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7 (1740) Lettres P - SEG
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cité par Sénéque, De Beneficüs , l 4. c. 3. Ilconfifte en ces mots,

■ V Hoc babeo quodcunque dedi.

Ovide, ExFonto, /. 4- Epifi. 16. v. 5, dit,

Cnm foret £f Marfus, magnique Rabirius oris.

* Vellertis Paterculus, 1 . 3.

RABIRIUS, Chevalier Romain , ayant été accufé de l’af-faflinat commis en la perfonne de Saturnin, Citoyen féditieux,fut défendu par Cicéron. Rabirius Posthumus, autreCitoyen Romain, eut aulfi pour défenfeur Cicéron. Voyez lesOraifons de Cicéron.

RABMAG ou REBMAG, Capitaine dans l’Armée deNabuchodonofor, qui fe trouva au fiége & à la prifede la vil-le de Jérufalem & du Roi Sédécias. * Jé'émie, ch. 39. v. 3.

RABOT (Jean) Seigneur d’Uppie, Conseiller au Parle-ment de Grenoble, fous les régnes de Louis XI, & de Char-les VIH, exerça divers emplois, & eut entre autres , celuid'aller en Vivarais, recevoir les hommages des Barons & desSeigneurs qui avoient des fiefs mouvans du Comté de Valenti-nois. Il fut nommé Maître des Requêtes par le Roi CharlesVIII, qui l’employa en des négociations d’importance, versle Duc de Milan, les Florentins & d’autres Princes d’Italie.Depuis, il accompagna ce Prince à la conquête du Royaumede Naples, où il fut lailTé pour être Intendant de Juftice. Maisdans la révolte de l’Etat de Naples , il fut arrêté prifon-nier, & conduit à Bénevent, d’où le Roi le retira, en pa-yant pour lui dix mille florins d’or de rançon. Enfuite onl’envoya en Allemagne, en Bretagne & en Efpagne. A fonretour il mourut à Avignon. Cet habile Magiftrat laifta Ber :trand Rabot, qui fut Seigneur d’Uppie, Confeiller au Par-lenient de Grenoble, & mourut en 1533, ayant eu 1. Lau-rent Rabot, qui fuit; 2. Claude, Seigneur de Beuffieres,Confeiller du Roi, & Maître des Comptes en Dauphiné; 3.Guillaume, Seigneur d’Efpernoul, Capitaine d’une Compagniede Chevaux-legers; & un autre de même nom, Meltre-de-camp d’un Régiment d’infanterie.

Laurent Rabot, Confeiller au Parlement de Dauphiné ,échangea fa Terre d'Uppie pour celle d’Illins, avec Diane dePoitiers, Duchefle de Valentinois , & fut un des plus favansJurifconfultes de fon tems. C’elt lui qui a fait de fl excellensCommentaires fur Guy Pape, & qui fut député par le Parle-ment de Grenoble, pour compiler les Ordonnances locales,qu’on ODferve encore en Dauphiné. 11 avoit époufé vers l’an1530, Méraulde d’Aurillac, fille unique & héritière de Falco,Premier-Préiident au même Parlement de Grenoble. Il mou-rut Doyen des Confeillers Tan 1572, laiiTant deux fils & deuxfilles, 1. Falco, qui fuit; 2. Enembnd Rabot, Seigneur d’U-lins, Premier-Préfident au même Parlement de Dauphiné,quiépoufa Ame de Belliévre, fille de 'Jean, Seigneur de Haute,fort, aufii Premier-Préiident, dont il eut une fille, Anne Ra-bot, Dame d’Illins, mariée à Cbrijlopble de Harlay, Comtede Beaumont, Baillif du Palais, & Ambafladeur en Angle-terre.

Fai.co Rabot & d’Aurillac, héritier de fon ayeul mater-nel, dont il prit le nom & les armes, fut Seigneur de Veyci-lieu, &c. & eut entre autres enfans, à! Enemor.de de Loras fafemme, Laurent qui fuit.

Laurent Rabot & d’Aurillac, fut Seigneur de Veycilieu& de Fontaines, Confeiller au Parlement, & époufa en 1608,Marguerite de la Croix, fille de Jean, Seigneur de Chevrieres,Prélident au même Parlement, d’où vinrent 1. Jean Rabot,Seigneur de Beuffiéres & de Veycilieu, Avocat-Général aumême Parlement de Grenoble, où il fut reçu le cinquième Mai1645; 2. François, Seigneur d’Aurillac; 3. Pierre, Seigneur deMézieu, Confeiller au même Parlement , &c. ; 4. Joachim ,Chevalier de Malte ; 5. Jofcpb ; & 6. Virginie , femme deHumbert de Lionne, Seigneur de Glandéves, Confeiller d’Etat,& Doyen de la Chambre des Comptes de Dauphiné.

RABSACE'S, Lieutenant de Sennacherib , Roi des Af-fyriens, & fon Echanfon, affiégea Jérufalem du tems du P.oiËzéchias. Mais ayant blafphémé contre Dieu, & méprifé lesforces d’Ezéchias, qui s’appuyoit fur TaflTillance divine, il futentièrement défait,fuivant la Prophétie d’Ifaïe; car l’Ange deDieu extermina pendant une nuit jufques à 185000 des Soldatsde Sennachérib, Tan du Monde 3325 & 710 avant Jéfus-Chrift.* II ou IV Rois, ch. 18. 19. II Cbron. ou Patalip. cb. 32.

* RABSARIS, Capitaine dans l’Armée de Nabuchodono-ror, fe trouva au liège & à la prife de Jérufalem & du Roi Sé-décias. * Jérémie, cb. 39. v. 3.

* R AB U EL (Claude) Commentateur du célébré Defcar-tes, étoit Jéfuite né à Pont-de-Vêle dans la Brefte, & mourutà Lyon le 12 d’Avril 1728 , dans fa foixantiéme année. Nousavons de lui un Commentaire eltimé, fur toute la Géométriede Defcartes. Il a laifTé d’autres Ouvrages, favoir, fur l’Al-gèbre, fur les Serions Coniques, fur les Lieux Géométriquesdu Calcul différentiel & du Calcul intégrai. Il avoit aulfi du goûtpour les Belles-Lettres, & pafloit pour bon Poète Latin. *Voyez le Supplément de Paris 1736.

RABUSBAR ou GINGER (Louïs) Miniftre Prote-flant, né à Memminghen en Souabe en 1524, fut Miniftre àStrasbourg, d’où il alla prendre le Bonnet de Dofteur à Tubin-gue. Quelques tems après les Habitans de la ville d’Ulm ayantgoûté la doétrine de Luther, appelèrent pour les en inliruireplus à fond Rabus qui l’avoit embraffée. Il continua cet em-ploi dans cette ville & à Cracovie jufqu’à la fin de fa vie, dont«u ne fait pas certainement la date : il elt feulement certain

qu’il vivoit encore en 1572. On a divers Ouvrages de Ta fa-çon ;THilloire des Martyrs en cinq Livres; la Concordance dedivers paflages de l’Ecriture, &c. 11 laiffa un fils appellé Jac-q u e s Rabus qui fuit. * Crucius , in Annal. Suev. Melchior2idam.

RABUS (Jacques) fils du Miniftre dont on vient de par-ler , natif de Cracovie, étudia à Wittenberg, à Leipfic, à Stras-bourg & à Dantzic; & étant attiré à Paris, par la réputationde Maldonat, il abandonna la Religion Proteftante, & fe fitJéfuite. Ce Père, qui parloit huit ou dix fortes de Langues,fervit très utilement TKglife en Allemagne, en Pologne & enSuède, & mourut à Cracovie le premier Avril de Tan 1612.

Il avoit traduit la Bible en Polonois, & avoit écrit contre lesProteftans. * Cruiius, in Annal. Suev. Pantaleon, 1 . 3. Profo-pogr. Alegambe, Bibliotb. Script. Socict. Jefu.

* RABUS (Pierre) naquit à Rotterdam le 12 Décembre1660, & mourut Je 13 Janvier 1702. Ses parens étoient ori-ginaires de Flandre, d’où ils s’étoient retirez en Hollandepour éviter la perfécution. Comme ils voyoient à leur fils desdifpofitions favorables pour l’étude, ils l’envoyèrent à l’EcoleLatine, où il faifoit de merveilleux progrès, lorsque la guer-re de 1672 vint les interrompre. Cela fut caufe qu’on le mitchez un Notaire,où il travailla avec tant d’afliduité, que quoi-qu’il n’eût que 18 ans, il fut par la Cour de Hollande jugé ca-pable d’exercer la profeffion. Pendant ce tems-là il avoit cul-tivé foigneufement fous J. Oudaan les Langues Latine & Gré.que, jufqu’à fe mettre en état de pouvoir les enfeigner : cequi arriva peu de tems après. En 1680, les Curateurs du Col-lège d’Eraline lui donnèrent, du confentetnent du Magiftrat,la place de Régent de la plus baffe Gaffe, & peu de tems après,celle de la ClalTe d’au delfiis, vacante par la mort de M. Ré-gnier Held. 11 penfa alors à donner au public quelques preu-ves de fa capacité dans les Langues. Dans cette vue, il tra-duifit Hérodien en Hollandois. En 1684, le Magiftrat de Rot-terdam lui donna l’emploi de Notaire, quoique le nombrede ces Officiers fût complet. Dans la même année il traduifiten Hollandois les Entretiens d’Erafme. On le pria enfuite dedonner une éditon des Métamorphofes d’Ovide avec des No-tes dans le goût de celles de Minel. 11 le fit & publia cet Ou-vrage en 1686. Il mit au jour en 1688, un Livre Hollandoisintitulé Griekfche, Latynfche en Nederduitjche Vcrmaakelykbedcn derTaalkunde, c’eft à dire, Récréations Gréques, Latines & Flaman-des, &c. Dans le tems de la révolution d’Angleterre fous lesaufpices de Guillaume III, il fut du nombre de ceux qui parleurs vers célébrèrent cette glorieufe expédition. Il donna àfon Poème le titre de Vcrlojt Britamie, c’eft à dire, la GrandeBretagne délivrée, & le Roi, pour marque de fon approbation,lui fit préfent d’une belle médaille d’or. En 1692, il publiaun Journal Hollandois, fous le titre de Boekzaal van Europe,c’elt à dire, Bibliothèque de IEurope, & commença par les moisde Juillet & d’Août. 11 n’y mit pas d’abord fon nom, maisfes envieux le déterrèrent bientôt, & firent tous leurs effortspour arrêter le cours de cet Ouvrage, mais inutilement. Sixmois après il le donna fous fon nom. Il fut dans la fuite mêlédans les affaires furvenues au fujet de la publication du MondeEnchanté de Bekker. En 1693 , à la prière de Leers, Li-braire de Rotterdam, il publia les Colloques d’Erafme en Latinavec d’abondantes Notes de fa façon. Tant de différens Ou-vrages ne l’empêchèrent pas de travailler à l’Hiftoire Eccléfia-ftique de Sulpice Sévere, qu’il donna au public, vers la fin dufiécle paffé. Il ajoûta aufli le Flamand à cet excellent Diction-naire Latin intitulé, Bajÿlii Fabri Sorani Thefaurus Eruditonis Sclso-laftiu. Rabus fe maria en 1684 > avec Elizabeth Oltens , &il en eut quatre enfans, favoir deux garçons & deux filles.Les filles moururent jeunes; & des deux garçons l’ainé nom-mé Guillaume, qui s’étoit déjà fait avantageufement connoitrepar fes Poëfies Latines, eft mort à l’âge de 22 ans. L’autre,appellé Pierre comme fon père,étoit encore en vie en 1731.

* Gr. DiB. Univ. Holl.

RABUSSON, (Dom Paul) naquit le cinquième Septem-bre 1634, à Ganat, ville du Bourbonnois, où fon père étoitLieutenant de TEleétion & très confidéré de M. le Prince deCondé. Ce Prince lui donna plulieurs commiffions, dont ils’aquitta toûjours avec honneur; & vers Tannée 1645, il lechargea de TOeconomat de l’Abbaye de Clugny, dont M. lePrince de Conti, fon fils, étoit pour-lors Abbé. Ce fut fansdoute cette conjoncture qui infpira à fon fils le deffein de feconfacrer à Dieu dans cette Abbaye. Il y prit Thabit à l’âgede 21 ans, & il y fit profeffion le 25 Août 1655. Paul Rabuftonfit fes études en Lorraine, parce que la Congrégation de S.Vannes étoit alors unie a celle de Clugny. Mais ces deuxOrdres ayant été féparez en 1661, le jeune Religieux retour-na à Clugny, où il er.feigna d’abord la Philofophie. La réfor-me ayant été demandée par le JMonaftére de Saint Martial d’A-vignon , il fut choili pour en être Prieur, & pour y enfeigneren même tems la Théologie. Après s’êtré aquitté avec hon-neur de ces deux emplois, il retourna à Clugny, où le C011-feii de l’Ordre, appellé la Voûte, qui exerçoit alors toute la ju-risdiftion, le choifit pour Sécretaire, & ce fut lui qui fournittous les excellens Mémoires qui fervirent à défendre les droitsde la Voûte, contre les entreprifes qu’on avoit formées pourdétruire fon autorité. Sa modeftie l*ii ayant fait refufer d’ê-tre élu Abbé de Clugny, les fuffrages furent à fon refus réu-nis fur la perfonne du Père de Beuvron, dont Téleétion dé-plut à la Cour, & caufa à l’Ordre des troubles qui auroientété capables d’en détruire la réforme , fi la prudence & lafagefle de Paul Rabuflon, qui fut alors envoyé à Paris, nelui euflent pas fait trouver des moyens, pour parer les coupsque les adverfaires de la réforme, ravis de cette occafion,

A3 lui