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5 (1740) Lettres I - L
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314 L Y N.

ï O STE' RITE de GOSWYN de LYNDEN ,

■ Seigneur d’Aalfi , cinquième fils d'Etienne de

Lynden, & d’Elizabeth de liemmen.

Goswyn de Lynden, Chevalier, époufa Sophie de Driel dontil eut i. Etienne qui fuit; 2. Sophie, mariée àHenri, SeigneurVander Horft, Chevalier; 3. Elizabeth, mariée à Adrien de We-ly, Chevalier; 4. Marguerite, mariée à Gisbert, Seigneur deTegelen, Chevalier; 5. Jeanne, morte jeune.

Etienne, Chevalier, Seigneur d’Aalft, époufa Hédwige deGrootveldt, de laquelle il eut 1. Etienne qui fuit; 2. Hédwige,mariée à François Piek ; 3. Luitgarde , mariée 1. avec Jean Van-der Horft, Chevalier: 2. avec Arnoul deRandwyck; 4. Marie,■mariée avec Arnoul de Roifem ; 5. Gofwine, mariée à Jean, Sei-gneur de Herwynen.

Etienne , Chevalier, Seigneur d’Aalft , époufa Hédwige deSpee, de laquelle il eut 1. Adrien , mort fans laiffer d’enfans;

2. Goswyn qui fuit; 3. Jacques de Surlingen, fameux Guerrier.

Goswyn, Seigneur d’Aalft, époufa Cornélie de Bernfouw,

dont il eut 1. Ge'rard qui fuit; 2. Coline; 3. Stéphanie.

Ge'hard, Chevalier, époufa Sandrine de Hakfort, de laquelleil eut Goswyn qui fuit.

Goswyn , Seigneur de Manem, époufa Anne de Budingende laquelle il n’eut point d’enfans, de forte que par fa mort ar-rivée en 1613 , la branche de Lynden d’Aalft s’eft éteinte.

T O S T ER I TE d’E TIE NNE de L YNDEN,Seigneur de Fernbuizen , troifiéme fils de Florent, II. dunom, Seigneur de Lynden, d'Agnès de Boetzelaar.

Etienne de Lynden , Chevalier, Seigneur de Vernhuizen,d’Aalft, d’Elft, &c. époufa ,Hardink d’Arnemuiden, Dame d’Elft,fille de Gilles, Seigneur d’Arnemuiden, &deHardink, Damed’Elft. II en eut 1. Jean qui fuit; 2. Gofwyn, mort le 12 mai1271, & enterré dans l’Abbaïe de Marienweert ; 3. Etienne,dont il fera parlé cy-après; 4. Guillaume, Chanoine d’Utrecht &de Munfter; 5. Marie, mariée à Théodore ou Thierry, Seigneurde Brienen, Chevalier; 6 . Hardink, mariée à Olof de Pallandt,Seigneur d’Angeroirt.

Jean, Chevalier, Seigneur de Vernhuizen, d’Aalft, d’Elft,&c. époufa en 1281, Agnès de Randenrode, de laquelle il eut

1. Jean , qui fuit; 2. Théodore ou Thierry, Chevalier de Rhodes ;

3. Gofwyn, marié avec Alide de Holdhuizen, mort fans laifferd’enfans; 4. Weffel, Chevalier de l’Ordre Teutonique , morten Pruffe; 5. Agnès , mariée à Boene, Seigneur de Vrymershem,Chevalier; 6. Alide, mariée à Allard, Seigneur Vander Horft,Chevalier ; 7. Marie, mariée à Gilles de Borfelen, Seigneur deSouwburg, morte le 25 ottobre 1342.

Jean , Chevalier, Seigneur de Vernhuizen, & en partie d’Elft,&c. époufa Agnès deKeppel, fille de Gautier, Seigneur de Kep-pel, Chevalier, & à'Alide d’Aafwyn. Il en eut 1. Goswyn quifuit; 2. Etienne, marié avec .Anne de Schonauwen, de la Mai-fon d’Arkel, de laquelle il eut Théodore ou Thierry, marié avecSophie, fille de Jean de Jutphaas de Iîlokhoven ; 3. Ermengarde,mariée 1. à Otbon de Bylandt, Chevalier: 2. à N.. .. de Cui-lemborch.

Goswyn, Chevalier, Seigneur de Vernhuizen, &c. époufaAgnès de Grontftein, morte le 21 o&obre 1342, & il en eut 1.Etienne, Seigneur de Vernhuizen , mort fans laiffer poftérité ;

2. Goswyn qui fuit; 3. Corneille, Chevalier, qui en 1399 étoitJuge de labaffe partie du Bétau , & qui époufa Mathilde deWyhé ; 5. Ibéodore ou Thierry, Chanoine de Déventer & d’U-trecht, Protonotaire Apoftolique, mort â Rome en 1423 ; 6 . A-gnès, mariée à Jean de Bemmel, Chevalier; 7. Alwide, Reli-gieufe en Hollande; 8- Agathe, mariée à Jean de Roffem, Che-valier; 9. Anne, mariée à Frédéric de Groesbeek, Chevalier.

Goswyn , Chevalier, Seigneur de Vernhuizen, &c. époufaAlizé d’Appelthorn, fille de Gisbert, Seigneur d’Appelthorn, &à'Alizé d’Effen , morte Je I9avrili376, &ilen euti. Théodore ouToierry, Seigneur de Vernhuizen, mort fans laiffer d’enfans;2. Gofwyn , mort fans laiffer de poftérité ; 3. Arnoul qui fuit;

4. Gérard; 5. Alizé, mariée avec Godard d’Ingenieulandt; 6 . So-phie , mariée à Jojfe ou Jufie Butkens de Rheede, Chevalier,fils d'Arnoul & de Marie de Griethuizen.

Arnoul, Seigneur de Vernhuizen, Chevalier , Juge de labaffe partie du Bétau, époufa Jofine ou Jufiine de Blokhoven,de laquelle il eut x. Corneille, mort fans laiffer de poftérité, déforte que par là cette branche de Lynden s’eft éteinte ; 2 & 3deux filles dont l’une époufa N.... de Vianen, & l’autre N...’.de Hakfort.

P O ST ER I TE d'E TIENNE de LYNDEN,

Seigneur d’Elfl , troifiéme fils d'Etienne de Lynden, Seigneur ’de V‘.rnbuizen , £<? de Hardink d’Arnemuiden.

Etienne de Lynden, Chevalier, Seigneur d’Elft, époufa Ma-rie Botkens , fille de N.... Vander Eem, morte le premier dejanvier 1313 , &ilen eut 1. Everard, Chevalier, Seigneur d’Elft,marié à Tbéodora Molenark, fille de Gérard & de Metta de Dins-haven, Dame de Dinshaven , de Lanken , &c. morte fans en-fans; 2. The'odore ou Thierry-Fre'deric qui fuit; 3. Ar-noul , mort à la guerre, fans avoir été marié ; 4. Marie ou plu-tôt Marguerite, mariée à Henri de la Lecke.

1 he'odore ou Thierry-Fre'de'ric , Chevalier, Comte d’Alft-burg, Seigneur d’Elft, fut un des plus renommez Guerriers defon tems. Il époufa 1. Alide de Vernemborg, fœur de Henride Vernemborg, Archevêque & Eleéteur de Cologne: 2. Wal-hurge de Meurs, fœur de Walraven de Meurs, Evêque de Mun-

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fter. On ne trouve point qu’il ait eu des enfans d’aucune defes deux femmes, & il y a apparence que cette branche de Lyn-den s’eft éteinte avec lui.

L Y N N ou L Y N N E ou K I N G S-L Y N N E, ville duComté de Norfolck en Angleterre, où il y a un bon port, àl’emboûchure de l’Oufe. Elle appartenoit autrefois à l’EvequedeNorwich, mais le Roi Henri VIII fe l’appropria. Elle ell une desplus confidérables de la province, & eft, outre l’Oufe, arrofée dedeux petites rivières, que l’on y paffe fur quinze ponts. Elle s’eftélevée fur les ruines d’une autre du même nom que l’on appelleOld-Lynne, ou la Vieille Lynne, bâtie de l’autre côté de l’Oufe dansle pais de Mershland. La nouvelle Lynne eft grande, paffable-ment peuplée & fermée de murailles de deux côtez avec un boafoffé. Son port qui eft d’un accès aifé & fort lùr pour les vaif-feaux, a beaucoup contribué à fon élévation, en y faifant fleurirle commerce. Aufli y voit-on de riches Marchands & plufieursbeaux bâtimens. SesHabitans yjouïfl’ent de bons privilèges, quele Roi Jean leur a donnez en recompenfe de leur fidélité. Ilsmontrent encore un gobelet de vermeil doré dont il leur fitpré-fent, pour une marque plus particulière de fon affeftion poureux. HenriIII leur augmenta leurs privilèges, à caufe du bonfervice qu’ils lui avoient rendu contre des Seigneurs rebelles ; &Henri VIII, enchériffant par deffus fes prédéceffeurs, ordonnaqu’elle ne porteroit plus le nom de Lynne- 1 ’Evêque, mais qu’onl’appelleroit Kings-Lynne, c’eft à dire, Lynne iaRoyale. * Ma-ty, Diü. Géogr.

L Y N Z E (Dominique) Irlandois, étant entré dans l’Ordrede faint Dominique, en fon païs, fut envoyé à Séville en Efpa-gne, & s’y fit tellement aimer & eftimer, qu’après avoir enfei-gné longtems laPhilofophie, on le choifit en 1674, quoiqu’é-tranger, pour remplir la Chaire de Théologie, qu’il garda juf-qu’à fa mort arrivée en 1697. On lui donna encore une autremarque de diftinûion en le nommant en 1686, Définiteurde laprovince pour le Chapitre général. Il avoitmis fon Cours dePhilofophie en ordre, & on en a imprimé quatre volumes wîquarto, à Paris en 1 666, 1667, 1670 & 1686. * Echard, Script,Ord. FF. Prœd. tome 2.

L Y O.

L YON, ville de France, capitale de la province du Lyon-nois, fur le confluent du Rhône & de la Saône, avec titred’Archevêcbé. Les Hilloriens ne conviennent pas du nom & del’origine de la ville de Lyon. Quelques-uns attribuent l’un &l’autre à un certain Roi des Celtes, nommé Lugdus, dont onprétend que la ville & les provinces voifines ont tiré le nomqu’elles portent; car de Lugdus & de Dunum, qui lignifie, mon-tagne ou éminence, on avoit fait, dit-on, Lugdi-Dunum , puisLugdunum. Plutarque, Strabon, & quelques autres difent, queMormo, Prince Gaulois, fut confeillé par un Oracle, de bâtirfur le confluent du Rhône & de la Saône, une ville qui devoitêtre confidérable dans la fuite des tems ; & qu’ayant vu des cor-beaux qui voloient fur une montagne voifine, il y bâtit cetteville, qui de cet événement & du lieu de fon affiette, fut nom-nommée Lugdunum , colline des Corbeaux. D’autres , en plusgrand nombre, donnent à Lyon, Lucius Munatius Plancus,pour Fondateur, & tirent le nom de la ville de celui de Lucius ;Lucii Dunum ou Lugdunum, l’éminence de Lucius; mais il eftfûr que Lyon eft plus ancien que Plancus. On affure même queles Druides y avoient tenu leurs affemblées, & que les Phéni-ciens & les Grecs s’y étoient établis avant que les Romains ymenaffent des colonies. On croit qu’alors elle n’eut que le nomd’Ifle, parce qu’elle étoit bâtie fur cette pointe de terre, où lesdeux rivières s’unifient au deffous d’Ainay. Quelques Auteursfe font perfuadez que les divers accidens qui ont ruiné cette vil-le jufqu’à trois ou quatre fois, lui avoient fait un nom de deuil,& qu’elle avoit été nommée Lugdunum ou Lugudunum, commefi on eût voulu dire, que c’étoit Lugens Dunum, la montagnepleurante, ou LuBus Dunum, la montagne du deuil. Mais cet-te interprétation eft plutôt une application faite à fes divers mal-heurs, qu’une étymologie primitive; puisque Sénèque, parlantde l’embrafement de Lyon, au même tems qu’il arriva, lui don-ne le nom de Lugdunum. Des Auteurs plus anciens que cet in-cendie, lui ont donné le même nom, qui fe trouve fur un mar-bre qui eft à Galette en Italie, gravé du tems même de Plancus,en ces termes, L. Munatius L. Fil. N. L. Pro. N. Plancus Cof.Cerf. Imper, iter. FII. Fir. Epulon. Triumpb. ex Rhætis tzdem Saturnifecit manubiis, agros divifit, in Italia Beneventi, in Galliam Colo-nias deduxit, Lugdunum & Rauracum. Quelques Auteurs ayanttrouvé qu’une Légion de Jules Céfar avoit eu le nom de Lugda,fe font imaginé qu’elle pouvoit avoir campé en ce païs, & luiavoir laiffé fon nom Gorope Bécan, dans le livre de fes Remar-ques Françoifes, croit que Lyon avoit été nommé Lugdunum,éminence de la Fortune, de Lug, qui lignifie Fortune, en Lan-gue Cambrique. Un vieux Itinéraire de Bourdeaux à Jérufalem,allégué par M. de Sainte-Marthe, nomme Lyon le Montdéfiré ,& affure que c’eft fon nom en vieille Langue Gauloife. Les Au-teurs Eccléfiaftiques tirent le mot Latin Lugdunum, de LucisDunum, montluifant, ou éminence, & écrivent Lucdunum. E-ric , Religieux de l’Abbaïe de Saint-Germain d’Auxerre , fuitcette opinion dans le quatrième livre de la Vie de faint Ger-main, dans ces vers,

In Lugdunenfes cequis proceffibus arcesFenit Arar Rbodano fejè fub mœnibus addens.

Lucduno célébrant Gallorum famine nomenImpofitum quondam, quod fit Mons iucidus idem.

Ces vers nous font voir que c’étoit du tems d’Eric, qui vi-

voit