ; qu’èlle l’envoÿa Alors à TérufalemVpour y être é-Jevé àupré^ de lui; qu’il ypàffa pfijrfieurs années; qu’il fut oipt& facré dahs, le temple; qu’ëii' méfnoiré’de fon ayeul il prit lehpiji de David ; ' qu’étant de retolir & parvenu à la Couronne,jl întrodùifït la Religion dès Juifs dans fes Etats, 8t que c’eft dejà que font yenüeS tant de cérémonies Juives qui fe conferventéhçore parnif les AbylTins ou Ethiopiens. Mais prefque tous lesplus habiles Interprètes veulent que cette Reine ait demeuréparticuliérement dans cette partie de l’Arabie Heureufe, connuefOùs Iè Âom d'Ÿèmèn. Saint Juftin, faint Cyprfen, faint Cyrille0*Aî'éxandrïe', enfih'lé plus grand nombre des Pères 6c des'Inter-prètes , décident; qu’elle étoit véritablement Arabe. Philoftorgeiji^îtrlétteffiêfflé'; ’8t ’fe Géographe de Nubie place en Arabivia
ville de Saba, 8c dit que Belkis femme de Salomon étoit dé cedlemlî: Ces fbntiméns-en-apparence fi oppbfez; font aifej aconcilier dès que l’on conviendra que ces peuples ont été unis& n’ont eu*qu’un même Maître: ils ont porté le même nom, ilsont la même origine, puisque les Abyflins font fortis de la t'errede Chus 8c du païs des Sabéens. C’eft ce que M. l’Abbé le Grandprouve un peu plus au long dans fa Dijfertation fur la Reine deSaba, qui eft la feptiéme des Differtations qu’il ajointes à la Re-lation Hijlorique d’Abyjjmie , par le Père Jérome Lobo, Jéfuite ,p. 266 & fuiv. Voyez aufiî le Dictionnaire de la Bible du Père DoinCalmet, ôt Joféphe dans fes Antiquitez Judaïques, l. 2. cb. 5.&c.
SABA: il y a eu quatre hommes de ce nom, dont il eft par-lé dans l’Ecriture ; l’un étoit fils de Chus, fils de Cham, Genefc,cb. 10. v. 7; le fécond, fils deRçgma, 8c petit-fils de Chus, an•même lieu; le troifiéme, fils de Jeftan, fils de Phaleg, là même i6t le quatrième, fils de Jeétan, qui étoit fils d’Abraham par Ké*thura. Il y a en Arabie différents peuples nommez Sabéetis, quitirent leur origine de ces Saba; mais il eft difficile de déterminerde qui chacun defeendoit. -Voici ce qui paroît le plus.vraifem.-blablc. Ceux qui habitoient le long du Golfe Perfique, defeen-doient de Saba fils de Chus. Ceux qui demeuroient dans l’Ara-bie Heureufe, vers la Mer Rouge , defoenfioient de Saba fils deJectan. Le long du même Golfe, mais plus vers le midi.àl’op-pofite de la Cafmanle, étoient les Defcendâns du fils de Regtua,8c enfin les derniers qui demeuroient proche des Nabathéens.,entre l’Arabie Heureufe 8c l’Arabie Deferte, étoient Defcendânsde Saba, petit-fils d’Abraham. Dans lePfeaumefeptiéme, 0. ro,il y a deux peuples de Saba diftinguez, car ort y lit dans i’Hébreu.les Rois de Schéba par un Jcbin ut ; 8c de Saba, par un famecb a.Le nom de Saba, fils de Chus, s’écrit par un famecb d; lesnoms des autres par un febin, ut. Pline nous affûre qu’il y avoitdes Sabéens fur les côtes des deux Golfes Arabique & Perfique,& les anciens Hiftoriens, comme Théodore, Eratofthéne, A-gatharcidë, 8c plufieurs autres, parlent de divers peuples Sa-b'éens en Arabie. C’eft de quelqu’un de ces païs d’Arabie qu’éi-toit-la Reîne-de Saba, quoique quelques-unscroyent qu’elleeltvenue d’Ethiopie, & d’autres du païs de Babylone. Les An-ciens parlent d’une ville de Saba ou Sabatha, métropole des Sa-béens, + Mî.Du Pin, Difjfertat. Crit. Hift.fur la Bible.
S A B'A, païs ; d’Afrique dans l’Ethiopîé, avec tître de Royau-me , hâbité autrefois par une Colonie des Sabéens d’Arabie. Ileft rempli de plufieUrs'bonnes Villes, outre la capitale appelléeSaba." Cés-viliès font,-Madfara, Ambadara ou Ambadora, Ma-cïradâ ou Màchïda, Iktmariaç Madranelyou Manadeily, Am*tiâffin 8c autres, toutes de grand trafic. ' Strabbnplace au mê-rne endroit une ville, nommée Saba. Les peuples font Chré-tiens, mais aVèc quelque Judaïfme: ils révèrent-les Saints, âcfur tout la Vierge-, - Il y a peine de mort pour tous les blafphé-mateurs, & les hommes ainfi que les femmes’aiment à chanterdes chanfons fpirituelles pendant leur travail, à quoi ils font ex-trémément'àdonnez. Us portent beaucoup d’honneur à la Croix,8c fe mettent à genoux par tout où ils en rencontrent en chemin.Quand oirveut bâtir ou ünèéglife ou quelque chapelle, onfen-ne fa Gadâfi ,"qui -eft la cloche de la charité. Le battant en elide bois ," 8c la cloche eft faite de terre cuite. Chacun s’affembleàuffi tèt, v 8c fur- ee què dit un Calfena, de la néceffitédu bâti-ment, ifs s’emjftefTent tous d’y contribuer. Ce païs eft très-fé-cond par la quantité de rivières qui l’arrofent, 8c l’on y voit ungrand nombre d’orangers 8c de citronniers. Le gibier n’y man-que pas, & l’air y eft allez tempéré. Les Habitans font d'un bonnaturel, doux, civilifez, Sc vivent long-tems fans être fujetsqu'à fort peu de maladies. Il femble que ce foient des Ethio-piens fifatrobes, fi célébrez par les Anciens pour leur longuevie. fis aiment les bons chevaux, & regardent ceux qui vien-nent dt P'erfe’êc d’Arabie comme les meilleurs qu’on puifle trou-ve/ Ifs fônt proprement vêtus, 8c portent des chapeaux de ca-melot, doublez de toile de coton, ou de foye avec deux poin-tes/ Leurs habits font longs, & leurs -chauffes 8c leurs pour-pbint's, faits à la Marine, comme on les porte à Goa. Les fem-mes font vêtues de foye, & ont le vifage découvert. Elles orttde petits bonnets ronds délicatement tiffus. Le fond de ces bon-nets eft percé, & il en fort une touffe de cheveux, garniedepierreries. Elles portent àuffi quantité de perles, 8t particulié-rement celles qui font nobles. Les autres ont le vifage couvertd'un voiledèsandal.- La ville dé Saba, qui donne le nom à cepàïs,‘eft fur la branche du Nil , qui vient du Zaïre. Les Voya-geurs la cofiiparent pour l’afpeèt à celle de Taurls en Perfe. Quel-niies-uns PâDDèllënt SiVa- Sobci 8 1 ’Sabin: plie pfV fîruéeversle
S
ues-uns l’appellent SiVa, Soba & 'Sabin : elle eft fituéevers!Cptiéme ôü lehtritiéme dégré, 8c différente de la ville, qui por-te ié même hbm de Saba, dans l’Iftede Méroé, & qui elt à iSou 18 degrez en deçà de la Ligne. lies uns veulent que la Rei-ne de/SabaTôit' venue decelle-clj les autres, de celle de Mé-roéquelques autres prétendent que ce foit delà Saba d’Arabie.* Vincent le Blanc, Voyages, çjc. partie 2. cb. 16. Th. Coi'heille, Diél. Géogr.
‘S A B À bu S A V A, ville de Médië, fîtuée à 33 degrez inminutés de latitude feptentrionale dans une grandeplaine qui eftmarécagçufe en plufieurs-endroits, quoique la terre foit féche& couverte de plufieurs croûtes de falpétre fur la fuperficie, quife coùvfé d’eau en temsde pluye, én forte que cette plaine nedevient qu’un feul marais, ou plutôt un grand Lac, dont onfait écouler l'eau par deS canaux 8c par des foffez, qu on eobligé de paffer fur de petits ponts d’efpace en efeace, Pprqu’ils coupent le chemin en divers endroits. Saba a deux mlde totrr. Ses murailles ne font que de terre, & fes ma , 1 i® ns .’ fne vont qu’à 600, ou environ, font prefque toutes détruites ,_ A _& des fruits ex-
is en récompenfe elle a de très-beaux jardins, « aes rruu
ir 8c rares. - Lvs-ruïnes'depdufieurs grands édifices font
maisquirêè
con-
noî-