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du même Auteur, ne font point parvenus jufqu’â noüs, mais ilsont fubflilé longtems, puisqu'ils font citez par Etienne de By-zance qui n’écrivoit qu’après le quatrième fiécle de l’Eglife. A-rittoxéne le met au nombre des Secrétaires de Pythagore. * Stra-bon, l. 2. 3. 4 7. Pline, l. 37- c. 2. Voilius, de Hijl. Grxc. I.
I. c. 18 : fÿ 1. 4. c. 11 : de Philo/, c. 11. §. 6 : de Matbem. c. 43.
J. 1. Bayle, Dût. Crit. Voyez aufli le Supplément de Paris17 36-
P YTBE'AS , Pylbeas , Athénien, Rhéteur, contempo-rain, & ennemi de l’Orateur Démofthéne vers la CXII Olympia-de, & l’an 330 avant Jefus Chrift, ofa parler en public, quoiquefort jeune, pour dire fon fentiment fur les réfolutions que laRépublique prenoit au fujet d’Alexandre le Grand. Un Citoyen,qui n’approuvoit point cette hardieffe, lui dit, bé quoi, vousofez parler Ji jeune decbofes Ji importantes! A quoi Pythéas répon-dit fans fe déconcerter, Cet Alexandre, que vous eflimez un Dieu,nefl il pas encore plus jeune que moi ; pourquoi vous étonnez vous qu’àmon âge je parle comme un homme doit parler? Plutarque, in Apopb-tbeg. ■
P YTHERME, Pytbermus, d’Ephéfe , Iliftorien Grec ci-té par Athénée. On ne fait pas en quel teins il a vécu. * Athé-née, l. 7.
P Y T IIE'S, Pytbes, certain homme très-riche en Lydiedans l’Afie Mineure, du teins deXerxès, vers l’an 480 avantjefus Chrift, s’appliquoit uniquement à faire valoir des minesd’or qu’il avoit découvertes. Comme il y faifoit périr un très-grand nombre de gens, la femme touchée de pitié, s’avifa decette adreire pour guérir fon mari de fa palîion. Au retour d’unvoyage, elle lui fit fervir fur table plufieurs fortes de mets d’ormallif. L’éclat de ces viandes extraordinaires lui plut d’abord;mais il fe plaignit bientôt de leur dureté, & de ce qu’elles nepouvoient fervir à raffafier fa faim: d’où fa femme prit occalionde lui faire connoître fon aveuglement, & le malheur où il s’ex-pofoit, en ne cherchant que l’or. * Plutarque, des Vertus desfemmes. Polyen, l. 8. c. 42. Pline, l. 33. c. 10. Le Père Har-douin fur Pline, l. 33- Sect. 47.
P Y T H I A S, fille d ’Ariftote , porta le nom de fa mère. El-le fut mariée trois fois, 1. à Nicanor, félon le teftament de fonpère: 2. à Proclus, ilTu de Démarate, Roi de Lacédémone: 3.à Métrolore le Médecin, Difciple de Cbryfippe de Cnide, & Maî-tre d’ÈraftJlrate. Les deux fils qu’elle eut de fon fécond ma-riage, étudièrent en Philofophie fous Théophrafte. Celui qu’el-le eut de Métrodore porta le nom d ’Arijlote. Il paroît par quel-ques fentences, qui font attribuées à Pythias, qu’elle avoit reçude fon père une bonne éducation. * Sextus Empiricus, adverf.Matbem. c. 12. Aminonius, in Vita Arijlotelis. Diogène Laërce.' * p Y T II I U S ou P H I D E'O S , Architeélc, écrivit au
fujet d’un temple d’ordre Ionique, confacré à Minerve, lequelil avoit bâti à Priéne. * Vitruve, de Arcbitettura, l. 1. c. 1.
P Y T H 1 U S (Jean) Miniftre de la Religion Réformée, àSwartewael. Voyez l’article de P E Y R E'R E (llaac La) Ilécrivit pour combattre le livre des Préadamites. Il y a deuxOuvrages de ce nom, l’un fous le titre de Prœadamitx, feveExercitationes fuper verjibus 12, 13 Éf 14* capitis quinti EpijlolceD. Pauli ad Romanos ; l’autre fous celui-ci, Syjlema Fbeologicum,ex Præadamitarum bypotbefi.
PYTHOCLE’S. Cherchez P I T II O C L E' S.
P Y T H O L E' O N. Cherchez P I T H O L E' O N.
P Y T H O M, ou P Y T H O N, fils de Mica, & arrière-petit-fils de Jonathan, qui l’étoit de Saül, premier Roi d’ifraëi.Il en eft parlé I. Cbron. ou Paralip. cb. 8. v. 15.
PYTHON, Rhéteur de Byzance, n’eft connu que par untrait qui donne une bonne idée de fon efprit. Ses Citoyens di-vifez étoient près de s’attirer beaucoup de malheurs : pour lesdétourner, voici comment il s’y prit: Mcjfieurs, dit-il aux By-zantins affemblez, en leur faifant remarquer fa taille , vous voyezcomme je fuis gros £? réplet: ma femme l’eji encore plus, néan-moins un J'eul lit nous reçoit l’un (ÿ l’autre, quand nous Jouîmes d’ac-cord; lorsque nous femmes brouillez, la maifon entière n’eji pas affezgrande pour nous deux. Ce trait d’ingénuité produifit l’efFet quePython s’étoit propofé, & franchement elle le méritoit bien.* Léon, cité par Athénée, l. 2.
P Y T H O N, ferpent d’une prodigieufe grandeur, fut pro-duit par la terre après le déluge de Deucalion. La Fable dit quejunon fe fervit de ce monftrueux ferpent pour empêcher l’accou-chement de Latone, aimée de Jupiter; & qu’il l’obligea de s'en-fuir dans l’Ifle Aftérie, qui fut depuis nommée Delos, où elle mitau monde Apollon & Diane. Mais Apollon étant devenu grand,tua ce ferpent à coup de flèches; en mémoire de quoi l’on infti-tua les Jeux Pytbiens. Strabon croit qu’il faut entendre par ceferpent, un très-méchant homme, qu’Apollon tua; mais les Na-turaliftes difent que Python eft un nom Grec, tiré d’un mot,qui lignifie pourrir, ou ptttrefaiïion; & qu’il marque les vapeurs& les exhalaifons épaiffes qui fortirent de la terre après le délu-ge , & que le foleil dilfipa par fes rayons. Voyez JEUX P Y-T H I E N S. * Macrobe, Saturn. I. 1. c. 17.
PYTHON, nom de certains Devins, que les Payenscroyoient être infpirez d’Apollon, furnommé Pytbien. D’autresdifent que l’on donnoit ce nom à ceux qui rendoient des Ora-cles , & qu’il vient du mot Grec Trwizvoftzi , qui lignifie intern-.ger , confulter. * Plutarque, de defeUtu Oraculorum.
P Y T H O N I S S E de l’Ecriture. Il eft fouvent parlédans l’Ecriture - Sainte des perfonnes qui avoient l’efprit de Py-thon, & il eft défendu aux Ifraëlites de les confulter. La plusfameufe eft celle que Saül confulta, & qui fit revenir Paine deSamuel. L’Hiftoire en eft rapportée, I. Samuel ou I. Rois, cb.28- Cette femme n’eft point nommée. L’ancienne tradition desHébreux, rapportée par faint Jérôme, portoit qu’elle étoit mèred’Abner, fils de Ner, Général de l’armée de Saül; mais cette
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tradition n’a aucun fondement. L’Hiftoire facrée porte qu’aprèala mort de Samuel, Saül étant près d’en venir aux mains avecles Philifitins, confulta le Seigneur, mais que le Seigneur ne luirépondit rien, ni en fonge, ni par les Prêtres, ni par les Pro-phètes; & qu’enfuite il dit à fes Officiers, „ Cherchez-moi une„ femme qui ait un efprit de Python, pour la confulter. ” On luidit qu’il y en avoit une à Endor. Il fe déguifa & s’en alla accom-pagné feulement de deux hommes chez cette femme, où il arri-va la nuit. Il lui dit, „ Confultez pour moi l’efprit de Python, &„ évoquez celui que je vous dirai. ” Elle fit d’abord difficulté del’exécuter à caufe des défenfes qu’en avoit faites le Roi Saül;mais celui qui la confultoit, qui étoit Saül même, qu’elle neconnoiflbit point, l’ayant alluré qu’il ne lui feroit fait aucun mal,la Pythoniffe lui demanda qui il vouloit qu’elle lui fit voir.Saül lui répondit, „ Faites-moi venir Samuel. ” Lafemme ayantvu paroîtreSamuel, jetta un grand cri, & dit à Saül, „ pourquoi„ m’avez vous trompée, vous êtes Saül. Le Roi lui demanda cequ’elle avoit vu, & elle dit, qu’elle voyoit des Dieux ou unDieu (c’eft à dire, un hçmme plein de Majefté) qui fortoientde la terre. Saül l’interrogea comment il étoit fait. Elle lui ditque c’étoit un vieillard couvert d’un manteau. Saül reconnutque c’étoit Samuel, fe profterna devant cette ombre, & lui de-manda ce qui lui devoit arriver. Il lui fut prédit qu’il devoitêtre livré aux Philiftins, & que le lendemain Saül & fesenfans fe-roient en la compagnie de celui qui leur parloit. C’eft ainfi quecette Hiftoire eft rapportée dans le texte de l’Ecriture. La que-ftion eft de favoir fi ce fut véritablement l’ame de Samuel qui re-vint, & qui parla à Saül, & fi cela fe fit par les enchantemens dela Pythoniffie; ou fi ce fut feulement un fantôme; ou fi tout fepafia dans l’imagination de Saül; ou fi ce ne fut qu’une illufionde la Pythoniffe. S. Juilin, Origéne, Sulpice Sévère, Anafta-fe Sinaïte, & plufieurs autres Commentateurs, croyent que cefut véritablement l’aine de Samuel. , S. Auguftin traite la chofeproblématiquement; mais il parle d’une manière qui fait connoî-tre que fon fentiment particulier eft que ce ne fut qu’un fantô-me. S. Eucher, Evêque de Lyon, Béde, S. Anfelme, Raban,& plufieurs autres Commentateurs, ont fuivi le fyftême de S.Auguftin. Théodoret, & Léon Patricie, ont cru que c’étoit unAnge ou une figure de Samuel. Euftathe d’Antioche a condamnéouvertement le fentiment d’Origéne, & a prétendu que cetteapparition prétendue de l’ame de Samuel, n’étoit qu’un effet despreftiges du Démon. C’eft le fentiment de Tertullien, dans lelivre de l’Ame, des Auteurs des Queftions attribuées à faint Ju-ftin & à faint Auguftin, de Méthodius, de faint Bafile, de faintGrégoire de Nazianze, de faint Grégoire de Nyffe, de faint Jé-rôme , de faint Cyrille d’Alexandrie. Philaftre , Evêque deBreffe, le tient fi certain, qu’il inet au nombre des’héréfies, lefentiment de ceux qui tiennent que la Pythoniffe a eu le pou-voir d’évoquer l’ame de Samuel. La plupart des nouveauxCommentateurs font de l’avis d’Euftathe, & fe fondent principa-lement fur ce qu’il n’eft pas à croire que les aines des Juftes fuf-fent foumifes à l’empire des Démons. Cependant le texte del’Ecriture parle de ce fpcétre comme de la véritable ame de Sa-muel; Saül le reconnoît pour Samuel; ils fe parlent, & Samuellui prédit ce qui lui devoit arriver. Ceux qui difent que ce nefut pas par la vertu de la Pythoniffe, mais par une permiflionparticulière de Dieu, que l’ame de Samuel revint pour parlerà Saül, & que la Pythoniffe fut elle même furprife, quand ellevit paroître l ame de Samuel, évitent la principale difficulté qu’ily a dans l’opinion de ceux qui croyent que c’eft l’ame véritablede Samuel qui apparut à Saül. Dieu permet quelquefois queles faux Prophètes, comme Balaam, difent la vérité; il a pu demême permettre que la Pythoniffe fit revenir véritablement l’a-me de Samuel. Le texte femble porter plus naturellement à cetteexplication qu’aux autres. * Euftathe, de Engafirimytbo. LéoAllatius, in Syntagmate de Engafirimytbo. Les Commentateursfur I. Samuel ou I. Rois, cb. 28. Il eft parlé dans les Actes desApôtres, cb. 16. v. 16, d’une fervante poffédée d’un efprit dePython , qui rendit témoignage à la vérité de la Religion de Je-fus Chrift, que Paul annonçoit, & qui fui voit cet Apôtre & fescompagnons, criant, „ Ces hommes font des Serviteurs du Dieu,, très-haut, qui vous annoncent la voye du falut. ” Saint Paulcommanda au nom de Jefus Chrift à cet efprit de fortir du corpsde cette fille; & il en fortit à l’heure même.
P Y T H O N 1S S E ou P Y T H I E N NE, Prêtreffed’A-pollon, laquelle rendoit des Oracles à Delphes, dans le templeconfacré à ce Dieu , furnommé Pytbien. Voyez DELPHES.On donnoit aufli ce nom à toutes les femmes qui fe mêloient deprédire l’avenir, & qui fe vantoient d’être infpirées de ce Dieu.Les Grecs les appellent ’Eyyuçfl/cvêoi, comme qui dirait, ayantla parole dans le ventre; parce qu’on croyoit qu’elles étoient pof ■fédées du Démon, qui les faifoit parler. On croit que le PoèteEuryclès eft le premier Inventeur de cette forte de divination.Les perfonnes qui étoient agitées de cet efprit, paroiffoienctout en furie, faifoient des mouvemens extraordinaires, par-loient d’une voix baffe, grêle & inarticulée; & enfin elles fevantoient de prédire l’avenir, de faire des miracles, & mêmed’évoquer les Morts des Enfers. * Léo Allatius, in Èujlatbium .Syntagma de; Engafirimytbo.
PŸTHONISSE, fameufe Courtifane d’Athènes, Maî-treffe d’Harpalus, qui l’entretint comme une Reine pendant lavis, & lui fit dreffer un tombeau magnifique après fa mort.
* Diodore, l. 17.
P Y T H O P O L E, ville d’Afie dans la Myfie; & une au-tre ville de même nom drns la Carie. * Etienne de Byzance.Polyen, l. 8. c- 42. „ ,, 0
PYTHYUSA, & mieux PI T Y U S A. yi>yez E V I S-SE.