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RUS. RUT.
grand crédit fous ce Pontificat. Il alla Légat en Portugal, ehEfpagne & en France du tems de la Ligue, & fut honoré parSixte V, de la charge de Vicaire-Général. Ce Cardinal s’ac-quitta très bien de cet emploi fous cinq Papes* & mourut le14. Juin de l’an 1603, âgé de 66 ans. * Ughel, Italia Sucra.Cabrera. Petramellario. Aubéry &c.
RUSTICUS. Cherchez FABIUS RUSTICUS.
RUSTIQUE, Evêque de Narbonne, dans’Ie cinquièmefiécle, étoit né dans la Gaule Narbonnoife vers la fin du régnede l’Empereur Théodofe. Il étoit fils d’un Evêque nomméBonofe, & d’une mère très vertueufe, qui avoit pour frère unEvêque nommé Arator. Saint Jérôme lui écrivit une belleLettre fur les devoirs de la profeffion monaftique, que Ruftj-que avoit embraffée. Il fut rappellé â Marfeille par fon Evê-que , qui l’ordonna Prêtre, & fut enfuite élevé au Siège deNarbonne après la mort d’Hilaire* arrivée vers l’an 427. L’ona confervé une Infcription gravée de fon tems fur un marbred’Autel, rapportée par le Sieur Catel, /. 5. par laquelle il pa-roît qu’il avoit bâti une grande Eglife à Narbonne. Il reçutavec beaucoup de charité les Catholiques chafTez par les Van-dales ;& comme quelques-uns d’entre eux ne favoient pas s’ilsavoient reçu le batême des Ariens ou des Catholiques, oumême s’ils étoient batifez, il confulta le Pape Saint Léon furcette difficulté, & fur quelques autres points concernans ladifcipline ou les mœurs. Ce Pape répondit à fes doutes par laLettre 92, dans les anciennes éditions, & par la fécondé dansla dernière. Il paroît par cette réponfe, que Saint Ruftiqueavoit defTein de quitter fon Evêché, puifque S. Léon le dé-tourne de ce defTein. En 45r, Saint Ruftique fe joignit à Ra-vennius d'Arles , & à quarante-deux autres Evêques des Gau-les, pour recevoir & pour approuver la Lettre de S. Léon àFlavien, touchant les erreurs de Neflorius & d’Eutyche. Ilvécut encore environ dix années, & l’on met ordinairementfa mort au 26 d'Oétobre de l’an 462. C’eft le jour auquel faFête eft marquée dans le Martyrologe d’Ufuard & dans le Ro-main. * Saint Jérôme, Epifi. 4. Quefnel, dans les Notes fur cePape.
RUSTIQUE, Evêque d’Auvergne, vulgairement S. Ro-T1 r y, fut élu Evêque de la ville de Clermont, que l’on ap-
F elloit en ce tems-là Auvergne, après la mort de S. Vénérand,an 423. 11 fut défigné par une femme qui entra dans l’Afl'em-blée. On ne fait rien de particulier de fa vie. Il mourut versla fin du régne de Valentinien. Le Martyrologe Romain &les autres modernes marquent fa Fête au 24 de Septembre. *S. Grégoire de Tours, Hift. I. 2. c. 13.
RUSTIQUE, Rufticus, Diacre de TEglife Romaine,dansle VI fiécle, irrité de ce que le Pape Vigile avoit condamnéles trois Chapitres, fe joignit en 548, à Etienne Diacre, aveclequel il forma un Schifme contre ce Pontife. Ils y attirèrentles Sous-Diacres, les Défenfeurs & les Notaires de TEglife, &écrivirent à divers Evêques dans l’Occident des Lettres contrele Pape, qu’ils blâmoient d’avoir abandonné la défenfe du Con-cile de Chalcédoine, pour plaire à l’Empereur Juftinien. Ru-ftique compofa contre les Acéphales un Dialogue, dans lequelil prouve qu’il y a deux natures en Jéfus-Chrift. Il y traite fortmal le Pape Vigile. * Baronius, in Annal. Bellarmin , deScript. Eccl.
RUSTIQUE ELPIDE, Rufticus Elpidius , forti d’unefamille noble, & Médecin de Théodoric, Roi des Goths dansle VI fiécle .vers l’an 520, compofa en Vers Hexamètres l’Hi-ftoire de l’Ancien & du Nouveau Teftament, & un Traité desbienfaits de Jéfus-Chrift. Ces Ouvrages ont été publiez parGeorge Fabrice. Il avoit aufli écrit en mêmes vers la Confo-lation de la douleur, Ouvrage que nous avons perdu, ét dontil fait mention lui-même. * Poét. Chrifi.
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■nUTGERSIUS (Jean) né à Dordrecht le 28 Août 1589,étoit fils de Winand Rutgerfius. Il commença fes étudesfous le célébré Gérard-Jean Voffius. Il paffa enfuite à Leyde,& s’adreffa principalement à Dominique Baudius. Il s’aquitaufli tellement l’eftime de Jofeph Scaliger, que ce dernier dai-gna écrire fur les marges de fon Horace les remarques queRutgerfius avoit publiées fur ce Poète. Après avoir fait unvoyage, il alla à la Haye pour s’y donner à la pratique duDroit, quoique ce métier ne fût guère de fon goût. Il y ac-cepta donc l’offre de l’Ambafiadeur de Suède, le fuivit en Suè-de,& s’infinua fi bien chez le Chancelier Axel Oxenftiern, qu’àla recommandation du Chancelier & de TAmbafTadeur, le Roilui donna une charge de Confeiller. Quoiqu’il n’eût alors que13 ans, il montra tant de dextérité dans trois AmbafTades con-fécutives, que le Roi, très content de fa conduite, le créaChevalier en 1619. Comme les négotiations de Rutgerfius a-voient un heureux fuccés, il fut prefque continuellement em-ployé en AmbafTades. Il mourut à la Haye le 26 O&obre 1625.On a de lui Variarum Leftionum libri;Notce in Horatium-,Notes inMartialem ; Spicilegium in Apuleium ; Emendationes in Q. Curtium.Ses LeBiones Venuftn*, n’étoient pas encore bien travaillées lors-qu’il mourut. Il étoit bon Poète Latin, & l’on a de fa façonplufieurs Poëfies Latines imprimées. Sa mère époufa en fe.condes noces le fameux Daniel Heinfius, à qui Rutgerfius de-voit une grande partie de fes progrès dans les études. * VitaRutger fii Poèmatïbus pr ce fixa. DiBionnaire Allemand de Bâle. Voyezaufli le Supplément de Paris 1736, & Mémoires pour fervir d l'Hi-ftoire des Hommes Illufires par le Père Niceron, tome 32. p. 139.
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RU T H , femme Moabite , dont THiftoire eft écrite au
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long dahs üii Livré particulier de l’Ecriturè. Àü tems des jti.ges, une grande famine étant arrivée en Ifraël -, un homme déBethléem, nommé Eli-mékcb, s’en alla avec fa femme Noëmiou Nahomi & fes deux fils, dans le païs de Moab, pour ytrouver dequoi vivre. Eli mélech y étant mort* Noëmi y de-meura feule avec fes deux fils, qu’elle maria avec deux fillesde ce païs de Moab. Ruth époufa le plus jeune des fils déNoëmi, & Orpha ou Horpa l’aîné. Dix ans après, Noëmiperdit lès deux fils ; & voulant retourner dans fon païs, ellépria fes belles-filles de demeurer chez leurs parens. Orpha *qui avoit époufé l’aîné de fes fils, lui fit fes adieux ; & Ruthne la voulant point quitter, la fuivit à Bethléem, lieu de fanaiffance. L’indigence où elles étoient, porta Ruth à allerdans les champs ramafier les épies qui étoient échappez auxMoifTonneurs. Booz, parent d’Eli-mélech, mari de Noëmi *ayant apperçu Ruth, lui permit de continuer à ramafier les é-pics, & l’engagea de manger & de moiflonner avec fes gens;ce qu’elle fit jufqu’à la fin de la MoifTon. Noëmi, dont BooXétoit proche parent,confeilla à Ruth de mettre fes plus beauxhabits, & de s’aller coucher aux piez de Booz dans le temîqu’il feroit endormi. Booz s’étant éveillé, fut furpris de cet-te avanture; s’étant entretenu avec Ruth, il convint de l’épou-fer. De ce mariage naquit Obed, père d’Ifaï, & ayeul de Da«vid. Comme l’Ecriture Sainte ne marque point tous quel Jtf-ge arriva cette Hiltoire, les Auteurs ont eu peine â en fixe!le tems. 11 y a apparence que le mariage de Ruth avec Booife fit vers l’an 2760 du Monde, & 1275 avant Jéfus-Chriftî,Quelques Auteurs ont cru que Ruth étoit fille d’Eglon, Ro!de Moab; mais cette opinion n’eft établie fur aucun légitiméfondement. Le Livre de Ruth eft comme une fuite de celuides Juges; les Juifs n’ont fait qu’un feul Livre de ces deuX:c’eft pour cela qu’on croit que le même Auteur a compofé l’un& l’autre Livre. Il eft certain que THiftoire de Ruth eft arri-vée du tems des Juges ; mais on n’en fait point precifément létems, ni même fous quel Juge elle eft arrivée. Booz * queRuth époufa, étoit fils de Sahnon ou Salma & de Raab ou ka-hab. Raab eft cette femme qui avoit reçu les Envoyez déJofué dans la ville de Jéricho : ce qui fait conjeéturer que cet-te Hiftoire peut bien être arrivée fous Aod ou Ehud, ou fousSamgar ou Sçamgar. Pour THiftoire, elle ne peut avoir étéécrite que fous le régne de David, puifque la Généalogie deBooz y eft conduite jufqu’à ce Roi. *Comeftor. Liranus. Jàn-fénius. Torniel. Salien, Annal. Vet. Tcfi. M. Du Pin Bibliolh.des Aut. Eccl. Differtation Prélim. fur la Bible, édit, de Paris s irtdouze.
RUTH D’A NS , (Paul-Erneft) né le 23 Février 1653, âVerviers, ville du païs de Liège, près de Limbourg, étoit defamille patricienne, fils de Jean Ruth d’Ans, Capitaine Ba-varois, & d'Anne le VaiTeur. Il dit lui-même dans un de fesEcrits, où il fait fon Apologie, & qui eft ligné de fa maindans tous les exemplaires, qu’il pourroit prouver par fa Gé-néalogie faite en bonne forme par un Hérault-d’armes, & ap-prouvée dans l’Empire, que fa famille eft noble, & que fesancêtres ont eu l’honneur d'être au fervice des Princes de Tau*gufte Maifon de Bavière, depuis le Prince Erneft jufqu’à Maxi-milien-Henri. Il fit fes études dans TUniverfité de Louvain*fut tonfuré le 28 Mai 1663 , par le Suffragant de Liège; & en-viron un an après fa Philofophic, M Randax, fous qui il Ta*voit étudiée, ayant été député à Rome avec un autre par TU-niverfité de Louvain, il les accompagna, n’ayant alors quefeize ou dix-fept ans. Etant de retour à Louvain, il étudia enThéologie, portant la foutane comme les autres Théologiens.Il prit enfuite le degré de Bachelier, & étant fur le point d’en-trer dans les Ordres Sacrez, on lui confeilla d’aller à Pari*pour y paiTer quelque tems dans un Séminaire. 11 fuivit céconfeil,y vit M. Arnauld qui demeuroit alors dans cette ville*& depuis ce tems-là il eft toujours entré fortement dans fon a-mitié & dans fa confiance- Pendant le premier Carême qu’ilpaffa à Paris,il alla faire une retraite à Port-Royal des Champs,où il arriva le 20 de Mars 1675, & ce lieu eut pour lui tantd’attraits qu’il y retourna quelque tems après, & y fit un pluslong féjour. Plus de trois ans après qu’il eut quitté cette mai-fon, il vint demeurer à Bruxelles, où il fit les dix & onzièmevolumes de VAnnée Chrétienne, commencée par M. le Tour-neux. Il reçut le Sous-Diaconat à Rotterdam le t9 de Décem-bre 1682, & le Diaconat à Ainfterdam le 18 de Mars 1684*l’un & l’autre par les mains de M. de Neercaffel, Evêque deCattorie, Vicaire Apoftolique en Hollande; & la Prêtrife le24 Septembre 1689, par celles de M. Codde, Evêque de Sé-bafte fon fucceffeur, en vertu d’un dimiffoire qui lui fut ac-cordé par fon propre Evêque, & parce qu,e M. Alphonfe deBerghes, fon Prélat Diocéfain, étoit attaqué alors cfune mala-die fort dangereufe, dont il mourut. Son deffein étoit de fai-re fa Licence à Louvain, & d’y prendre le degré de Dofteur,comme il y avoit reçu celui de Bachelier. Il y alla à cet ef-fet; mais y ayant trouvé des difficultez, il ne jugea pas à pro-pos de fuivre ce projet, & fe contenta du tître de Bachelierformé en Théologie de la Faculté de Louvain. Il ajoûtsdepuis à ce titre, ceux de Dofteur de la Sapience de Rome*de Protonotaire Apoftolique,d’Aumônier de Mad. la Duehef-fe de Bavière, de Chanoine de Sainte Gudule à Bruxelles,& de Chanoine & Doyen de TEglife Cathédrale de Tournay,parce qu’en effet il fut revêtu de tous ces honneurs, & qu’ilremplit toutes ces fondions. La Ducheffe de Bavière, dont ilfut Aumônier,étoit la fille du Roi de Pologne, Sobieski, quifit lever le fiége de Vienne aifiégée par les Turcs. M. Erneft*qui avoit l’efprit infinuant,s’étoit ménagé beaucoup de créditàla Cour du Duc de Bavière, alors Gouverneur-Général desPaïs-Bas Efpagnols, fous le régne de Charles II. Le Duc feG g 3 f«vit
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