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7 (1740) Lettres P - SEG
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* T5 UYSCH (Frédéric) naquit à la Haye, en Hollande,le 23 Mars 1638. Il fut un des plus célébrés Médecins& Phyficiens du XVII fîécle. Après avoir fait fes premièresétudes, il alla étudier en Médecine à Leyde, où il s’appliquaprincipalement à l’Anatomie St à la Botanique. De Leyde ilalla à Franeker, où il prit le degré & reçut les honneurs deDofteur en Médecine. Revenu à la Haye, il fe maria n’ayantpas encore 24 ans, & époufa le quatrième Décembre 1661,Mûrie , fille de Pierre Poil, Architefte de Frédéric-Henri,Prince d’Orange, de laquelle il eut un fils & plufieurs filles.En 1665 il publia Dilucidatio Falvularum in Fafis Lymphaticis, &cet Ouvrage lui fit tant d’honneur,que dans la même année ilfut appellé à Amfterdam pour y être ProfelTeur en Anatomie.Il porta cette Science à un degré de perfection auquel perfon-ne,au moins dans les Païs-Bas, n’étoit encore parvenu.- Il eutl'honneur d’expliquer à Pierre le Grand , Empereur de Mofco-vie, la fabrique & toute la méchanique du corps humain. Ilfut alTocié à l’Académie Impériale des Curieux de fa Nature , &aux Académies Royales de Paris & de Londres. 11 fut reçudans celle de Paris en 1727, pour y remplir la place du célé-bré M. Ifaac Newton. 11 mourut à Amfterdam le 22 Fé-vrier 1731, âgé de près de 93 ans. Outre l’Ouvrage dont ona parlé ci-deffus, on a encore de lui ObJ'ervationum Anatomico-Cbirurgicarum Centuria ; Epifiolte probkmatica. fedecim ad Fred. Ruy-febium cum ejufdem Refponjionibus ; ReJ'ponfio ad Godofredi Bidloi Li-bellum Findictarum ; AdverJ'ariorum Anatomuo-Medico-Chirurgica-tuni décades très ; TbcJ'aurus Animalium primus ; Thcfauri Anatomicideeem ; Mufitum Anitomicum ; Curx Poftcriorcs Jeu Tbefaurus omniummaximum > Cura renovata po/l Curas Poflerinres ; ReJ'ponfio ad J. C.Boblium de uju novarum Cava propagimm ; ReJ'ponfio de GlanduHs adCl. Boerhave ; Traité Anatomique Jiir un muj'cle trouvé nouvellementdans le fond de la matrice, avec une infiruBion Jur l'extraBion du Pla-centa, en Flamand. * Foyez le Supplément de Paris 1736, & Mé-moires pour Jervir à l'HiJl. des Hommes Illujlres par le Père Nice-ion, tome 33. p- 367 &Juiv.

RÜYSDAAL. Foyez RUISDAAL.

R U Y T E R ( Michel-Adrien ) Duc , Chevalier & Lieutenant-Amiral Général des Provinces - Unies, né en 1607, à Fleffingueville de Zélande, d’un Bourgeois de cette ville nommé AdrienMichel, & d’Attdc-Jean Ruyter, dont il retint le nom. Il n’a-voitqu’onze ans lorfqu’il commença à fréquenter la mer, oùil fe fignala dans les divers emplois qu’il y exerça fucceffive-ment. Après avoir été Matelot, Contre-Maître & Pilote, ilfut Capitaine de Vaiffeau,puis Commandeur, Contre-Amiral,Vice-Amiral, qui eft la plus haute dignité où il pouvoit par-venir , parce que celle d’Amtral eft attachée à la qualité deGouverneur de Hollande. N’étant encore que Capitaine deVaiffeau, il s’acquit beaucoup de réputation dans les païs étran-gers ; car il repouffa de Dublin les Irlandois, qui vouloient ferendre maîtres de cette ville, & en chaffer les Anglois, & fitplufieurs prifes dans la Groenlande. Il fit huit fois le voyagedes Indes Occidentales, & deux fois celui du Bréfil. En 1641,il fut envoyé au fecours des Portugais contre les Efpagnols, &fut fait Contre-Amiral. S’étant avancé jufqu’au milieu des ennemis dans le combat,il donna la chaffe à plufieurs vaiffeaux,& fut loué hautement par le Roi de Portugal. Il acquit enco-re plus de gloire devant Salé, ville de Barbarie, où malgrécinq vaiffeaux corfaires d’Alger, il paffa feul à la rade de cette villejear les Maures de Salé qui avoient vu cette belle aétion,voulurent que Ruyter entrât dans leur ville en triomphe, monté fur un cheval, & fuivi à pié des Capitaines Corfaires. En165.3 » il commanda (bus l’Amiral Tromp la Flotte des Etats-Généraux, compofée de foixante & dix vaiffeaux, avec les-quels il donna trois fois le combat aux Anglois. Il alla enfui-te dans la Mer Mediterranée, vers la fin de l’an 1655, & yprit quantité de Vaiffeaux Turcs, avec le fameux Renégat A-mand de Dias, qu’il fit pendre. En 1659, il alla au fecoursdu Roi de Danemarc contre les Suédois, & donna des mar-ques d’une valeur extraordinaire dans l’Ifle de Funen. Audile Roi de Danemarc l’en récompenfa dignement, & lui don-na penfion, après l’avoir annobli, lui & toute fa famille. En1661, il fit échouer un Vaiffeau de Tunis, délivra quaranteEfclaves Chrétiens qui étoient deflùs, fit un Traité avec ceuxde cette ville, & mit à la raifon ceux d’Alger. Tant de bellesaàions ayant mis Ruyter dans une haute réputation, il fut éluLieutenant Amiral en 1665, & en cette qualité prit fur la Côte de Guinée quantité de Vaiffeaux. Enfuite,après avoir rem-porté une viétoire confidérabie fur les Anglois en 1666, il futfait Lieutenant-Amiral Général. Il continua de fe fignaler parquantité d’a&ions illuftres jufqu’en 1676, qu’il fut bieffé mor-tellement d'un coup de canon,dans un combat qu’il donna auxFrançois devant la ville d'Agoufte en Sicile. Il mourut peu dejours après fa bleffure,& fon corps fut porté à Amfterdam, oùles Etats lui firent dreffer un fuperbe monument. Ce grandhomme avoit été marié trois fois, & laiffa plufieurs filles defes deux dernières femmes ,& un fils de fa deuxième , nomméEngel, qui naquit en 1649, & qui eft mort Contre-Amiral,quelques années après fon père. * Fie de Ruyter.

* RU Y VEN (Pierre de) né en 1650, fut d’abord unfort médiocre P. intre.mais à force de s’appliquer il devint undes plus habiles Peintres d’Hiftoire. Il s’entendoit auiïï fortbien à peindre des lambris, des ftatues dans des niches, desoifeaux & autres orriemens. Ce fut lui qui peignit à la Hayeles arcs triomphaux érigez â l’honneur de Guillaume III, Roid’Angleterre, & qui furent admirez des Connoiffeurs. Ilmourut en 1718. * Finez M. Jacques Campo Weyerman ,Fies des Peintres des Païs-Bas, enHollandois, tome 3 . p. 134.

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J^UZANTES, Poëte Burlefque. Cherchez B E O L C U S*

* RUZE’ (Guillaume) fils de Guillaume Ruzé, Seigneurde Beaulieu, Receveur-Général des Finances en Touraine, &de Marie Teltu, fit fes études à Paris où il étoit né, embraffal’état Eccléfiaftique, & fut Docteur de la Faculté de Paris &de la Maifon de Navarre. 11 a été Confeffeur des Rois Char-les IX & Henri III. En 1566, il aflifta à la Conférence tenueavec les Miniftres de la Religion Réformée. Henri III lenomma à l’Evêché de S.Malo, & avant que d’avoir été facré,à celui d’Angers, dont il prit poffelfion le 29 Août 1572. Ilceffa d’être Confeffeur du Roi, afin de réfider dans fon Dio-céfe, où il s’appliqua fans relâche à gouverner fon Troupeauen Pafteur bon & fidèle. Peu de tems après avoir alîifté auConcile tenu à Tours en 1583, il fit imprimer en François laProfcffion de Foi qui y avoit été arrêtée,& qui fut fuivie pres-que par tout le Royaume. H mourut à Paris le 28 Septembre

1587. Il eft Auteur d’une Traduftion Françoife du C ommonito-rium de Vincent de Lerins. * Foyez le Supplément de Paris 173b.

RUZE (Martin) Seigneur de Beaulieu, de Chilli.de Long-jumeau, Sécretaire d’Etat, & Thréforier des Ordres du Roi,fécond fils de Guillaume Ruzé, Receveur-Général desFinances en Touraine, & de Marie Teltu, étoit Sécretairedes Comtnandemens de Henri de France, Duc d’Anjou, qu’ilfuivit en Pologne. Ce Prince, étant parvenu à la Couronnefous le nom de Henri III, le fit Sécretaire des Finances, & en

1588, Sécretaire d’Etat. Ruzé le fervit avec zélé; & aprèslui,le Roi Henri IV l’employa dans les plus importantes affai-res, & (honora en 1592, de la charge de Thréforier de fesOrdres, puis de celle de Grand-Maître des Mines de France,Depuis, en 1606, il fe démit de fa charge de Sécretaire d’E-tat, en faveur du Seigneur de Loménie; mais ce fut à condi-tion que ce dernier n’en auroit que la furvivance. En effet,Ruzé continua d’exercerjufqu’à fa mort, qui arriva le 16 deNovembre 1613. Son corps fut enterré à Chilli, où l’on voiefa figure de marbre blanc, & fon Epitaphe. Il avoit épouféGeneviève Arabi, dont il n’eut point d’enfans, & laifi'a fes biensà Antoine Coiffier, Seigneur d’Elliat, depuis premier E-cuyer de la grande Ecurie, Maréchal de France, Surintendantdes Finances, à condition de porter fon nom & fes armes.Foyez COIFFIER.

RUZE' (Arnoul) de la même famille que les précédens,étoit né à Tours. Il fut Profeffeur en Droit à Orléans, Cha-noine & Scholaitique de la Cathédrale, & en cette derniersqualité Chancelier de i’Univeriité de cette ville Depuis il futencore Confeiller au Parlement de Paris, & Abbé de Notre-Dame de la Victoire. On a de lui un Traité Latin de la Ré-gale, imprimé pour la première fois en 1534, à Paris, & dontil a été fait depuis d’autres éditions. Il a écrit auffi de Manda-datis Apofiolicis, & de Commendis ; de Prééminent ta ArchiepifcopalisDùpjùfltis.Prud’hommedeBourges,connu fous le nom de Probus,recueillit tous les Ouvrages imprimezôc manuferits deRuzé enun volume in quarto, l’an 1542. Ruzé mourut vers l’an 1540.* Le P. Liron, Biblioth. Cbart. Simon, Hifi. des Aut. du Droit.

R Y B. RYC

R Y B E R E Y S. La Maifon de Rybereys établie depuis long-tems dans le Haut Périgord, entre les villes de Chalus &deTiviers, a produit plufieurs perlonnes diftinguées par leurmérite. En 1530, André' de Rybereys, Seigneur de Saint-Priez-lès-Faugerets, de Courbefis, &c. Exemt des Gardes dttCorps du Roi dans la Compagnie de M. de Nanfay, époufaLouife de Saint Martin de Puigueraud.dont il eut deux fils.Jbw,qui fut Commandant de Monfegur, & mourut fans enfans; &George, qui époufa en 1562, Marguerite de Bart de Clufeau& de la Romagére, dont il eut deux fils. Jean, Baron deCourbefis, Marquis de la Baitide,époufa en 1598, Anne Pour-ten de la Barde , dont il eut un fils & deux filles , Pierre,Marthe & Marguerite. Pierre de Rybereys époufa en 1623,Antoinette de la Tour, & de la Faye de Gourfac.dont font for-tis Charles, Seigneur de Rybereys, Baron de Courbefis;Guillaume, Seigneur de Laffalle & de Sainte-Marie, qui futPage, puis Ecuyer de Mademoifelie, & qui commanda la No-bleffe de Périgord en 1674, fous M. d’Albret. 11 a eu quatreenfans, le premier a été Capitaine dans le Régiment d’Or-léans; le fécond, Capitaine dans le Régiment de la Fare; letroifiéme fut fait Prêtre;& le quatrième,Prêtre de l’Oratoire.

RYCHENSE E, petite ville du Çanton de Lucerne, au-deffous du Lac de Baldeck. Lorfqu’en 1385 , la guerre deSempach alloit éclater, ceux deRychenfée firent un Traité decombourgeoifie avec la ville de Lucerne, & reçurent quelquescent hommes Lucernois en garnifon. Ils payèrent fort chercette démarche, car la Nobleffe d’Autriche ftlrprit cette villeen 1386, en tailla la garnifon & la plupart des Habitans en piè-ces , mit le feu à la ville, & par une cruauté barbare, fit pé-rir dans le feu le refte des Habitans, femmes & enfans,ou lesprécipita dans le lac où ils fe noyèrent. La paix étant faite onrebâtit cette ville, qui demeura entre les mains de la Maifond’Autriche jufques en 1415, où l’Archiduc Frédéric encourutle Ban de l’Empire & du Concile de Confiance. L’exécutionen ayant été commife aux Suiffes.ceux de Lucerne la prirent,& en partagèrent la poffelfion avec les Cantons de Zurich, deSchwytz, d’Undertvalde, de Zug & de Glaris. Le Canton d’U-ry fut auffi reçu à la participation des conquêtes en 1425- *

Gilles Tfchudy, Chron. Mfc. P. 2. ad am1. 1415. £P i4 2 5- . Sim-ler, de Rtp. Heh. 1 . i- p 3<5r- Stumpf, /. 7. p- 242. Bullinger,l, 8. c. 17. Hifi. MJc. Dicimnaïre Allemand de Bâle.

* RYCK,