K R A. K R E.
donna aux Tartares dans les bois mêmes des environs, deuxou trois ans avant la mort de fon prédéceffeur. Il les mena bat-tant à travers ces forêts jufques à Koinarnouf, ou ils fe mirentà couvert de l’étang de cette ville, qui paroît un Lac & un brasde mer plutôt qu’un étang. Mais le Roi les y alla chercher ,traverfa cet étang à la faveur d’un guide, qui lui montra l’en-droit guéable , & les chaffa encore jufques au delà du Nrefter.
* Mémoires du Chevalier de Beaujeu.
KRASNOSLAW, KRASNOSTOW. Cherchez
CRANOSTAW. .
* K R A S S A U, une des plus anciennes & des plus confidé-rables familles nobles de la Poméranie, eft venue apparemmentde Bohême en Pologne, & de Pologne en Poméranie, où elles’eft établie. * Or. DiÜ. Untv. Holl.
K R A W F O R D. Voyez CRAWFORD.
* KREGLING petite ville du Cercle de Franconie dansle Marquifat d’Anfpach, fur le Tauber, au fud de Wirtzbourg,dont elle eft éloignée d’environ fept lieues.
KREILSHEIM. Voyez KRAILSHEIM.
R R E L L 1 U S. Voyez C R E L L I U S.
K R E M E R S. Voyez MERCATOR (f’rançois)
K R E M P E. Voyez C R E M P E.
K R E M S, petite ville de la Baffe Autriche en Allemagne.Elle eit dans le quartier du Haut Manhartsberg, fur le Danube,environ treize lieues au deffus de Vienne.
K R E M S, rivière de la Haute Autriche. Voyez C R E M S.
KREMS- MUNSTER. Voyez CREMS-MUN-STKR.
* KRENTZHEIM (Léonard) célébré Théologien &Chronologifte naquit à Iphofen, ville de Franconie, k: 16 fe-ptembre 1532. Après avoir fait fes premières études à Kitfin-gen &à Nuremberg, il alla à Wittenberg où il fit connoiffanceavec Mélanchthon. De là étant venu à Lignitz en Siléiie, onlui donna l’emploi de Catéchifte, & il y époufa Dorothée Kocke-ritz de laquelle il eut un fils nommé Léonard comme lui, qui futDofteur en Philofophie & en Médecine, & qui publia des Ta-bles Chronologiques. Le Duc de Lignitz le fit fon Miniltre, &ce fut Krentzheim qui en 1563 fit lacérémonie du mariage de Ca-therine, fœur du Duc avec Frédéric-Cafimir, Duc deTelcben, &celle du batême de la Princeffe Emilie, fille du Duc. En 1566,il devint premier Prédicateur de l’Eglife de S. Pierre & S. Paul,& en 1570, il fut fait Surintendant du Duché de Lignitz. Il é-toit grand partifan de Mélanchthon, & il ne voulut jamais ap-prouver le Formulaire d’union dreffé par Jacques, fils d’André.Il s’y oppofa de toute fa force & écrivit contre ceux qui vou-loient le faire paffer. Cette conduite fit qu’on le foupçonna d’a-voir beaucoup de penchant pour la Religion Réformée. JacquesColerus, Miniltre de Wolau, puis Dofteur & Prévôt à Berlin ,l’accufa de quelques erreurs au fujet du Sacrement de l’Euchari-ftie. Krentzheim fit alors quatre prédications Latines fur cettematière, pour détruire le foupçon que l’on avoit conçu de lui;mais cela n’empêcha pas que Colerus ne cherchât à le noircir , &fans refpeét pour les ordres de i’Elefteur qui avoit impofé iilen-ce aux deux parties, il pourfuivit fa pointe, &fes Collègues mê-mes commencèrent aulfi à l’accufer d’erreur fur la doétrine de
l’Euchariftie. Krentzheim, pour mettre fin à tout cela, deman-da audience au Duc, & produifit devant lui tout ce qui pouvoitfervir à fa juftification. Le Duc en fut fatisfait; mais lorsque,fur la question qu’on lui fit pourquoi il ne s’oppofoit pas à Cal-vin comme les autres, il eut répondu qu’il ne pouvoit fe réfou-dre à condamner des perfonnes innocentes, & que d’ailleurs ilpouvoit prouver que Calvin & Luther avoient été d’un mêmefentiment au fujet de l’Echariftie avant la mort du dernier, alorsle Duc prit en 1589 le parti de prier Ulrich, Duc de Meckel-bourg, de demander aux Théologiens de Roftock leur fenti-ment fur cette matière. Cela lui fut accordé, & David Chytræusrépondant pour tous, dit que cette prétendue-union de fentimententre Luther & Calvin, étoit une chofe fuppofée, de forte queKrentzheim fut obligé de donner par écrit fa Confeflion de Koi,où l’on trouva des exprefïïons équivoques qui entretenoient lesfoupçons. C'eft pourquoi le Duc lui ordonna de fe préfenter auSynode qui devoit fe tenir en 1590, avec fa Confelîion de Foi.11 le fit, mais on n’en fut pas content, & fes adverfaires y trou-vèrent dequoi hâter fa chute. Après plufieurs allées & venues,la chofe fut enfin remife au jugement de Gilles Hunnius, Profef-feur en Théologie à Wittenberg & de Wolfgang Mamphrafius,Surintendant de Wurtzen, qui après plufieurs conférences qu’ilseurent avec lui, le déclarèrent coupable d’erreurs, de forte qu’ilfut dépofé. On l’appella enfuite à Frauftadt, où il prêcha quel-ques années, & où il mourut vers la fin de l’année 1598. On ade lui, des Homélies Latines (ÿ Allemandes fur ï Eucbarijiie ; Som-maires de quelques Prophéties remarquables , tirées de Moïfe , desPfeaumes & des Prophètes ; Traitté de la conception cf de la naijfancede Jefus Chriji ; Sommaires fur le Nouveau Tejlament ; (ces trois der-niers Ouvrages font en Allemand) Cloronologia ; & un autre grosOuvrage de Chronologie, divifé en dix livres, & dont le Manu-fcrit fe trouve dans la Bibliothèque du Sénat de Leipfic. * Gr.Diü. Univ. Holl. Publicatio Actorum, à Wittenberg en 1597, in
quarto.
* KRE'S A (Le Père) étoit, à ce qu’on prétend un hommeuniverfel. Il entendoit très-bien la Philofophie, les Mathéma-tiques, & la Théologie. Il étoit né en Moravie. Outre fa Lan-gue maternelle, l’Allemand & le Latin, il favoit parler Hébreu,Grec, Italien, François, Efpagnol & Portugais. Il enfeignad’abord l’Hébreu, & puis les Mathématiques à Prague & à Ol-mutz. Il s’aquit tant de réputation dans cette dernière profeffionqu’il fut appellé à Madrid, où il l’exerça quinze ans durant avecun applaudiffement général. Il ne retourna en Bohême qu’aprèsla mort de Charles II, Roi d’Efpagne. L’Empereur à préfent
KRE KRI KRO. K RU &c. 47
régnant le remena en Efpagne, où il fut Confeffeur de la Cour,
& en dernier lieu du Roi & de la Reine. Le Père Kréfa eft morten 1715 à Brinn où il avoit fait fes études , dans la 67 année defon âge, fort regretté de fa Majefté Impériale. Depuis fa mort,on a publié un Ouvrage qu’il avoit compofé, intitulé, AnalyjisJpecioja Trigonométrie Spbœricce, primo Mobili, triangulis reàilineis,progrejjioni Arithmetice & Geometricœ, cüiifque Probiematibus, a R.
P. Jacobo Krefti. il a aulfi traduit Euclide en Efpagnol. * Bi-bliotb. Germanique, tome 3. p. 285 & 2 86.
* KREWEllT, village des Onnnelandes dans la provincede Groningue, dans le Quartier de Fivelingo.
KRIMINIECK. Voyez C R E' Mi Ê'N I E C K.
* K R I M P E, beau village de la Hollande méridionale furle Lek, dans l’endroit où cette rivière tombe dans la Meufe quiporte là dans le païs le nom de Merwe. 11 eft fous la Claffe deTer Goude & de Schoonhoven.
KROMAYER (Jean) naquit le huitième décembre 1576,
& mourut le 13 juillet 1643. il fut premièrement Miniftre àEiüeben, puis Prédicateur de la Ducheffe Douairière de Saxe,
& enfin Surintendant à Weimar. 'On a de lui, Harmonia Evan-gelijiarum; Examen libri Cbriftianœ Concordiœ, &c. * Witte, Me-ntor. Tbeol. Konig, Biblioth. Vêtus & Nova.
* KROMAYER (Jérôme) naquit à Zeitz en 1610, &mourut en 1670. Il fut Docteur & Profeffeur en Théologie,
& Affeffeur du Confiitoire de Leipfic. On a de lui, Tbeologia Po-fitive-Polemica ; Commentar. in Epijlolam ad Galatas Apocalypfin ;Hiftoria Ecclejiajiica; Scrutinium Reiigionis ; Annotationes in Form.Concordiœ ; Polymathia Theologica, &c. * Gr. Dià. Univ. Holl.
Witte, Memor. Tbeol. Konig, Biblioth. Vêtus & Nova.
K R O M M A. Voyez C H 1 R O N A.
* KROMMENHOEK, village & Seigneurie de Zélan-de dans Tifle de Walcheren, à l’ouelt-nord-oueft de Middel-bourg, dont il eft éloigné de près d’une lieue.
K RON ING ES GARD ou BE'STEDE, bourg &Fortereffe de l’Iflande, dans la partie méridionale de l’Ifie. C’eitle féjour ordinaire du Vice-Roi, qui y eft mis par le Roi de Da-nemarck.
* KROPELIN, petite ville du Duché de Meekelbourgen Allemagne à une lieue de la mer, à l’oueft-nord-oueft de Ro-ftock dont elle eft éloignée d’environ quatre lieues.
KROPPENSTADT ou KROPPENSTEDE.Voyez C R O P P E N S T A D T.
* KROPS WOLDE, village de la province de Gronin-gue, fous la Claffe de Groningue.
K R O S E G. Voyez C R O S I K.KROSNAouKROSSEN. Voyez C R O S S E N.
* KRUININGEN, village avec Seigneurie en Zélandedans la partie orientale de l’ifle de Zuidbévelandt.
K R U 1 S W 1 C K ou KRÜSW 1 CK, petite ville de laCujavie en Pologne, fur le Lac de Guplo, à l’endroit où la ri-vière de Nétec fort de ce Lac, & à deux lieues d’Inowlocz,vers le midi. Kruifwick a été la réfidence de Popiel I, & de Po-piel II, Rois de Pologne. On dit que ce dernier ayant faitmaf-lacrer fon oncle, y fut dévoré avec fa femme par des rats, quilortirent du corps du défunt, ou, félon d’autres du Lac de Gu-plo. D’autres difent que ce Roi ayant invité à un feftin vintoncles qu’il avoit, les fit empoifonner par les confeils de fa fem-me , & qu’il fortit de tous ces cadavres des rats d’une groffeurprodigieufe, qui dévorèrent les enfans de Popiel, & enfuite lui& fa femme. Tout cela fent bien la Fable. * Maty, Diction.Gèogr.
K R U M A W. Voyez K R U M L A W.
* K R U M B E K, petite rivière de Holftein dans la provin-ce de Wagrie. * Gr. Dict. Univ. Holl.
KRUMLAW ou KRUMLO W, petite ville du Royau-me de Bohême dans la Moravie fur l’Igla, entre Ztiaïm & Brinn,à quatre ou cinq lieues de l’une & de l’autre. * Maty, DiÜ.Gèogr.
* KRUMLAW, petite ville de Bohême fur la rive gau-che de la Mulde, à peu près au fud de Budweifs, dont elle eftéloignée d’environ trois lieues & demie.
K R Y L O W, petite ville forte dans la Baffe Volhynie enPologne, eft fituée près du Boryfthéne, fur une petite ifle,queforme la rivière de Tafmin , en fe déchargeant dans ce fleuve, àquatre lieues au deffous de Czyrcaffi. * Maty, Di£t. Géogr.
KUB. KUC. KUD. K U F. K U G. KUH. KUI. KUL»
K U B A N. Voyez C O P A.
* K U CH EL, village d’Allemagne, dans le Cercle deBavière fur la rivière de Saltz, dans l’Evêché de Saltzbourg, àcinq lieues au deffus de;la ville de ce nom. On prend Kuchelpour l’ancienne petite ville du Norique, qui étoit appellée Cu-culli ou Cucullce. * Maty, Diü. Géogr.
K U C H L I N (Jean) Miniftre & Profeffeur en Théologie,naquit en 1546, dans une petite ville du Païs deHeffe, nomméeWettera. Son père bon & honnête Artifan, chargé de dix fils& de trois filles, qu’il ne’faifoit fubfifter, que par le travail defes mains, ne laiffa pas de deftiner à l’étude celui-ci, mais lamort ne lui permit pas de l’y voir fort avancé. Le Pafteur dulieu prit foin de l’enfant, avec d’autant plus de joye, qu’il luivit faire de bons progrès & en Latin & en Grec, fous jujlus Vul -teïus Recteur de l’Ecole de Wettera. Mais, quand il fut que-ftion d’aller aux Académies, Kuchlin n’eut pas de petites diffi-cultez à effuyer, à caufe de fa pauvreté. Il ne perdit pas néan-moins courage. Il réfolut de bufquer fortune, A pour cet ef-fet, il fe mit à voyager, comme un jeune Avanturier de Collè-ge. Il ne trouva rien à Francfort. L’Hôte qu’il eut à Mayen-ce