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7 (1740) Lettres P - SEG
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PAD. PÆ. PAE.

fanes, d’une ftruéture magnifique. L’Univerfité fut fondée l’anH79, & rétablie l’an 1222. Elle s’eft depuis augmentée confidé-rablement. Padoue, qui a été le lieu de la naifiance de Tite-Live, a produit un très-grand nombre de grands hommes, com-me, Paul de-Padoue, Pierre Apon, Albert de Padoue, SpéronSpéroni, les Zarabella, & plufieurs autres dont les Auteurs fontmention. Jacques-Philippe Thomafini a fait l’Eloge des plus il-luftres. On peut le confuiter, auili-bien que Riccobon, AngePortenari, Bernardin Scardéoni, & divers autres. Padoue n’eftplus fi habitée qu’elle l'a été autrefois. On y voit diverfes mar-ques d’antiquité, comme les ruines d’un amphithéâtre, dit lesArènes, près de l’églife des Auguftins. 11 y a à Padoue deux A-cadémies des beaux Efprits, qui font gli Ricoverati, & gli Inftam-mati. Le jardin de l’Univerfité eft curieux, par le grand nombrede fimples qu’on y cultive. Pline, l. 6. Tite-Live, 1 . 1. Stra-bon, l. 5. PomponiusMéla, /. 2. Paul Diacre, /. 15. Blondus,l. 2. Léandre Alberti, DeJ'cript. Ital. Guillaume Cortufio, deNovit. Pad. Le Moine de Padoue, qui a écrit une Hilloire de-puis l’an 1207, jufqu’en 1270. Monument a Zarabellana. Ricco-bon, de Gymnaf. Patav. Ange Portenari, délia Félicita de Padoua.Bernardin, Scardéoni, de Illuji. Patav. Origin. di Padoua, &c.

CONCILE DE PADOUE.

Le Pape Clément VI envoya d’Avignon en Italie des Légatspou^ le Jubilé, qu’il publia l’an 1350. Gui d’Auvergne ou deBologne, qui étoit un de ces Légats, aftembla la même annéeun Concile à Padoue, pour la réformation des mœurs, & pourle bien de l’églife. Nous en avons les Actes dans les recueils desConciles. * Bzovius. Sponde. Rainaldi, A. C. 1350. Guillau-me Cortufio, &c.

P A D R O N, bourg de la Gallice en Efpagne, fur la rivièred’UIla, à quatre lieues de Compoftelle vers le midi. C’étoit au-trefois une ville épifcopale nommée Iria Flavia, ou Irea FlaviaCaporum. Son Evêché a été transféré à Compoftelle. * Maty,Dicl. Géogr.

P A D S T O W, petite ville avec un grand port fur la côtefeptentrionale de Cornouaille en Angleterre, à huit lieues deFalmouth, & à dix de Plimouth. Elle eft fur le côté occidentalde la rivière de Camel, quatre milles avant qu’elle fe déchargedans la Mer de Saverne. * Matv, DiH. Anglais.

PADUANUS CRASSUS. Cherchez C R A S S U S.

PÆ.PAE. PAF.PAG.

P Æ AN, chant de réjouïflance qu’on chantoit à l’honneurd’Apollon , & où l’on répétoit plufieurs fois le mot dePœan & d 7 o Paan. Voici l’origine de ce mot. Apollon étantdevenu grand, fe refiouvint de l’outrage que fa mère avoit reçudu ferpent Python, & le tua à coups de flèche en combattantcontre lui. Durant le combat on entendit redoubler ces paroleslo Ptean, qu’on croit venir de trois mots Grecs, qui peuvent fi-gnifier/nipe, mon fils. De là vint la coutume de chanter ces mê-mes mots aux Jeux publics, aux viétoires & aux triomphes, àRome & en Grèce. On fe fervoit aufïï de ce chant après la Vi-ctoire, en l’honneur de Mars, comme aufli pour guérir de quel-que mal dont on étoit tourmenté; & dans le même tems on s’a-dreiïoit à Apollon, Dieu de la Médecine. * L’Abbé Danet. Sui-das rapporte qu’il y avoit deux Hymnes qui portoient le nom dePœan, l’une pour le Dieu Mars, que l’on chantoit avant le com-bat , & l’autre pour Apollon après la bataille.

PÆ ANIE’E: c’étoit, félon Suidas, un bourg dans l’Atti-que, delà Tribu Pandionide, divifé, en Pæaniée fupérieure &Pæaniée inférieure, dont les Habitans n’avoient qu’un mêmenom dePæaniens. Plutarque dans la Vie de Démofthéne parlede Dæmon, qu’il dit avoir été du bourg Pæanien.

PÆON. Voyez PE'ON.

P A ES (François Alvar) Portugais, après avoir occupé lapremière Chaire du Droit Civil à Bologne en Italie, & étantPrêtre, entra dans l’Ordre de faint François l’an 1304 , & ayantdemeuré quelque tems à Lisbonne, fut envoyé à Paris pour yfaire fes études. Le Pape Jean XXII, qui avoit conçu une efti-me particulière pour lui, le fît fon Pénitencier en 1328, Evêquede Coron dans la Morée en 1332, Evêque de Sylves en 1335,& enfin fon Nonce en Portugal. Les différents qu’il eut avecles Chevaliers de Saint-Jacques pour les droits de fon églife,penférent lui coûter la vie; & il fut fi effrayé du danger qu’ilcourut un jour, lorsque quelques fcélérats de cet Ordre l’obli-gèrent à fuïr de l’autel, fur lequel ils s’étoient avancez pour l’é-gorger, dans le tems qu’il offroit le faint Sacrifice, qu’il fe retiraà Séville, où il mourut le huitième mai 1353. On a de lui unTraité de Planüu Ecclejùe, imprimé à Ulm en 1474, où l’on aimprimé aufli fa Somme de Théologie ; & l’Apologie de JeanXXII, contre Marfile de Padoue, fit contre Ockam, qu’on a pu-bliée en à Lyon, où l’on a réimprimé le premier Ou-vrage.

* P A E S M A N S (Gilles) de HafTelt dans le Païs de Liè-ge , naquit dans ce lieu le 15 août de l’an 1541. Il paiïa les pre-mières années de fa jeuneffe fous la direction d’André Alenus.Enfuite après avoir parcouru la plupart des provinces de l’Euro-pe , il s'adonna à l’étude de la Théologie, & après s’en être faitrecevoir Bachelier, il l’exerça en plus d’un lieu en qualité deCuré. Sur la fin de fes jours, il changea de genre de vie , & quoi-que dans un âge fort avancé, il entra dans le Tiers Ordre de S.François, le 15 juin 1621, & mourut peu d’années après. On ade lui, Catechiflicus de feptem Sacramentis; Elucidatio CatecbifticaSymboli Apoflolici, Orationis Dominiez Salutationis Angelicœ ;Conciones quindecim dePaJJione Dominica; Courte Défenfepour le SèveRegina l'Ave Maria. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 28.

PAE. PÆ. PAF. PAG- 9

P A ES VIE'GAS (Antoine) Commandeur de l’OrdreMilitaire de Chrift, Seigneur Châtelain de Barcellos, & Sécre-taire de Domjean IV, Roi de Portugal, étoit né àMagoësdansle diocéfe de Lisbonne. Ce fut lui qui perfuada à Domjean IV,d’accepter la Couronne que les Portugais lui offroient; & il eltAuteur du Manifefte Portugais, qui parut en 1641, pourjufti-fier le foulévement du Portugal. 11 publia aufli la même année àLisbonne, l’Hiftoire de la fondation du Royaume de Portugal,& de la Vie de D. Alfonfe Henriquès fon premier Roi, avec l’o-rigine des autres Etats Chrétiens d’Efpagne. Cet Ouvrage elt é-crit en Efpagnol. L’Auteur mourut l’an 1650. * Mémoires dePortugal.

* PAE T S ouPAATS (Adrien van) grand Républicaindu XVII fiécle, Fondateur de l’Ecole Illuftre de Rotterdam enfaveur de M, Jurieu & de M. Bayle, étoit, félon ce dernier,grand Théologien , grand Jurifconfulte , grand Politique &grand Philofophe. Il concevoit les chofes fortheureufement, &il les approfondifToit d’une manière furprenante. ,, Jamais hom-„ me, continue le même, ne raifonna plus fortement, ni ne don-„ na un tour plus majeftueux à ce qu’il avoit à dire. Mais il é-„ toit né pour de plus grandes occupations que pour celles d’ê-,, tre Auteur. ” L’Ambaffade extraordinaire d’Efpagne qu’ilfoutint fi avantageufement pour fa Patrie, confternée des grandsprogrès de la France, a fait connoître ce qu’il pouvoit dans lesaffaires d’Etat. Cependant il a été aufli Auteur, & on lui doitcertainement la Lettre Latine qui parut in quarto, à Rotterdamen 1685 , fur les derniers troubles d’Angleterre, où il efi parlé de latolérance de ceux qui nefuivent pas la Religion dominante. Cette Let-tre a paru aufli in douze, en François & en Flamand. On trouveplufieurs autres Lettres de M. Paets dans le Recueil des Prœ-flantium ac Eruditorum Virorum Epijlolce, imprimé d’abord in quar-to, réimprimé in folio , à Amfterdam en l’année 1684: ce fontde beaux monumens de fon éloquence & de fon efprit. Il eltmort le huitième du mois d’oCtobre 1685, ayant à peine atteintSS ans. * Voyez les Nouvelles de la République des Lettres par M.-Bayle, octobre 1685 , fécond article : ê? les Lettres du même, tome1. p. 307. tome 2. p. 543 , dans l’édition de M. des Maifeaux.

PÆTUS. Voyez P E'T U S.

P A E Z (Balthazar) Religieux de l’Ordre de la Trinité, né àLisbonne en Portugal, fut reçu Docteur à Coïmbre, enfeignadans fon Ordre, prêcha avec afTez de réputation, & fut un desJuges de l’Inquifition. Il publia divers volumes de Sermons, &de Commentaires fur quelques livres de l’Ecriture, - comme furl’Epître de faint Jacques, fur le Cantique de Moïfe qui eft dansle 15 chapitre de l’Exode; fur cet autre Cantique de Moïfe qu£commence Audite Cteli quæ loquor; fur celui d’Ifaïe, Confitebor ;& fur celui d’Ezéchias, qui eft dans le 38 chapitre d’Ifaïe. Paezmourut à Lisbonne au mois de mars 1638. * Nicolas Antonio,Bibliotb. Script Hlfp.

PAEZ (Pierre) Jéfuite Efpagnol, s’eft fignalé en Ethiopiepar fes millions & par fa charité. Il entreprit ce voyage en 1588,& ayant été arrêté par les Arabes, il fouffrit un efclavage de feptans. En 1603 , il retourna en Ethiopie, où il remplit les devoirsde fon miniftére, fut ConfefTeur de l’Empereur des Abyfllns, &mourut le 20 mai de l’an 1622. Il a compofé un Traité des Em-pereurs des Abyfllns, & d’autres Ouvrages marquez par Ale-gambe.

PAFFENRODE. Voyez P F A F F E N R O D E.

P AG AN (Pierre) Poète diftingué du XVI fiécle, naquit àWanfrid, dans la Hefle. Il fut élevé avec beaucoup de foin dèsfa tendre enfance, & marqua d’abord beaucoup de goût & de ta-lent pour la Poëfie. Il reçut le dégré de Bachelier en Philofo-phie le 14 mars 1550, & l’Empereur Ferdinand le fit couronnerPoète. Il joignit à l’étude de la Poëfie celle de l’Hiitoire qu’ilpoufla fort loin, de forte qu’il fut fait Profefleur en l’une &l’autre de ces Sciences, dans l’Univerfité de Marpourg. Il étoicd’une humeur fort enjouée, & fes Pocfies n’étoient pas moinsfavantes qu’agréables. Il ne fe maria point & mourut à Wanfridle 29 mai 1576. Outre plufieurs pièces de Poëfie, il a laiflfé,Hifioria tergeminorum Romamrum e? Albanorum Fratrum , ex Livio ,Carminé Epico ; Praxis metrica, hoc efl, Pbrafes, Elegantiœ , In-ventiones Poèticie. * Ex Operibus Pétri Pagani. Freheri Tbeatrum ,p. 1472.

P A G A N (Blaife François, Comte de) naquit en Provencele troifiéme mars 1604, & dès l’âge de douze ans il embrafla laprofefïïon des armes, à laquelle il fut élevé avec un foin extra-ordinaire. Il fe trouva en l’année 1620, au fiége de Caen, aucombat du Pont-de-Cé, & à la réduction de Navareins & du re-lie du Béarn, où il fe fignala, & s’aquit une réputation au def-fus de celle d’un homme de fon âge. L’année fuivante, il fetrouva aux lièges de S. Jean d’Angéli, de Clérac & de Montau-ban, où il perdit l’œil gauche d’un coup de moufquet. Il fit âce fiége une autre perte qui ne lui fut pas moins fenfible, fa-voir, celle du Connétable de I.uynes, qui y mourut du pourpre.Ce Connétable étoit fon parent fort proche, & fon Protecteur àla Cour, où il l’avoit attiré, & fait connoître fon mérite. Aulieu d’être découragé par ce malheur, il reprit des forces, & feperfuada que la providence ne l’avoit confervé que pour le fa-vorifer de nouvelles grâces. Il n’y eut depuis ce tems-là aucunfiége, aucun combat, ni aucune occafion où il ne fe fignalât parquelque aCtion ou d’adrefle ou de courage. Au paflage des Al-pes & aux barricades de Suze, il fe mit à la tête des Enfans per-dus, des Gardes & de la plus brave Jeunefle, & entreprit d’ar-river le premier à l’attaque par un chemin particulier, mais ex-trément dangereux, ayant gagné le haut d’un montagne fortefearpée. Là ayant crié à ceux qui le fuivoient, voici le chemin dela gloire, il fe laifla glifler le long de cette montagne; & fescompagnons l’ayant fuivi, ils arrivèrent les premiers à l’attaque,comme il fe l’étoit propofé. A leur abord il y eut un furieuxB choc,