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5 (1740) Lettres I - L
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26 B À R.

COMfES DE CE RD AGNÉ, N. IV. I. 9. au lieude Fiiez., liiez Fides.

N. VII. Bernard- Guillaume, l. î. après le mot Comte, ajoû-tez de Bergit, puis de

L. 7. NB. L’édition de Paris 1732, a l. 8. fe féparent pur fe répa-rèrent.

NB. L’édition de Paris 1732, p. 910. col. 1. 1 . 19. dit pendantles guerres pour pendant les dernières guerres.

P. 68- col. r. L 33. au lieu de Bénéfices, lifez Bénéficiers.

BARCLAY (Guillaume) p. 69. col. 1. 1 . 2 6. au lieu de versl’an 605, lifez vers la fin de l’an 605.

Col. 2. I. 36. après le mot Argénis, ajoûtez ce qui fuit. CeRoman allégorique, a été traduit en François en 1623; en An-glois en 1625, par Hengelmill ; en Italien par Francifco Pona,en 1625; enEfpagnoI, parjofeph Pellicierde Salas, en 1626;la même année en Allemand, par Martin Opitius. En 173 2 > M.l’Abbé Joffe, Chanoine de Chartres, a donné du même Ouvra-ge une Fraduétion très-eftimée en François. 11 a traduit envers Ce qu’il y a de Poëfie dans cet Ouvrage, & fa Traduétionl’emporte de beaucoup fur l’original. Elle eft en trois volumesin douze, & a été imprimée à Chartres.*

B A R C O S (Martin de) p. 70. col. 1. I. pen. de l’article & dela colomne, après ces mots charge d’Abbé, ajoûtez ce qui fuit.On a de lui les Ouvrages fuivans, Cenfure du Prœdeflinatus duPéreSirmond, Jéfuite, fous le nom du Sieur Auvray; Réponfeà un Extrait de quelques Proportions de Janfénius & de Jes Séna-teurs, fÿe. condamnées par le Concile ; Traité de l’autorité de S.Pierre & de S. Paul qui réfidedansle Pape, Succeffeur de cesdeux Apôtres; La grandeur de l’Eglife Romaine établie fur l’au-torité de S. Pierre & de S. Paul, & juftifiée par la Doélrine desPapes; Epijlola adInnocentium X, fur le mêmefujet; Eclairciffe-mens de quelques objeftions que l’on a formées contre le livrede la grandeur de l’Eglife Romaine ; Quce Jit auQoritas fanüi Au-guftini in Ecclefia ; Lettre à l’Abbeffe & aux Religieufes de Port-Royal, pour les çonfoler, en 1661; Réponfe au Père Ferrier ,Jéfuite, fur fon i'dée du Janfénifme; Seconde Réponfe au mê-me; La fimple vérité oppofée à la fauffe idée du Janfénifme; Ex-plication de la Queflion de Fait touchant les cinq Propofitions ;Sentimens de l’Abbé Phileréme fur l’Oraifon Dominicale; DelàFoi, de l’Efpérance & de la Charité, ou Explication du Symbo-le, de l’Oraifon Dominicale & du Décalogue; Expofition de laFoi de l’Eglife Romaine touchant la Grâce & la Prédeftination.

BARDE (Jean de La) p. pi. col. 1. /. 41 42. au lieu de en

août 1714 N. . . de Pommeren, lifez le 22 août 1714 Marie-Agnès de Pommeren.

Z..4i.au lieu d eLouls, lifez Jean-BatiJle.

L. 42. au lieu de N. Bernard, lifez Marie - Michelle Bernard.

B A R D E T (Pierre) col. 2. 1. 2. au lieu de 1581, lifez 1591.

B A R G E' N Y, p. 73. col. 2.1. 1. âu lieu de B A N G Y, lifezBANGE'N Y.

BARLEMONT, l. 1. au lieu de village, lifez ville.

BARNES (Jean) P- 71- col. 2. I. 32. après le mot Eglife ,mettez ce qui fuit. Il fut conduit d’abord de Paris à Cambray,où il fut mis en prifon. De Cambray on le mena à Grivolde,demeure ordinaire des anciens Comtes de Flandre, à deux lieuesde Bruxelles, fur le canal qui conduit à Malines. Barnès futencore enfermé dans ce lieu, mais il s’en fauva avec le tems parle moyen d’un cordon qu’il avoit fait avec des cordes de baffede viole; car il touchoitdecetinflrument, & comme le lieu où ilétoit, étoit humide, il feignoit que fes cordes fe rompoient fou-vent, & en faifoit amas pour fon deffein. Il étoit déjà furieport à Anvers prêt à s’embarquer fur un vaiffeau Hollandoislorsqu’il fut reconnu. On fe faifit de lui, on le reconduifit dansfa prifon de Grivolde, où il fut très - referré ; enfin on le transféraà Rome par ordre du Pape. Il y fut mis dans les priions del’Inquifition, où il mourut après plus de trente ans de prifon.M. le Garde des Sceaux de Marillac fit chercher par tout fes Ou-vrages, jufques dans la maifon des Bénédittins Anglois au faux-bourg- S. Jacques à Paris, mais fes recherches furent inutiles,& le Pape qui les defiroit ne put les avoir. * Mémoires du tems.

BAR O (Balthafar) p. 79. col. 2. 1 . 6. au lieu de 1639, lifez1650 & ajoûtez. On a de lui neuf pièces de théâtre, qui ont étéimprimées; une Ode fur la mort du Maréchal de Schomberg;une Ode pour le Cardinal de Richelieu.

P. 80. col. 1. Avant BARON, mettez ce qui fuit.

B A R O I S. Voyez B A R (Le Duché de)

BARON (Eguinard) p. 80. col. 2. 1. 1. après le mot Droit,ajoûtez à Angers, puis

P. 80. col 2. Avant BARON, fameux Afteur , mettezl’article qui fuit.

♦BARON (François) Conful de France en Syrie, puisDireéteur général du Commerce aux Indes Orientales, naquit àMarfeille le quatrième novembre 1620 , d’une ancienne famillede la même ville. Après avoir fait de bonnes études, il entre-prit de voyager. Il vit une partie de l’Italie, féjourna à la Courde Turin, & paffa enfuite en Egypte dans le tems du fiége deCandie. En 1659, il fut député à la Cour de France, de la partde la Compagnie Françoife, établie en Egypte. Enfuite il re-vint à Marfeille où il fut un peu enveloppé dans ladifgrace deM. de Glandevez : ce qui, quoiqu’il fût innocent, l’obligea à feretirer pour quelque tems; mais fa retraite nedurapas. En 1661,le Roi le nomma Conful d’Alep, dans un tems que le Commer-ce étoit prefque ruiné en ce pais - là. Cependant, en moins d’u-ne année, il remit prefque toutes les affaires dans un fi bon or-dre qu’à la fin de 1662, M. Colbert qui étoit parvenu au Mini-Itére après la mort du Cardinal Mazarin , le confulta fur le com-merce. CeMiniftre eut lieu d’en être fatisfait, & après que M.Baron eut exercé le Confulat d’Alep pendant neuf ans, M. Col-bert qui vouloit procurer les mêmes avantages au Commerce de

BAR.

la Compagnie des Indes Orientales, le préfentaau Roi qui luidonna ordre de fe rendre à Surate , ville maritime des Etatsdu Grand Mogol: il y arriva vers la fin de l’année 1671. Son ad-miniftration dura douze ou treize ans. En 1674, il fe mit endevoir de fecourit la ville de S. Thomé, ailiégée par les Hollan-dois, mais il fut obligé de rendre la place, Ôt le fit à des condi-tions honorables. En 1675. B eut une attaque de paralyfie, quialtéra extrêmement fa fanté. Depuis cela il ne fit que languir &mourut à Surate le 30 décembre de l’an 1683, 11 fournit à M.Nicole des témoignages de la Doétrine de toutes les Eglifes Sy-riennes fur le Dogme de la Transfubftantiation. Il fecourut au-tant qu’il put les Chrétiens du Levant & en particulier les Mil-lionnaires. * Voyez le Supplément de Paris 1735.

B A R O N. Au lieu de fameux Aéteur pour le Tragique, Voye/r.l’article de Comédie, mettez ce qui fuit.

* B A R O N (Michel) célébré Comédien, étoit fils d’un Mar-chand Mercier, d’Iffoudun en Berry, dont le vrai nom étoitBoyron, & qui fut lui - même Comédien par une rencontre affezimprévue. Etant à la Foire de Bourges, où fon père l’a voit en-voyé pour y vendre quelques marchandifes, il fut fi charmé dequelques pièces qu’il vit répréfenter dans cette ville, qu’il de-manda aux Comédiens de le recevoir parmi eux, & qu’il les fui-vit à Paris, où l’on dit qu’il fe fit admirer de ceux qui fréquen-toient les fpeftacles. Il fut la viétime de fa profelïion; car enjouant dans la Tragédie du Cid le rôle du Comte de Gormas, &voulant pouffer avec fon pié l’épée de Dom Diégue qu’il avoitjettée à bas, cette épée lui entra dans la jambe, le bleffa, & ilen mourut quelques jours après. Mjchel Baron fon fils, quin’avoit alors que huit ans, & qui étoit né à Paris, fur la paroif-fe faint Sauveur, après avoir été quelque tems en penfion àVille-Juif chez un de fes oncles, entra dans la troupe des Co-médiens de Monfeigneurle Dauphin, affembléc par la Demoifel-le Raifin, & s’y fit eftimer. Molière qui le connut, l’attira en-flrite à lui ; mais Baron le quitta quelque tems après, pour voya-ger avec des Comédiens qui couroient la France. Las de cescourfes, il revint trouver Molière, & depuis ce tems - là il conti-nua pendant plufieurs années à jouer fur le théâtre, où il plutbeaucoup à ceux qui y aififioient, tant à Paris qu’à la Cour. 11réüfliffoit également dans le Comique & dans le Tragique. En1691, foit defir de mener une vie moins éloignée de la faintttédu Chrifiianifme qu’il profeffoit, foit par quelque autre motif,il quitta le théâtre; & content d'une penfion de 3000 livresdont le feu Louïs XIV l’avoit gratifié peu de tems auparavant,il vécut pendant près de trente ans en homme privé. Mais dansle tems que l’on s’y attendoit le moins, & qu’il devoitle plusêtre occupé de l’éternité, on le vit en 1720 reparoître fur lethéâtre, & s’y nourrir encore des applaudiffemens des fpeéta-teurs. Un afthme violent & les autres infirmiez de la vieilleffel’obligèrent au mois de feptembre 1729, de quitter de nouveau.. une profeifion, qu’il avoit abandonnée autrefois volontairement.Il ne vécut que jufqu’au 22 décembre fuivant, qu’il mourut àParis, âgé de 77 ans. 11 avoit reçu la veille les Sacremens del’Eglife, & il fut inhumé dans l’églife de S. Benoît. On a ré-préfenté & imprimé fous fon nom quelques pièces de théâtre,dont il n’étoit que le père adoptif, favoir, l’Homme à bonne for-tune, en profe & en vers, répréfentée en 1686; La Coquette &la Fauffe Prude, en profe, 1687; ÏAndrienne, en vers, imitéede Térence, en 1704; Les Enlévemens, en profe ; Le rendez-vous des Tbuüleries; Les Adelphe s de Térence; le Jaloux ; & l’E-cole îles Pères. Quelques - unes n’ont point été imprimées. Il afait de plus quelques morceaux de Poëfie, où l’on dit qu’il y abeaucoup de délicatefl'e, mais qui n’ont point été imprimez. *Grimareft, dans la Vie de Molière, & fur tout M. Titon Du Til-let, dans fon Parnaffe François, in folio, parlent amplement de ceComédien. Maupoint, Biblioth. des Théâtres, p. 107.

NB. Le Supplément de Paris 1735. p. 93. col. 1. I. n. ditComte de Gormes: cependant parmi les Aéteurs du Cid de Cor-neille, il efi: appellé Comte de Gormas.

P. 82. col. 2. Avant BARRE. Cherchez BARRIE'-R E (Pierre) mettez l’article qui fuit.

BARRE (François Poullain de La) naquit à Paris en juil-let 1647, d’une famille Catholique & honnête, affez ai fée pourle pouffer aux études commodément & avec honneur, jufqu’à laPrêtrife & jufqu’au Doftorat, à quoi il fut deftiné dès fon en-fance. Les progrès qu’il fit dans Ja Philofophie & dans la Théo-logie de l’Ecole, joints àla faveur de fes amis, lui donnèrent dehautes efpérances , lorsque la Philofophie de Defcartes, quicommençoit à s’établir par les conférences publiques & particu-lières de plufieurs favans Cartéfiens, lui donna l’idée & le goûtdes connoiffances vrayes & folides. Ainfi dégoûté des Sciencesfcholaftiques, il les quitta fur le point d’entrer en Licence pourle Doctorat de Sorbonne. Réfolu de chercher Ja vraye & faineThéologie dans les Saintes Ecritures, il borna fes efpérances àquelque honnête Bénéfice, où, loin de Paris, il pût fatisfairefans obfiacle fon inclination & fuivre fon deffein, qui étoit d'en-feigner au fimple peuple les véritez falutaires, telles que fonétude & fes méditations les lui pourroient faire trouver dans l’E-vangile. Depuis ce tems-là, c’eftà dire, depuis environ 1670,jufqu’en 1698, il a donné au Public les trois Ouvrages dont onparlera cy-après, & dont la réputation ne le détourna point defe charger en 1680 de la Cure de la Flamangrie, diocéfedeLaon, fur les frontières delà Picardie; Bénéfice qu’il obtint enqualité de Gradué de l’Univerfité de Paris. Sa Doétrine, quoi-qu’accompagnée de modération & de prudence, fur la leSuredel'Ecriture Sainte, fur le droit & lu liberté de l’Examen, fur l'invo-cation des Saints, fur le Culte des Images, fur le Sacrement de l’Eu-cbariflie, &c. l’ayant rendu affez fufpeét aux ICccléfiaftiques &aux Moines de fon voifînage, & fur tout à fon Evêqiie, pouravoir tout fujet de craindre une de ces lettres de cachet, dont les

Evê-