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7 (1740) Lettres P - SEG
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Macédoine. Alors il époufa fa propre fœur Arfinoé, veuve deLyfimachus, la rélégua auffi-tôt après enl’Ifle-de Samandrachi,dé fit mourir les deux fils de cette Priuceffe, Lyfimachus âgé defeize ans, & Philippe, de treize ans. J 1 fit la paix avec fes voi-fms, & jouît en repos du fruit de fes crimes. Mais ce ne fut quepour un an & cinq mois; car il fut tué en l’an du monde 3755 >& 280 avant Jefus Chrilt, avec grand nombre des fiens par lesGaulois, qui fous la conduite de Belgius, ravageoient l’Illyrie& la Macédoine. Son frère Méléagre lui fuccéda. * Polybe,l. 2. Jullin , /. 17 & 24. Paufanias, in Pbocicis, &c.

* PTOLE'M E'E M E N N E'Pl , Roi de Colchide, fedélivra pour le prix de mille talens des mains de Pompée, quien vouloit à fa vie; fit alliance avec Alexandre, Roi des Juifs;& fur la nouvelle qu’il eut que Scipion lui avoit fait trancher latête à Antioche, il envoya à fa veuve Alexandra fon fils Phili-pion, pour faire venir toute fa famille dans fa Cour, lui promet-tant toutes fortes de fervices & de proteftion. Philipion fe ren-dit amoureux d’Alexandra & l’époufa; mais fon père devenu fonrival en conçut tant de jaloufie qu’il le tua, & fe maria à cellequi avoit allumé la pafiion de l’un & de l’autre. Mennée aimatoujours Antigone fils d’Alexandra , il l’adopta, l’aflifta danstoutes les difgraces qu’il reçut, foit des Romains, foit d’Héro-de, éé lui procura l’alliance & l’amitié des Parthes. Lyfanias,fils de Mennée, lui fuccéda. * Joféphe, en plufieurs endroits dul. 14, de J'es Antiquitez Judaïques. Simon, Di£t. de la Bible.

* P T O L E'M E'E, ami d’IIérode le Grand , le reçut avecdes honneurs extraordinaires à Rhodes, lorsque ce Prince alloitfejultifier devant Augufte. S’étant retiré dans Jérufalem, il futaccufé avec Sapinas autre ami d’Hérode, d’avoir voulu tuer cePrince, & l’Accufateur étoit Alexandre, fils d’Hérode; mais ilsn’eurent pas de peine à fe jufiifier, & à faire voir que l’accufa-tion dont on les chargeoit, n’étoit qu’une impotlure. Hérode fitPtolémée dépofitaire de fon Tcflament, & le chargea de garderfes Sceaux après fa mort. 11 accompagna Archélnüs à Rome,fous prétexte de vouloir faire confirmer par Augufte le Tefta-ment du Père de ce Prince ; mais en effet dans le deffein de letraverfer & de l’accufer de beaucoup de crimes. * Joféphe, An-tiquit. Judaïq. I. il■ cb. 10.

* P T O L F.'M E'E, Intendant du Roi Agrippa & de la Rei-ne Bérénice, fut attaqué par quelques jeunes gens du Bourgd’Abarith, qui faifoient garde dans le Grand Champ, & pillè-rent tout le bagage qu’il conduifoit, & dans lequel on trouvaquantité de riches habits, de vaiffelle d’argent, & fix cens piè-ces d’or. * Joféphe, Guerre des Juifs, /. 2. cb. 43.

P T O L E'M E'E, Juif, fils à'Abobi, époufa la fille de Si-mon Macchabée, Prince des Juifs, & Grand Sacrificateur. Enfléde cette élévation , il réfolut de faire périr la famille des Macha-bées, & d’ufurperla puiffance fouveraine. En effet, il affaflînaSimon, dans un feftin l’an 3900 du monde, 135 ans avant JefusCbrift, & en même tems retint prifonniers fa veuve & deux defes fils. Enfuite il envoya pour tuer Jean, furnommé Hyrcan ,qui étoit le troifiéme ; mais n’ayant pu réiiflir dans fon deffein ,il fe retira à Dagon, fortereffe au delfus de Jéricho. Hyrcan l’yvint alïïéger, & fut empêché par la tendreffe qu’il avoit pour famère & pour fes frères, de prendre cette place; car Ptoléméeles ayant menez fur les murailles, les fit battre à coups de ver-ges à la vue de tout le monde, & menaça Hyrcan de les précipi-ter , s’il ne levoit le fiége, de forte qu’il fe retira. Le cruelPtolémée ne laiffa pas de les tuer, & s’enfuit enfuite vers Zé-non, furnommé Cotyta , qui avoit ufurpé la tyrannie dans la vil-le de Philadelphie. On ne fait pas ce qu’il devint; mais il y aapparence qu’il mourut miférablement. * I. Macchabées, cb. der-nier. Joféphe, Antiquit. Judaïq. cb. 14 • £? Guerre des Juifs, l.1. cb. 2. Il paroit par le premier livre des Macchabées, ch. 16. v.16, que Ptolémée tua deux des fils de Simon avec leur père,ainfi il ne reftoit plus que Jean Hyrcan. Dom Calmet croit quece qui eft dit du mauvais traitement fait à la mère de Simon & àfes enfans dans le fiége de Dagon, eft une fable. * Dom Calmet,DiQ. de la Bible.

P T O L E'M E'E, fils d’Agéfarque, originaire de Mégalopo-lis, écrivit l’Hiftoire de Ptolémée Pbilopator , citée par Athénée& Clément Alexandrin.

P T O LE'M E'E d’Afcalon, Grammairien, dont parlent di-vers Auteurs. Un autre Ptole'me'e de Cythére, Poëte. * Sui-das. Lilio Giraldi, Dialog. 4. Hift. Poet. Gefner, in Bibliotb.£?c.

P T O L E'M E'E, Mendélien, avoit fait l’Hiftoire des Roisd’Egypte. Apion d’Alexandrie dit que ce Ptolémée étoit Prêtre& non pas Roi, & qu’il a renfermé en trois livres entiers lesaélions des Rois d’Egypte. Pour juger de ce qu’il a pu avoir é-crit, & du tems auquel il a vécu, voyez la Bibliothèque Univer-jelle des Hijlor. Prof, de M. Du Pin , tome 1. p. 46.

PTOLE'ME'E, Médecin, qui vivoit du tems d’Augufte& de Tibère, étoit Prêtre Egyptien, & après la naiffance de Je-fus Chrift, écrivit l’Hiftoire des Rois de fon païs, dont Apionavoit tranferit quelque chofe. Les Anciens en font mention.* Clément Alexandrin, Stromat. Eufébe, Prcep. Evang. I. 10.c. 12. Tertullien, in Apolog. c. 19, Saint Cyrille, contra Julia-num, l. 1.

P T O L E'M E'E d’Alexandrie, furnommé Cbennus, vivoitdu tems de Trajan & d’Adrien, vers l’an 117 après Jefus Chrift.Il étoit Grammairien & Poëte, & laiffa une Hiftoire des chofesadmirables, dont nous avons quelque chofe dans Photius, Cad.190. Confultez aufli Suidas, &c.

P T O L E'M E'E M A C R O N , fils de Doryméne, futétabli Gouverneur de l’Ifle de Cypre par Ptolémée Philométor,Roi d’Egypte. Pendant toute la minorité de ce Prince, il retinttous les revenus qu’il droit de cette Ille, fans en rien envoyer

aux Régens du Royaume; mais auffi-tôt que le Roi fut majeur,

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il lui rendit compte, & lui envoya tout ce qu’il avoit ramaffépendant fa minorité. Quelque tems après ayant reçu quelqueméeontentemçnt de la part du Roi d’Egypte, il livra l’ille deCypre à Antiochus Epiphanès, Roi de Syrie. Ce Prince le re-çut au nombre de fes amis, & lui donna le commandement destroupes qu’il avoit dans la Phénicie & dans la Céléfyrie. Nousapprenons du fécond livre des Maccbabees, cb. 4. v. 45. 46 U j'uiv.que Ménéiaiis, ufurpateur de la fouveraine Sacriiicature, étantaccufé l’an du monde 3834, devant Antiochus Epiphanès, & é-tant prêt de fuccomber à cette accufation, offrit de l’argent àPtolémée Macron, le priant de prendre fa défenfe; ce qu’il fitpendant que le Roi étoit à '1 yr, & fut caufe que Ménéiaiis,tout coupable qu’il étoit, fut déclaré innocent & fes accufateurscondamnez à mort. Après que Judas Macchabée eut mis en dé-route Apollonius, Gouverneur de Samarie, & Séron, Gouver-neur delà Céléfyrie, Philippe, qui étoit à Jérufalem de la parcdu Roi Antiochus Epiphanès, envoya demander du fecours àPtolémée Macron. Macron fit partir Nicanor & Gorgias, deuxCapitaines expérimentez ; mais Judas les défit encore, ainfi qu’ileft marqué dans le premier livre des Macchabées, cb. 3. v. 38. 39

J’uiv. Après la mort d’Antiochus Epiphanès, Ptolémée nejouît plus de la faveur comme auparavant; fes ennemis le noir-cirent dans l’efprit du jeune Eupator, & ils difoient fouventqu’un homme qui avoit une fois manqué de fidélité à fon Prince,ne méritoit pas que l’on prit jamais confiance en lui: il s'étoitaufli rendu fufpect aux Courtifans, parce que dans plus d’uneoccafion il avoit témoigné qu’il n’approuvoit pas la conduitequ’on tenoit envers les juifs: c’eft pourquoi ne pouvant plusfouffrir ces reproches, il prit du poifon &fe fit mourir. L’Auteurde la Verfion Latine du fécond livre des Macchabées, cb. 10. v. 12,le nomme Ptolemœus Macer, mais fon véritable nom eft Ptole-metus Macron: Macer eft un mot Latin, qui lignifie le MaigreiMacron eft un mot Grec qui lignifie le Long. * Dom Calmet,Dict. de la Bible.

P T O L O M E'E, nom de plufieurs Rois d’Egypte, & d’au-tres perfonnages. Voyez PT O L E'M E'E.

P T O L O M E'E (Claude) Mathématicien célébré, furnom-mé par les Grecs très-divin & très-fage, étoit de Pélufe, ou d’A 7 -feluji, comme difent les Arabes, & non pas d’Alexandrie, où ilfit ion féjour dans le deuxième lîécle, fous l’empire d’Adrien &de Marc-Auréle Antonin, vers l’an 138 de Jefus Chrift. Ses Ou-vrages font affez connus, & fur tout fes huit livres de Géogra-phie ; fon Almagejlum, en 13 livres; de Judiciis Aftrologicis, enquatre livres; Planifpbærium, (Je. Son fyftême du monde di-llingue deux régions; l’une éthérée, & l’autre élémentaire. Larégion éthérée ou célefte, commence par le premier mobile, quidans l’efpace de vint-quatre heures fait fon mouvement de l’o-rient à l’occident. Ce ciel imprime ce même mouvement auxdix cieux inférieurs, qui font félon fon opinion, le double cry-ftallin, le firmament, & ceux des fept Planètes, favoir, Satur-ne, Jupiter, Mars, le Soleil, Mercure, Vénus & la Lune. Iladmet les deux cryftallins entre le premier mobile & le firma-ment, pour rendre raifon de quelques irrégularitez qu’il avoitobfervées dans le premier mobile. La région élémentaire quicommence fous la concavité du ciel de la Lune, renferme lesquatres élémens , qui font le feu, l’air, l’eau ôÿa terre. IIcompofe le globe terreftre de la terre & de l’eau , «Hé place im-mobile au centre du monde. L’élément de l’air environne leglobe terreftre, & eft environné par celui du feu. Les Aftrono-mes qui font venus après Ptolomée, ont fait plufieurs obferva-tions qu’il eft difficile d’accorder avec fon fyftême. * Marcia-nus Héracléota, in Periplo. Suidas, in voce nrcXe^xic'. Volfius,de Hiji. Græc: Mat b. Gefner, in Bibliotb. (Je.

P T O L O M E'E, Héréfiarque dans le deuxième lîécle, é-toit Difciple de Valentin. Il voulut faire une Seéte à part, &ajoûta plufieurs rêveries à celles de fon Maître, donnant à Dieudeux femmes, l’intelligence & la volonté, & difant que par el-les il engendroit les autres Dieux. On lit une lettre à une cer-taine femme nommée Flora, qui contient les fentimens de cetHérétique fur la Loi de Moïfe. Il croyoit que les Eons étoient desperfonnes fubftantielles hors de Dieu, au lieu que Valentin lesavoit renfermées dans la Divinité, comme des mouvemens & desfentimens. Il foutenoit que la Loi de Moïfe n’étoit pas d’un feulAuteur ; qu’il y en avoit une partie de Dieu, l’autre de Moï-fe, & la troifiéme des Juifs; qu’elle contenoit aufli de trois for-tes de préceptes, les uns entièrement bons, comme le Décalo-gue: d’autres mêlez de juftice & d’injuftice, comme la loi du ta-lion ; & les troifiémes typiques & fymboliques, comme les loixcérémoniales. Il eut des Seétateurs qui furent nommez de founom Ptolémaïtes. * S. Irénée, 1.1. c. 15. Tertullien, Adv. Va-lent. S. Epiphane, Hær. 35. Baronius, A. C. 175. Du Pin, Bi-bliothèque des Auteurs Ecclefiafliques des trois premiersJiécles , édit,de Paris.

PTOLOME'E deLuques, Lucenjis, de l’Ordre des Frè-res Prêcheurs, Difciple de Saint Thomas d’Aquin & Confeffeurdu Pape Jean XXII, vivoit dans le XIV Cède. II fut fait en1321, Evêque de Torcello dans l’Etat de Venife. Il compofades Annales, qui comprennent ce qui s’eft paffé depuis l’an1060, jufqu’en 1303, & qui furent imprimées à Lyon en i6}9-Depuis, il travailla â une Hiftoire Eccléfiaftique, qui s’étend juL-ques à la création du Pape Clément VI, en 1342, & quife dans la bibliothèque du Vatican, n. 17 66. Ptolomée publiala Généalogie de Robert Guifchard, que d’autres ont depuiscontinuée. * Blondus, l. 13. Platine, in Luc. 3. Volaterran,Comment. Urb. I. 22. Volfius, de Hift. Latinis, Du Pin > Bibliothè-que des Auteurs Eccléjiaftiques du XIVftécle.

PUA.