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j733. Il n’étoit pas du nombre des Académiciens; mais fonmérite perfonnel, joint au titre de premier Peintre du Roi luiavoit fait accorder le droit d’entrée & de féance dans la Com-pagnie, comme l’avoit feuM. Coypel le père, fon prédéceffeur,ce qui n’a pas été continué au Sieur Chauffourrier fon fuccef-feur au titre de Deflînateur.
1723. Du Bois (Guillaume) Cardinal, Archevêque de Cam-brai Prince du faint Empire, premier Minillre de Francë , l’undes Quarante de l’Académie Françoife, fut reçu Honoraire fur-numéraire, & mourut quelques mois après, en 1723.
De Fleury (André - Hercule) ancien Evêque de Fréjus, de-puis Cardinal & premier Minillre, l’un des Quarante de l’Aca-démie Françoife, Honoraire. »
1724. J Fourmont le jeune (Michel) Abbé , &c. ProfeffeurRoyal en Langue Syriaque.
1726. De La Curne de Sainte-Palaye. (Jean - Batifle)
D’Etrées (Viélor-Marie) Maréchal de France, Chevalier des
Ordres du Roi, Vice-Amiral de France, Grand d’Efpagne,l’un des Quarante de l’Académie Françoife, Honoraire;
Du Cambout de Coillin (Henri- Charles) Evêque de Metz,premier Aumônier du Roi, Commandeur de l’Ordre du Saint-Efprit, l’un des Quarante de l’Académie Françoife, Honoraire,mort à la fin de novembre 1732.
Souchay (Jean-Batifte) aujourd’hui Profefleur au CollègeRoyal.
1727. Bonamy (N.. ..) Hiftoriographe de la Ville.
De la Barre (Louis -Jofeph - François)
Vatry (René) Chanoine de Saint-Etienne des Grès, Profef-feur Royal en Grec.
1728- De Canaye (Etienne) Abbé, &c.
Moret de Bouchenu, Marquis de Valbonnays (Jean-Pierre)premier Préfident de la Chambre des Comptes de Dauphiné,Académicien Honoraire correfpondant, mort le deuxième mars1730. Sa place, qui étoit une place extraordinaire, n’a pointété remplie.
1729. De la Nauze (Louis)
De Paris (François) Abbé, &c. fa place a été déclarée va-cante en 1733.
Schepflin (Jean-Daniel) Profefleur en Hiltoire & Belles Let-tres, &Reéteurde l’Univerfité de Strasbourg, Académicien af-focié correfpondant
Le Marquis Capponi (Alexandre - Grégoire) Grand Fourrierdu palais Apoltolique, Académicien Honoraire étranger.
1733. De Beauvilliers, Duc de Saint-Aignan (Paul-Hippo-lyte) Pair de France, Ambaffadeur extraordinaire à Rome, l’undes Quarante de l’Académie Françoife, Honoraire.
D’Orléans de Rothelin (Charles) Abbé de Cormeille, l’undes Quarante de l’Académie Françoife, Honoraire.
1733. De Voyer de Paulmi d’Argenfon, (René-Louis) d’a-bord Confeiller au Parlement, puis Maître des Requêtes, en-fuite Confeiller d’Etat. &c. Académicien Honoraire.
Du Refnel (Jean-François) Sieur du Bellay, Chanoine deSaint-Jacques de l’Hôpital, Abbé de Sept-Fontaines au diocé-fe de Rheims, Cenfeur des livres, & l’un des Auteurs du Jour-nal des Savans.
1734. Maffei (Scipion) de Vérone, Marquis, &c, Honorai-re étranger.
P. 134. col. r. Avant INTERIM, mettez, l’article quifuit.
♦INTERIAN DE AYALA (Jean) en Latin, Joan-nés Interianus ou Interramnenfis de Ayala , Auteur Efpagnol, Re-ligieux de l’Ordre Royal & Militaire de la fainte Vierge de laRédemption des Captifs, mort de paralyfie à Madrid le 20d’oftobre 1730, âgé de 74 ans, s’elt fait connoître par un grandnombre d’Ouvrages , dont la plupart font eltimez. Il étoit Poè-te, Hiftorien, Critique, Théologien, Traduéteur, & il n’aceffé d’écrire qu’avec fa vie. Le plus grand nombre de fes Ou-vrages efl en Langue Efpagnole, dans laquelle il écrivoit avecpureté & élégance. * Payez le Supplément de Paris 1735.
P. 14 6. col. 1. Avant JOLLYVET, mettez ce qui fuit.
JOLI. Voyez JOLY.
Col. 2. Avant JOLY (Claude) naquit à Paris, &c. mettezl’article qui fuit.
♦JOLY (Claude) né en 1610, à Buri-fur-l’Orne, dans lediocéfe de Verdun en Lorraine, après avoir été Curé de S.Nicolas-des-champs à Paris, fut nommé à l’Evêché de Saint-Paul de Léon en Baffe-Bretagne, après Henri de Laval, & en-fuite Evêque d’Agen^ Il mourut en 1678. Ce Prélat avoitbeaucoup de zèle & de fcience eccléfialtique, & tout le mon-de connoît fes Prônes, qui font généralementellimez. Ils fu-rent donnez au public en huit volumes, in douze, par Jean Ri-chard, Avocat au Parlement, à qui l’on eft redevable de beau-coup d’autres Ouvrages de cette nature, même de fa compofi-tion. Voyez RICHARD. On a fait depuis plufieurs autreséditions des Prônes de M. Joly.
P. 147. col. 1. I. 54. au lieu de 1676, lifez 1675
L. 78. après le mot douze, ajoûtez, réimprimé en 1680, avecdes augmentations
Col. 2. Avant JOLY (George) mettez l’article qui fuit.
* J O L Y (Guy) n’étoit point parent, comme plufieurs l’ontdit, de Claude Joly, dont on a parlé dans l’article précédent. Ila été Confeiller du Roi au Châtelet de Paris; & en 1652, il é-toit Syndic des rentes de l’Hôtel-de-ville de Paris. Il s’eft at-taché au Cardinal de Retz qu’il a fuivi longtems dans fes difgra-ces & dans fes avantures. Il a fait des Mémoires depuis 1648,jufqu’en i<5<S5. pour fervir d’éclairciffement & de fuite à ceuxde ce Cardinal, après lefquels ils ont été imprimez en 1718, endeux volumes in douze, & avec lefquels on les a réunis dans les
JON. JOR. JOS. JOU.
nouvelles éditions. La Cour connoiffant la capacité de M; Jo-ly, l’engagea à travailler aux Traitez qui furent faits pour ladéfenfe des droits de la Reine. Guy Joly eft encore Auteurdes Ouvrages fuivans, Les Intrigues de la paix, & les Négocia-tions faites à la Cour, par les amis de M. le Prince, depuis faretraite en Guienne jufqu’à préfent, in folio, en 1652; Suitedes Intrigues de la paix, &c. in quarto, en 1652. En 1649, M.Joly, palfant dans la rue des Bernardins, on tira fur lui uncoup depiftolet, dont il porta fa plainte au Parlement, par unécrit intitulé, Moyens de Requête préfentez à la Cour par M. GuyJoly, Confeiller du Roi au Châtelet de Paris, pour raifon de l’af-’falîinat commis en fa perfonne le onzième de décembre. * Voyezle Supplément de Paris 1735.
J O N A S, Abbé de Bobio, p. 148. coh 2. /. 8 9 - au lieu
de Clotaire lifez Clovis.
P. 150. col. 2. Avant JONICHUS, mettez l’article quifuit.
* JONGLEURS. L’Hiftoire du Théâtre François nousapprend que l’on nommoit ainfi des efpéces de Bâteleurs quiparurent du tems des Troubadours, ou Trouverres, PoètesProvençaux, fameux dès le onzième fiécle. Le terme de Jon-gleur eft fans doute une corruption du mot Latin Joculator, enFrançois, Joueur. Il eft fait mention des Jongleurs dès le temsde l’Empereur Henri III, qui mourut en 1056. Tous les jeuxde ceux-ci confiftoient en gefticulations, Tours de pajfe-pajfe\,&c. ou par eux mêmes, ou par des linges qu’ils portoient, ouen quelques mauvais récits du plus bas burlefque. Mais leursexcès ridicules & extravagans les firent tellement méprifer,que pour lignifier alors une chofe mauvaife, folle, vaine, oufauffe, on l’appelloit Jonglerie. Philippe-Augufte dès k pre-mière année de fon régne, les chafia de fa Cour, & les bannitde fes Etats. Quelques uns néanmoins qui fe réformèrent, s’yétablirent, & y furent foufl'erts dans la fuite du régne de cePrince & des Rois fes fucceffeurs. C’ell de là que vient cet an-cien proverbe, Payer en monnaye de Jinge , en gambades.
J O N S I U S (Jean) p. 151. col. 1. 1 . x, au lieu de l’an X680,lifez en 1659.
P. 152. col. 2. Avant J O RD ANE, rivière, mettez l’arti-cle qui fuit.
♦JORDANE (Luc) de Naples, Peintre célébré, Difciplede Jofeph Ribéra, furnommé l’Efpagnol, imita parfaitement lamanière de ce Peintre dans fes premiers Ouvrages; mais ayantvu les ouvrages des Peintres de Rome & de Venife, il prit unemanière plus vague, & qui convenoit davantage à fon génie fiimpétueux, que jamais Peintre n’a produit des ouvrages avecautant de célérité. Charles II, Roi d’Efpagne, le fit venir à faCour, lui donna à peindre le grand efcalier de l’Efcurial, &l’occupa à quantité d’autres travaux. Jordane comblé d’hon-neurs & de biens retourna à Naples fa patrie, qu’il avoit enri-chie Je quantité de fes productions, & il y mouruc en 1704,* Mémoires du tems.
JOSCIMON (Conftantin) p. 154. col. 1. I. dern. au lie»de tome £ &? 3 , lifez tome 1 £? 2.
JOSEPH, Rabbin, p. 156- col. 1. 1. 4. au lieu de Abénezra,HJez Aben - Ezra.
JOSE P H de Paleftine, l. pcn. après le mot Apitre, ajoû-tez. On croit que le Comte Jofeph, mourut vers Tan 355, âgéde plus de 70 ans.
JOURDAIN (Guillaume) p. 163. col. 1. I. 4 & g. au lieude Léland, lifez Balée
Avant JOURS, mettez l’article qui fuit.
* JOURNAUX L I T T E R A I R E S. I.a manière defaire favoir au Public, par une efpéce de Journal, ce quifepaffedans la République des Lettres, eft une des plus belles inven-tions du XVII fiécle. La gloire en eft due à M. deSallo, Confeil-ler au Parlement de Paris, qui fit paroître le Journal des Savans ,Tan 1665 > fous le nom de Hédouville, & nous avons jouï paifi-blement de l’honneur de cette invention jufqu’en 1687, queM. Wolfius , favant Allemand, s’avifade nous la contefterpouren revêtir Photius. Ce fentiment n’a pas fait fortune; & â l’ex-ception de M. l’Abbé de La Bizardiére qui Ta adopté dans fesCaractères des Auteurs Anciens & Modernes, p. 6 2, on ne voitperfonne qui l’ait embraiTé. Monfieur Struve & les Jéfuites,l’ont même expreffément réfuté, le premier dans fon Introdu-ftion Latine à i’Hiftoire Littéraire, les autres dans leurs Mé-moires pour fervir à I’Hifloire des Sciences & des Beaux Arts, im-primez fi longtems à Trévoux, mois de février 1712. Ils ontmontré les uns & les autres en peu de mots, l’extrême diffé-rence qui fe trouve entre la Bibliothèque du favant Patriarchede Conllantinople & les Journaux^ Ces deux Ouvrages, com-me ils l’ont remarqué, font dans un goût tout différent. Pho-tius n’a eu d’autre intention que de nous laiffer des analyfes detout ce qu’il avoit lu dans fon Ambaffade de Perfe: les Journa-Iiftes nous parlent des livres à mefure qu’ils paroiffent: ils nousles annoncent: ils nous indiquent en quel païs & en quelle for-me ils font imprimez: ils en développent légèrement le fujet.ils raffemblent tout ce qui peut intéreffer le Savant. Nouvellesdécouvertes, recherches curieufes, phénomènes extraordinai-res , tout cela eft de leur reffort r Projet bien au deffus de celuiqu’avoit conçu Photius, dont les vues étoient certainementbien plus bornées. On ne fauroit donc refufer, avec jultice àla France, & à M. de Sailo en particulier, la gloire de l’inven-tion des Journaux. Ce Magiftrat joignoit à beaucoup de péné-tration & de jugement, une critique vive & fine, mais dont lestraits par cela même, n’étoient que plus perçans. U vit bien-tôt des féditieux fe foulever contre lui. A les entendre, la Ré-publique des Lettres alloit perdre fa liberté : ils vouloient avoirle droit d’écrire impunément: ils ne vouloient point de Tribu-nal qui prononçât fur leurs Ouvrages. Le Journal fut arrêté au
bout