BE l’eSPRIT BES LOIS. 2^gauroient fixe l’usure ä trois pour cent, ä qua Irepour cent, ä six pourcentpar mois; ce quiau-roit ete absurde , parceque les lois faites pourrcprimer 1’usure auroient ete plus cruelles queles usuriers.
Le critique a donc confondu les especes desclioses. Mais j’ai interet de rapnorter ici sespropres paroles, afin qu’on soit bien conyaincuque l’intrepidite avec laquelle il parle nie doitimposer a personne : les voict (i) : « Tacite ne« s’est point trompe; il parle de l’interet a un« pour cent par mois , et l’auteur s’estimagine« qu’il parle d’un pour cent par an. Rien n’est« si connu que le centesime qui se ]iayoit a l’u-« surier tous les mois. Un komme qui ecrit« deux volumes in-4°- sur les lois devroit-il« l’ignorer? »
Quecethommeait ignoreoun’ait pas ignorece centesime, c’est une cliose tres indifferente:mais il ne l’a pas ignore jiuisqu’il en a parle entrois endroits. Mais comment en a-t-il parle ;ct oiien a-t-il parle( 2 ) ? Jepourrois bien defierle critique de le deviner, parcequ’il n’y trou-veroit point les meines termes et les meines ex-pressions qu’il sait.
II n’est pas question ici de savoir si l’auteurde l’Esprit des lois a manque d’erudition oii
(1) ]''euille du 9 octobre 1749, p. 164.—(2) Latroisierae et la deruierc note, cli. XXII, liv. XXII,st le texte de la troisieme note.