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5 (1740) Lettres I - L
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io6 J O U.

^ui fe pendit à Cambridge en 1707 ou 1708. s. L'Europe fa-vante, qui commença en janvier 1718, & qui a difparu en1720, après avoir même fouffert quelques interruptions dans cecourt efpace. C’eft un des Journaux le mieux écrit, & le plusjudicieux que l’on ait vu. Il s’imprimoit à la Haye, & l'on af-l'ûre que les principaux de ceux qui y travailloient, étoient MrsVan EfFen; de Pouilly, qui a été depuis de l’Académie des Bel-les Lettres, & qui s’eft retiré à Rheims en 1727; Mrs de Buri-gni & Champeau fes deux frères, & M. de Thémifeul de Saint-Hyacinthe, lî connu par le Chef-d’œuvre d’un Inconnu, qu’ila publié fous le nom de Mathanaftus, & par plufieurs autres Ou-vrages. Le Père Le Courayer, Chanoine Régulier de fainte Ge-neviève, y a fourni aullî plufieurs extraits, comme ceux desTraitez de la Pénitence & de l’Ordre, de M. WitafTe; de laBibliothèque des Auteurs Hérétiques, par M. Du Pin; la Ré-ponfe à la Critique que ce Doéteur avoit prétendu faire de cetExtrait, &c. 3. La Bibliothèque Angloife, ou Hiftoire Littérairede la Grande - Bretagne, parM. de La Roche, imprimée à Amfter-flam en 1717, & continuée jufqu’au cinquième volume inclufi-vement. Comme cet Ouvrage avoit été goûté, le Libraire en-gagea le Sieur Armand de la Chapelle de le reprendre, & il adonné depuis le fixiéme volume jufqu’au quinziéme inclufive-ment, finiffantà l’année 1728. M. Michel de La Roche repritlui même fon propre Ouvrage en 1720; mais il changea le titre,& le publia à la Haye fous celui de Mémoires Littéraires de laGrande-Bretagne. Il a donné de cette continuation feize petitsvolumes, dont le dernier parut en 1724.. Avant que de pu-blier fa Bibliothèque Angloife, il étoit déjà connu eu ce genrede Littérature, ayant donné auparavant, pendant quelques an-nées , un Journal Anglois, fous le titre de Mémoires de Littéra-ture, donc il y a quatre volumes: le premier qui contient prèsde cent feuilles, eft in folio , & les trois autres font in quarto. 11avoit commencé ce Journal au mois de mars 1710, in quarto,& il le difcontinuaaumoisdefeptembre 1714. q. Nouvelles Litté-raires , contenant ce qui fe paffede plus conftdérabk dans la Républiquedes Lettres, à la Haye chez du Sauzet. Ce projet commença às’exécuter en 1715- On donna ordinairement les Nouvelles parfemaine, & l’on changea dans la fuite d’ordre & même de mé-thode. Le recueil complet comprend onze volumes in douze,dont le dernier termine l’année 1720. Cet Ouvrage eft d’au-tant plus curieux qu’on y trouve un grand nombre de pièces fu-gi'ives en profe & en vers fur toute forte de matières, mêmefur les difputes qui agitent l’Eglife de France depuis 1713, leséloges de quantité de Savans, & beaucoup d’Anecdotes Litté-raires qui fontplaifîr à un Lecteur qui a du goût pour ces fortesd’Ouvrages. 5. Hiftoire Littéraire de l'Europe, contenant l'extraitdes meilleurs livres, un Catalogue cboifi des Ouvrages nouveaux,les nouvelles les plus intéreffantes de la République des Lettres, £?les pièces fugitives les plus curieufes. C’eft le titre entier de cenouveau Journal; & les Auteurs l’ont afTez bien rempli; maisleur Ouvrage éclos à la Haye au commencement de 172 6, adifparu en décembre 1727, après le fixiéme volume. 7. Nou-velles Littéraires, in oüavo, à Paris, d’abord chez la veuve leFebvre, & enfuite chez Alexis-Xavier-René Mefnier. Ellesparurent dès le premier décembre 1723. Le Père Defmolets,Frêtre de l’Oratoire & Bibliothécaire de la Maifon de S. Hono-ré à Paris, qui recueilloit ces Nouvelles avec plufieurs de fesamis, les donna d’abord afTez régulièrement tous les quinzejours: elles languirent un peu dans la fuite, & fe terminèrentenfin à celles du premier de mars 1724 inclufivement. On nelaifTe pas d’y trouver quelques pièces & des Anecdotes qu’on 11evoit point ailleurs. On en attribue principalement la difconti-nuation à l’Abbé Gervaife, qui a été enfuite Evêque in partibusinfidelium. La manière dont on avoit parlé de fon Hiftoire de Boë-ce dans les Nouvelles du 13 de février 172^, & ce que i’on yavoit dit fur tout, que cet Ouvrage étoit plus de fon frère,l’ancien Abbé de la Trappe, que de lui, lui firent de la peine:il s’en plaignit. Voilà ceux des Journaux Littéraires qui méri-tent ce nom, qui nous font le plus connus, & qui méritent leplus d’attention, que l’on a vu paroître & difparoître depuisque le Journal des Savans a commencé de donner l’idée de cesfortes d’Ouvrages. A l’égard de ceux qui fe continuent enco-re, les plus confidérables de ceux dont nous n’avons rien dit,font 1. ta Bibliothèque Françoife, ou Hiftoire Littéraire de la Fran-ce , qui s’imprime inoâavo, à Amfterdam depuis 1724, & donton a environ’ vint volumes. Feu M. Camufat, fi connu par fesprojets de Littérature eft le principal Auteur des premiers volu-mes qui avoient été précédez de trois autres, fous le titre deMémoires Hiftoriques (f Critiques commencez en 1722, aufquelsil avoit aufli beaucoup de part. Quand il eut abandonné fa Bi-bliothèque Françoife, M. l’Abbé G.entreprit de la conti-

nuer , & il y a lieu de croire qu’il y a encore aufli quelque part.L’idée des Mémoires Hiftoriques & Critiques, avoit fait naîtrecelle d’un nouveau Journal où l’on devoit prefque fe borneraux Ouvrages de Morale, de Théologie & d’Hiftoire Eccléfia-ftique; encore n’y devoit on faire entrer que des extraits desOuvrages d’un certain caraétére fur ces matières, & des Nou-velles du même genre. Plufieurs perfonnes connues, dévoientconcourir à cet Ouvrage; mais un feul devoit tenir la plume.Feu M. le Cardinal Du Bois, alors premier Miniftredu Royau-me de France informé de ce projet, l’avoit approuvé. On com-mença à l’exécuter, mais le Public n’en a rien vu. 2. La Biblio-thèque Germanique, ou Hiftoire Littéraire de l'Allemagne ÿ despais du Nord. Quoi qu’en dife l’Auteur de la Critique prétenduedéfintérejjée des Journaux Littéraires, ce Journal commencé aumois de juillet 1720, & imprimé à Amfterdam, eft un des mieuxfaits, des plus folides, & des plus utiles, (au ftile près, quid’ailleurs n’a rien de choquant) que l’on ait entrepris dans cesderniers tems, & qui fe continuent encore. La plupart de ceux j

JOU. JOY. ISL &c. .

qui le compofent font des François réfugiez, tous Gens de Let-tres & verfez dans toutes fortes de Sciences. 3. La Bibliotbéqu *Italique, ou Hiftoire Littéraire de l’Italie, quoique plus fuperfi*cielle que la Bibliothèque Germanique, eft aufli l’Ouvrage d’u-ne Société de Gens de Lettres, dont plufieurs fe font fait con-noître par d’autres Ouvrages fort eftimables en leur genre. Lepremier volume qu’ils donnèrent de leur Journal, eft pour leamois de janvier, février, mars & avril 1728. Cet Ouvrage a toû-jours paru à Genève. Il eft dédié à feu M. le Marquis de San-ta - Crux, Vicomte de Puerto, &c. fi connu par fes ambaffades,

. fes exploits militaires, & fes réflexions militaires, imprimées àTurin en plufieurs volumes in quarto. 4. La Bibliothèque Raifon-née des Ouvrages des Savans de l’Europe. M. Defmaizeaux, égale-ment connu à eftimé dans le inonde littéraire, a, dit-on,beaucoup de part à cette Bibliothèque, que l’on a commencéde donner à Amfterdam en 1728. On dit dans la préface qu’iln’a été entrepris que pour fervir de continuation à ceux de lamême efpéce qui ont paru en François depuis 1684, & pourconfoler le Public de la perte qu’il a faite du Journal de M. LeClerc. Le ftile de cette Bibliothèque n’a rien d’agréable, & le»extraits font quelquefois trop diffus & languiffans; mais ces défaut»font réparez par quantité d’autres avantages dont on s’apperçoiten lifant ce Journal avec difcernement. 5. En 1731, on a com-mencé à publier à Leyde une Bibliothèque Belgique, dont on adéjà quelques volumes qui n’ont pas fait encore beaucoup debruit dans la République dès Lettres, & qui ne paroiffent gué-res mériter une attention particulière. Ce font des volumes inoüavo. Voilà ce que les bornes où nous fbmmes obligez de noutarrêter , nous permettent de dire des Journaux Littéraires.Parler de tout, ce feroit la matière d’un Ouvrage particulier,qui auroit beaucoup d’utilité s’il étoit exaét & judicieux. FeuM. Camufat avoit entrepris une telle Hiftoire, & il en a donnéun effai en publiant fon Hiftoire des Journaux imprimez en France ,en un volume in oüavo, imprimé à Befançon fa patrie, en 1721.Depuis fa retraite en Hollande, où il eft mort, il revit cet effai,le corrigea & le continua, & l’on affure qu’il avoit quatre volu-mes prêts à publier, quand il mourut. On en a deux qui ne fontpas encore fort communs en France. On lui donne aufli la Cri-tique defintéreffée des Journaux Littéraires, & des Ouvragesdes Savans, dont on a trois volumes, aufquels il a eu au moinsune grande part. Ce projet étoit bon; mais il eft rempli avecune partialité qui dément entièrement le tître, & fi fupertïcield’ailleurs, qu’on n’eft guéres plus inftruit quand on l’alu. Dansle Chapitre XVI du livre premier du Polyhiftor de M. Morhof,on trouve un article affez curieux fur les Journaux Littéraires.Fbyez la page 177, & les fuivantes, dans l’édition de Lubeck,en 1732, in quarto. Dom Bonaventure d’Argonne en avoitdonné un aufli dans le premier volume de fes Mélanges d’Hi-ftoire & de Littérature, publiez fous le nom de Figneul - Mar-ville ; & celui qui a donné la quatrième édition de cet Ouvrageen 1725, en a publié un autre dans le troifiéme volume, plusexaét & plus détaillé; M. Baillet dans fes Jugemens d es Savans,tome 2. partie 1. n. 28. p. 52 — 62. édit. d’Amfterdam, 1725;les Auteurs de l’Europe Savante dans la préface du moi»de janvier 1718 ; Le Père Honoré de Sainte-Marie , Car-me Déchauffé, fort mauvais Critique, dans fes réflexions furi’ufage de la Critique; & M. Struve dans fon Introduction Lati-ne à l’Hiftoire Littéraire, ont parlé aufli des Journaux Littérai-res, & l’on trouve dans chacun de ces Auteurs des particulari-tez utiles. M. Juncker s’eft beaucoup plus étendu qu’eux furce fujet dans un Traité particulier qu’il en a donné exprès en1692, à Leipfic, fous le tître de Scbediafma Hiftoricum de Epbe-meridibus, feu Diariis Eruditorum. Mais cet Ouvrage eft fort dé-feétueirx.

JOUVENET (Jean) p. 163. col. 1. I. 3. après le motRouen, ajoûtez le 12 avril

L. 5. après le mot Paris, ajoûtez à l’âge de 17 ans

L. 9. après le mot repu, ajoûtez, l’an 167s-

Col. 2. /. 2. après le mot élu, ajoûtez en 1707

L. 19. après le mot vie, ajoûtez en 1713

L. 30. au lieu de fixiéme, lifez cinquième

JOYEUSE, famille, /. 8. au lieu de Barjat, lifez Barjac.

P. 164. col. 1. N. VII. Louis, I. du nom, l. 4. au lieu de duMaître, lifez de La Maître

N. VIH. Randon, II. du nom, l. 4. 6. au lieu de Gelas, li-fez Gelar; & /. 4 (ÿ 7. au lieu de Charles, lifez Challus.

N. XII. Charles , /. 2 ÿ^.aulieu de Mevuillon, lifez Meuillo»Col. 2. N. XI. Louis de Joyeufe, /. 3. au lieu de Bozac, li-fez Bonzac

N. XII. François de Joyeufe, l. 2 fj* 3. au lieu de du Gafte,lifez de Gafte.

N. XIV. Claude, l. 4. au lieu de Tourps, Ifez Torpes.

P. ié5- col. 1. N. XV. I. 6. au lieu de Rohan, lifez BohanN. XVI. Jules- Ce'sar , l. 3. au lieu de N.. .. lifez AnneN. XVI. Charles-François, /. 6. après le mot Louis, ajoû-tez de Mailly

Col. 7. N. XV. Robert, l. 5. au lieu de Runipont, ùyè2RanipontP. 175. col. 2. IS EL IN (Ulric) NB. Le Supplément deParis 1735. a mis dans cet article, l. 3. 1542 pour 1524ISIDORE, Philofophe Payen, p. 176. col. 2. i. 2. au lieude &, lifez Auteur Payen qui

S L A N D E, p. 178. col. 2. I. 1. lifez ISLANDEP. 181. col. 1. N. IX. Adam de Tille, l. 6. au lieu de Im-baut, lifez Thibaut

P. 182. col. 1. N, XV. François de l’Ille, l. 6■ après le motans , ajoûtez ; 2. Auguftin de L’Ille, Marquis de Marivaux,aufli Meftre - de - camp de cavalerie, tué au combat de Senefen 1674, âgé de 28 ans.

L. 6. 7. 8. 9- n- au lieu de 2. 3. 4. s & 6 , lifez. 3- 4. 5- 6 6? 7-

P - 205.