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5 (1740) Lettres I - L
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BAR.

Evêques étoient alors pourvus, &dont on le menaçoit, il quittafon Miniftére & fa paroilfe en 1688, pour fe retirer à Paris.Comme il ne s’y crut point en fûreté, ni pour fa confidence, nipour fa perfonne, il fortit du Royaume en 1688, & vint à Ge-nève , où il fut reçu comme une bonne acquifition , ayant pro-duit entre autres bons témoignages, non fufpefts, un certificatauthentique de fon Evêque, lequel certificat portoit en proprestermes que ledit Curé de la Flamingrie a toûjours eu une con-duite fage & irréprochable, à la Doétrine près fur les pointsdont on a parlé cy - deffus. En 1690, il époufa une Deinoifel-le de Genève ilfue d’une ancienne famille Du Chablais, établieà Genève dès le tems de la Réformation. Depuis ce teins - làjufqu’en 1708 , ayant fubfitlé honorablement en partie de fonbien, en partie de fon travail, enfeignant entre autreschofes laLangue Erançoife, avec réputation, à la Noblefie étrangère, ilfut invité en 1708, par le Sénat Académique à prendre une despremières clalTes du Collège, à laquelle il fut admis par les Su-périeurs , avec toute la diliinftion qu’il auroit pu fouhaiter. En1716, les Seigneurs du Petit Confeil lui donnèrent une nouvellemarque de leur ellime & de leur bienveillance, lorsque de leurpropre mouvement ils lui firent préfent de la Bourgeoilie, la-quelle s’achette ordinairement. Les Ouvrages publiez par leSieur de La Barre font, L’Egalité des deux Sexes, Ouvrage P byfi -que £? Moral, où l’on voit l’importance de fe défaire des préju-gez, en 1 73 ; L’Education des Dames, pour la conduite de l'ejpritdans les Sciences çÿ dans les Mteurs. Cet Ouvrage a pour but, I.de découvrir l’origine, la nature, les inconvéniens & les remè-des de la préoccupation & des préjugez; 2. de montrer que laconnoiflance Phyfique & Morale de foi-même, eft la fource&lefondement de toutes les Sciences, principalement de celles depratique, fans excepter celle de la Religion; L'Excellence des hom-mes contre l'Egalité des deux Sexes, avec une Differtation qui fertde réponfe aux objeflions tirées de l’Ecriture Sainte contre lefentiment de l’égalité. En 1720, il mit au jour La DoÙrine desProtejlans, fur la liberté & le droit de lire l'Ecriture Sainte , fur lefervice Divin en Langue enttniue, fur l'Invocation des Saints, furle Sacrement de /’ Euchariftie , jujlifiée par le Miffel Romain, ($ pardes Reflexions fur chaque point, avec un Commentaire Philofopbiquefur ces paroles de Jefus- Cbrifl Ceci eft mon Corps, Ceci eft monSang, Mattb. ch. 26. v. 26. On peut confulter le jugement deM. Le Clerc, fur cet Ouvrage, Bibliotb. Ane. & Mod. tome 15.Ses amis voudroient bien qu’on fît imprimer d’autres de fes Ou-vrages , qu’ils ont vus en manuferit. Le Sieur de La Barre a eude fon mariage deuxenfans, le fils, nommé Jean-Jacques, néen feptembre 1696, & reçu au faint Miniftére en 1720, a com-mencé de fe diftinguer, 1. en 1714 , par les Théfes qu’il foutintfous le titre de Penfées Pbilojopbiques, eftimées d’un tour nou-veau, & d’un goût allez exquis, pour avoir été engagé peu aprèsà les mettre & publier en François, en faveur de ceux qui n’en-tendent pas le Latin ; 2. en 1717 par d’autres Théfes, fous le ti-tre de Penfées Tbèologiques du même goût & du même caractère queles premières, les unes & les autres imprimées m oiïavo, à Genè-ve chez Fabri & Barillot. Ledit Sieur de La Barre elt mort enmai 1723. * Cet article eft tel qu’il a été envoyé.

BARREAUX (Jacques de Vallée, Seigneur des) p. 82.col. 2. 1 - 2. au lieu de Délu , lifez Dolu.

P. 83. col. 1. I. 42. au lieu de Guermande, lifez Guermante.

BARRES (Jean Des) l. 5. au lieu de Dongy, lifez Donzy.

L. 8- au lieu de Galeret, lifez Galart.

P. 83- col. 2. Avant B A R R I A N O, mettez ce qui fuit.

B A R R L Voyez B A R R Y.

B A R R O S (Jean) p. 84. col. 1. I. 1. au lieu de Jean , lifezJean de

B A R R Y (Paul) p. 85. col. 1. Au lieu de cet article, mettezles deux fuivans.

* BAR R Y (Paul de) Jéfuite, né à Leucate, audiocéfedeNarbonne en 1587, mourut le 28 juillet 1661. Il a fait impri-mer un allez grand nombre d’Ouvrages de piété, qui ne fontguéres connus aujourd'hui, que par les Cenfures que plufieursont elTuyées. Le plus fameux eft celui qui a pour titre, Le Pa-radis ouvert à Pbilagie, par cent Dévotions à la Mère de Dieu, indouze, imprimée à Lyon en 1636, & plufieurs autres fois de-puis. Voyez ce qu’en dit M. Pafcal, dans fes lettres au Provin-cial. Les autres Ouvrages de ce Jéfuite, font rapportez dans laBibliothèque des Ecrivains delà Société par Sotwel.

* B A R R Y (René) étoit Parifien , & prenoit le titre deConfeiller & Hiftoriographe du Roi. Cependant il a peu travail-lé fur l’Hiftoire de France, & l’on ne connoît de lui qu’un Ab-brégé de la Vie de Louis XIII, qui fe trouve dans l’Ouvrage in-titulé Les Triomphes de Louis lejufte, in folk, 1649. Les Ou-vrages de René Barry roulent fur l’Art Oratoire, la Logique &la Morale. 0.1 faifoit autrefois quelque ufage de fa RhétoriqueFrançoife; mais on ne s’en fert plus depuis longtems. La Rhéto-rique Françoife, Les Secrets de la Langue Françoife , Sa Logique, SaMorale, Sa Phyfique, en trois volumes, in douze , publiée en1671, avec fa Mûtaphyfique, ne font guéres plus recherchées.Cependant on y trouve de très bonnes chofes, & plufieurs deceux qui ont écrit fur ces matières, en ont fu profiter. On aencore de lui Converfations, & Méthode pour bien prononcer unDifcours, & le bien animer. * Mémoires du tems. Le Long, Bi-blktb. de la France. Gibert, Jugemens des Savansfur les Auteursqui ont traité de la Rhétorique, tome 3. p. 120 £? fuiv.

B A R T A S (Guillaume - Sallufte Du) col. 2. I. 32. avant lemot Ronfard, mettez On dit que

L. 34. après ces mots/a vie; ajoûtez, mais ce fait ne peut-êtrevrai, car Ronfard n’eftimoit point Du Bartas.

P. 86. col. 1. Avant B A R T H (Pierre) mettez l’article quifuit.

* B A R T H (Jean) Tout le monde a entendu parler de ce

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fameux perfonnage, dont le nom a été fi longtems redoutablefur la mer, pendant le régne de Louïs XIV. Jean Barth étoitde Dunkerque. De fimplc Pêcheur s’étant fait connoître par fesaétions, auflîhardies que finguliéres, fans proteéleur a fans au-tre appui que lui- même, après avoir paffé par tous les degrtzde la Marine, il devint Chef d’efeadre. II.étoit de haute tail-le, robufte, bien fait de corps, quoique d’un air groffier. Uparloit peu & mal du refte, il étoit très-proprepour uneaftionhardie, in3is incapable d’un projet un peu étendu. En 1691,Barth après une expédition heureufe, dans laquelle il eut part,obtint du Roi une gratification de mille écus, & fut reçu à laCour avec beaucoup d’honneur. Tout le monde fouhaitoit dele voir à caufe de fa réputation, & c’étoit le Chevalier de For-bin, connu depuis fous le nom de Comte de Furbin, qui l’intro-duifoit par tout. Les Plaifans difoient à cette occafion , Allonsvoir le Chevalier de Forbin , qui mene l’ours. Jean Barth s’étoittrouvé dans plufieurs expéditions confidérables , avec M. deForbin, & en 1689, étant l’un & l’autre Capitaine d’une fréga-te, ils furent pris & envoyez prifonniers à Plymouth, d’où ilsfefauvérent au bout de peu de jours. Barth avoit une vigueur ilinfatigable, que quoiqu’ils n’eufient que deux avirons, un long& un petit, ils arrivèrent furies côtes de Bretagne, après avoirfait 64 lieues, dans moins de 48 heures. En 1694, les Hollan-dois ayant pris une flotte marchande, deftinée pour la France, &compofée de 500 vailfeaux, tant Suédois, que Danois 6c Dant-zicquois, Jean Barth leur donna la chafle entre le Texel & laMeufe, & s’attachant à l’Amiral Hollandois, quoique de 58 piè-ces de canon , il l’aborda, en prit quelques autres avec le reftede fon efeadre , & délivra la flotte marchande , qu’il efeorta juf-qu’aux lieux où elle devoit arriver. Deux ans après, c’eft à di-re, en 1696, Jean Barth caufa encore une perte confidérable auxHollandois en fe rendant maître d’une partie de leur flotte qu’ilrencontra à fix lieues de Flie. Son efeadre étoit compofée dehuit vaifleaux de guerre, 6c de quelques Armateurs, & laflotteHollandoife de 200 vailfeaux marchands, efeortée de quelquesfrégates. Barth l’attaqua avec vigueur , aborda lui-même leCommandant, prit 13 vailfeaux marchands, & quatre du convoi,fans avoir fouffert que très-peu de perte. Il n’en profita pasnéanmoins: ayant rencontré prcfque suffi - tôt douze autres vaif-feauxde guerre Hollandois, convoyant une flotte qui alloitauNord fous les ordres du Capitaine Ménard, il fut contraint demettre le feu à fa prife pour l'empêcher de retomber entre lesmains des ennemis. 11 ne fefauva lui-même qu’à force de voi-les de la pourfuite de quelques autres vailRaux qui arrivoientfur lui. * Mémoires du Comte de Forbin , tome 1. Suite de l’MJloiredeFrancede Mézeray, inquarto, p. 487 & 493- Mémoires du tems.

P. 87. col. 2. après la première ligne, mettez ce qui fuit.

BARTHE’LEMl (Le malfacre de la Saint-) VoyezMATINES.

BARTHIUS (Gafpard) l. 5 fc? 6. au lieu de Louïs le Dé-bonnaire, lifez Charles IL

B A R T O L I (Daniel) p. 90. col. 2. 1 . 2. après 1623 , ajoûtez& mourut en 1685 . âgé de 77 ans.

BARZ 1 ZIUS (Chriftophle) p. 92. col. 1. A la place decet article, mettez celui qui fuit. *

*B A R Z I Z I U S ou D E BARZIZIIS (Chriftophle)fils de Gafparin de Barziziis , célébré Orateur de Venite, fut pre-mier Profelfeur de Médecine dans l’Univerfité de Padoue, & fleu-rit vers l’an 1532. On a de lui , Janua ad otr.ne OpuspraüicumMedicinæ , 1518, inquarto ; Introduâorium cumpraÜicaCommenta-riorum ad Nonum Rbafls, 1494, in folio; De Febrium cognitione &cura, 1517, in quarto; De Ralneis, &c. * Manget, Bibliotb.

Script. Medic. in folio, tome 1. p. 245.

P. 92. col. 1. Avant BASA, mettez ce qui fuit.

BAS, ifle d’Ecofle. Voyez B A S S.

P. 92. col. 2. Avant B A S C A T, mettez ce qui fuit.

B A S C II A M A. Voyez BASÇAMAN.

B A S I N E, fille de Chilpéric, p. 98. col. 1. 1 . 7 & 8. au lieude Clotaire II, lifez Childebert.

A la fin de l’article, ajoûtez. Voyez auflî le Supplément de Paris1735-

P. 108 .col. 1. au lieudeX. George - Africain, lifez XI. Geor-ge-Africain.

L. 10. au lieu de Cafton- Jean - Batifle non marié, lifez Ga-ston - Jean - Batiste mentionné cy - apres.

Col. 2. au lieu des articles XI. Charles, & XII. Anne -Fran-çois-Joseph, mettez les trois qui fuivent.

XII. Charles de Baffompierre, Baron de Dompmartin, Co-lonel d’un régiment dans les troupes de Lorraine, mort avantl’an 1665, laifla d ’Henriette de Haraucourt- Chambley, outre troisfilles Reiigieufes dans le monaftére de la Vifitation de Notre-Da-me à Nanci, dont une vivoit encore en 1730, deux fils, favoir1. Anne - François-Joseph qui fuit; & 2. Charles - Louïs, Mar-quis de Baffompierre, Général des armées de l’Empereur, quifut fait Maréchal de Lorraine, 6t Grand - Baillif de Vofges parle Duc Léopold en 1698 , & qui avoit époufé Marie - Louïfe deBeauvau, vivante veuve en 1733» fille de Louïs, Marquis deBeauvau, Seigneur de Fleville, de Faims, &c. Confeiller d’E-tat, & Capitaine des Gardes-du-Corps du Duc de Lorraine,& de Charlotte de Florainville fa première femme. De ce maria-ge vint François - Louïs, Marquis de Balfompierre, mort jeuneà Paris le 14 ottobre 1714, & inhumé le lendemain à S. Sulpice.

XIII. Anne-François-Joseph, I. du nom, Marquis de Baf-fompierre, Seigneur du Chaftelet, Terre dont il fit hommageau Duc de Lorraine le 16 janvier 1665. Il préfenta une Requêteau Parlement de Metz le huitième juillet 1681, fur l’oppofitionformée à fon aveu touchant fon droit de buffet. Il fut Coloneld’un régiment au fervice de l’Empereur, fervit dans les guerresde Hongrie, & fe Cgnala en 1694, dans le camp de Varadin,

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