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5 (1740) Lettres I - L
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2 J A B. J A C.

vient qu’il n’avoit pas mis fon nom à la tête de la plupartde fes Ouvrages. Voici les principaux dont le Public lui eftredevable, Dictionnaire Trançois-Allcmand, & Allemand-Tranpois ;lin. Cours de Morale, en Allemand, 1713 ; Didiottnaire Univer-fel des Arts & des Sciences, 1721 f Traduction Allemande de l’Ou-vrage de Tacite fur les Mœurs des Germains, avec des Remar-ques, 1724. * Biblioth. Germanique, tome 22. p. 21 6 & 217.

J A B L U N K A, bourg fans murailles ; mais défendu par unfort bon château. Il eft dans la Principauté de Tefchen enSiléfîe, fur la rivière d’Elfa, à quatre lieues au deffus de Te-fchen, & entre de fort grandes montagnes. * Maty, DiCt.Géogr.

JABNE' ou JAMNIA. Voyez JAMNIA.

* JABNE' ou JABNIA, ville & port de mer appartenantaux Philiftins. Ozias Roi de Juda la prit & la fit démanteler.

* II Chroniq. ou Taralip. cb. 26. v. 6.

JABNE'EL ou JEBNAEL, ville de la Tribu de Neph-tali. * fofué, ch. ig. v. 33.

J AB NE'EL ou JEBNAEL, ville de la Tribu de Juda.

* jojùé, ch. 15, v. 11.

JABNIA. Voyez JABNE'.

, ABOC (0 u JABOK. Voyez JABBOK.

J A B O E', Royaume d’Afrique, fitué du même côté quecelui d’Odobo, c’eft à dire au couchant du Royaume de Bé-nin. Il eft peu confidérable. * De la Croix, Relation de l'Afri-que, tome 3. Th. Corneille, Ditt. Géogr.

JABOI.ENUS, ( Prifcus ) Jurifconfulte , qui floriffoitfous Antonin le Pieux. Il avoit laiffé quatorze Livres d’Epi-tres, & un Abbrégé fur les Livres de Labéon. Il avoit auflirenfermé dans quinze Livres les Dogmes de Caflius. Pline ,Epift. I. 6. Epifi. 15. dit qu”il étoit fort ami de Pefcennius Pau-Ius Chevalier. * Guidon Pancirolle, in Jurifconf. 1. 32. Ber-trandus, p. 74.

* J A B Y , petit Royaume d’Afrique en Guinée, fur la cô-te méridionale, dans cette partie de la Guinée que l’on ap-pelle Côte d’or. Il commence derrière le Fort de S. Geor-ge de la Mine.

J A C.

J ACA ou JACCA, ville d’Efpagne. Elle eft dans l’Arra-gon, fur la rivière de même nom , entre les montagnesde Jaca , qui font une partie des Pyrénées. Cette ville eftdéfendue par une citadelle affez forte, & elle a un Evêchéfuffragant de Saragoffe , dont elle eft éloignée environ de fei-ze ou dix-huit lieues. Son terroir eft abondant en grains,en fruits, en troupeaux & en gibier. * Maty, DiH. Géogr.

JACAN, JAACAN & JAHACAN. Voyez BENE-J A AC AN.

J AC ATR A, ville des Indes Orientales dans l’Ifle de Ja-va , laquelle ayant été prife par les Hollandois, a eu le nomde Batavia. Cherchez BATAVIA.

J A C A Y A, Prince Turc, fils de Mahomet III, ou félon d’au-tres , Impofteur, joua longtems un faux perfonnage dans lemonde. Voici de quelle manière on raconte fon Hiltoire. Ma-homet III, Empereur des Turcs, qui mourut en 1603, eut troisfils de différentes Sultanes, favoir , Muftapha, qu’il fit étran-gler ; Jacaya ; & Admet, qui fuccéda à la Couronne. Lapara,mère de Jacaya, étoit Chrétienne de najffance , & prévoyantque fon fils feroit une victime d’Etat, pour affurer la Couron-ne à fon frère aîné Muftapha, qui vivoit encore , elle de-manda la permiflion au Sultan d’aller à Magnéfie pour chan-ger d’air, & pour éviter une maladie qu’elle craignoit. Lors-

J u’elle y fut arrivée avec fon fils, elle fit courir le bruit queacaya étoit mort de la petite vérole, & fit enterrer avec céré-monie un autre enfant en fa place. Elle confia fon fils à unEunuque, qui le mena en Macédoine fous l’habit d’un Reli-gieux Grec, & découvrit fa qualité à l’Archevêque de Theffa-lonique, qui l’éleva jufqu’à l’âge de dix-fept ans , & le batifaenfuite. L’envie que ce jeune Prince eut de favoir ce que lafortune avoit réfolu de faire de lui, le porta à fe déguiferen Dervis, ou Religieux Turc. Sous cet habit il fortit deTheflalonique, & vifita fecrettement les principales villes deGrèce. Etant arrivé à Scopea , il apprit la mort de fon père,& fut en même tems que fon frère aîné Muftapha n’étoit plus aumonde. Se voyant légitime héritier delà Couronne, il efpérade monter fur le thrône, & paffa en Allé, où il favoit que quel-ques Baffas s’étoient révoltez contre le nouvel Empereur. Ilfe fit reconnoître à eux pour le fils de Mahomet, & marchaà la tête de leurs troupes, contre le Lieutenant d’Achmet, au-quel U donna bataille ; mais il y fut bleffé, & fut contraint defe retirer en Grèce. Après avoir pratiqué le Baffa Druis,très puiffant à la Porte, & ami fecret des Baffas d’Afie, ilalla à Conftantinople deguifé en Religieux Perfan. La liguecommençoit à fe former contre Achmet, lorsque ce Baffamourut : de forte que le Prince Jacaya fut obligé de fe fau-ver de Conftantinople, fe joignant au train d’un AmbaffadeurPolonois qu’il fuivit jufqu’à Cracovie. Après avoir été quel-que tems au fervice de ce Seigneur Polonois, il fe fit con-• noître à un Envoyé de Tofcane, qui le conduifit au Roi. SaMajefté examina les preuves qu’il rapportoit de fa qualité,qui étoient les déclarations de la Sultane fa mère , de l’Eu-nuque, & de l’Evêque de Theflalonique, avec quelques Let-tres des Baffas d’Afie. Il arriva aufli en ce tems un Chiaouxd’Achmet à la Cour de Pologne, qui avoit été envoyé auxBaffas d’Afie, lorsque Jacaya étoit avec eux, & qui reconnutce Prince. Ce Chiaoux demanda au Roi qu’il le livrât à fonMaître Achmet, ce que fa Majefté refufa. Le Prince ne cro-

J A C.

yant pas qu’il y eût affez de fureté pour lui dans ce païs, par-ce que le Chiaoux pratiquoit des Tartares pour l’aflafliner,fe retira promptement à Vienne en Autriche , vers l’EmpereurMatthias, qui le reçut favorablement; mais Jacaya, qui afpi-roit à la couronne de fon père , ne. voyant pas que l’Empe-reur fût difpofé à lui prêter des troupes, alla chercher dufecours auprès du Grand-Duc de Tofcane , qui lui témoignabeaucoup de bonté & lui afligna de grandes penfions. Ce-pendant le Grand-Duc fit inutilement tous fes efforts pour per-fuader au Roi d’Efpagne, & aux autres Princes Chrétiens,de fe fervir d’une fi favorable conjonéture , pour déthrônerAchmet, & pour renverfer l’Empire des Turcs. Le PrinceJacaya vint enfuite en France avec Charles de Gonzague, Ducde Nevers, depuis Duc de Mantoue ; mais s’étant brouilléavec lui, il fe vit expofé à plufieurs infultes; & on ne fait fice Seigneur ne lui fit point dreffer des embûches. Il eft con-fiant qu’il difparut, & qu’on n’a jamais pu découvrir ce qu’ilétoit devenu. Quelques-uns ont cru qu’il s’étoit allé jetterdans une Chartreufe ; mais fi les Chartreux l’avoient cachépendant fa vie , ils en auroient parlé après fa mort pour fervird’exemple à la poftérité , ou comme d’un fujet de gloire pourleur Ordre. * De Rocoles, les Impoficurs inftgnes.

JACAZA. Voyez J A H A T S.

JACCA. Voyez JACA.

JACCETIUS ou DIACETIUS, (François Catanée)né à Florence le 16 de Novembre 14 66 , fut Difciple de Mar-file Ficin , & étudia fous lui la Philofophie de Platon , danslaquelle il fe rendit fort habile : il fut aufli bon Orateur. Ilfuccéda à fon Maître dans l’emploi de Profeffeur en Philofo-phie; publia plufieurs Livres, la plupart de Philofophie, quiont été imprimez à Bâle en 1563 ; mourut à Florence l’an 1522 ;& fut enterré dans l’Eglife de fainte Croix au tombeau de fesAncêtres. Jaccetius laiffa treize fils : l’un d’eux, Poète, pérità Florence, où s’étant trouvé engagé dans la confpiration con-tre le Cardinal Julien de Médicis, il eut la tête tranchée. Onpeut croire aufli que Frère Ange de Cataneis Diacetius, Jaco-bin , qui fut fait Evêque de Fiéfoli en 1566, & qui mourut lecinquième de Mai 1574 > a 5 é de 81 ans , étoit encore un defes treize fils. Il y a un autre François Catanée Diacétius,qui fut aufli Eveque de Fiéfoli, & qui fuccéda à celui dontnous venons de parler, qui allifta au Concile de Trente, &qui écrivit quelques Traitez, entre autres un de l’Autorité duPape. Ce dernier mourut le quatrième de Novembre 1595.Il étoit apparemment de la famille. Du tems de Catherine deMédicis, un Louis de Dijacéti, Florentin, qui avoit gagnébeaucoup de biens en France, étoit Seigneur de Château-vil-lain en Champagne, & fit rendre cette place au Roi en 1589.Il avoit époufé une Démoifelle d’Atri, l’une des filles d’hon-neur de Catherine de Médicis. * Qraifon funèbre, par Béné-detto Varchi. Sa Vie écrite par Euphrofynus Lapinus. MichaëlPocciantius, de Script, t tarent. Ghiiini, T beat. d’Huom. Lcttcr.tome 2. Ughel, Italia Sacra. Pierius Valerianus, de Infclicit. Lit~terator. Mézeray, Hift. de Trame , tome 3. Bayle, Dici. Crit.

J A C CH ou JACCHÆUS, (Gilbert) Médecin natifd’Empoli, Profeffeur en l’Univerfité de Leyden , vivoit en1630, & a compofé divers Traitez de Philofophie, & de Mé-decine , &c. * Meurfius, Athcn. Batavœ. Imperialis, in Muf.Hift. ©V.

JACCHINUS, Médecin Galénique, d’Empoli, ville deTofcane. 11 publia un Commentaire fur le neuvième Livrede Rhafis l’an 1579. * George Matthieu Konig. Biblioth. Vê-tus & Nova.

JACCHUS , l’un des noms donnez à Bacchus , du motSyriaque Janko ou Jacco, qui eft le même que puer lactens , unenfant qui tette ; & c’eft comme on répréfentoit fouvent Bac-chus. Quelques-uns tirent ce mot du Grec <’**£•*, qui ligni-fie faire du bruit en criant, hurler ; ce que faifoient les Bacchan-tes dans les Orgies, ou les fêtes de Bacchus. * Anttq. Gréq.0f Rom.

JACELIN. Voyez l’Art, de S. ANTOINE Ordre Re-ligieux.

JACHANAN, ville. Voyez JOKNEHAM.

JACHAN. Voyez J A H C A N.

J A C H E N, fameux Médecin d’Egypte, qui vivoit fous lerégne de Pfammis, c’eft à dire, vers l’an du Monde 3435 , &600 avant Jéfus-Chrift , s’acquit une grande réputation dansfa profeflion, en fe fervant de charmes & de fecrets magiques,pour remédier aux maladies. On dit qu’il fit ainfi ceffer lapefte qui ravageoit l’Egypte. Les Egyptiens en reconnoiffan-ce de fi grands bienfaits, lui dédièrent un Temple, où ils a-voient recours à lui dans les maladies publiques, & où ils luifaifoient des facrifices. Ils emportoient aufli du feu de deffusfon autel, & en allumoient des bûchers dans la ville , pourpurger les lieux du mauvais air qui les infettoit. * Suidas.

JACHIADES, ou Rabbi Jofeph Ben Jofcph fachia , fameuxRabin du XVI fiécle, naquit à Lisbonne & mourut à l’âge de45 ans, l’an du Monde 5299, qui répond à l’an 1539 de Jé-fus-Chrift. 11 enfeignoit dans la Synagogue d’Imola, & ortprétend qu’il a abrégé fes jours par fon trop grand attache-ment à l’étude. Il a écrit, Derecb Chafim, dans lequel il ex-plique divers paffages allégoriques de la Gemare ; une Expli-cation des commandemens de la Loi ; Torat Or, dans lequelil traite du Paradis & de l’Enfer; divers Commentaires, com-me fur les 5 Megillot, fur les Hagiographes &c. ; une Para-phrafe fur le Prophète Daniel, dans laquelle il fait efpérer auxJuifs une délivrance prochaine. Conftantin l’Empereur tra-duifit cet Ouvrage en Latin, y fit un grand nombre de remar-ques , réfuta les fauffes glofes du Juif, & publia le tout à Am*fterdam en 1633. Il y a eu un autre JoJcpb Jaclftades dans le