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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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239
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BE leSPRIT BES LOIS. 2^gauroient fixe lusure ä trois pour cent, ä qua Irepour cent, ä six pourcentpar mois; ce quiau-roit ete absurde , parceque les lois faites pourrcprimer 1usure auroient ete plus cruelles queles usuriers.

Le critique a donc confondu les especes desclioses. Mais jai interet de rapnorter ici sespropres paroles, afin quon soit bien conyaincuque lintrepidite avec laquelle il parle nie doitimposer a personne : les voict (i) : « Tacite ne« sest point trompe; il parle de linteret a un« pour cent par mois , et lauteur sestimagine« quil parle dun pour cent par an. Rien nest« si connu que le centesime qui se ]iayoit a lu-« surier tous les mois. Un komme qui ecrit« deux volumes in-4°- sur les lois devroit-il« lignorer? »

Quecethommeait ignoreounait pas ignorece centesime, cest une cliose tres indifferente:mais il ne la pas ignore jiuisquil en a parle entrois endroits. Mais comment en a-t-il parle ;ct oiien a-t-il parle( 2 ) ? Jepourrois bien defierle critique de le deviner, parcequil ny trou-veroit point les meines termes et les meines ex-pressions quil sait.

II nest pas question ici de savoir si lauteurde lEsprit des lois a manque derudition oii

(1) ]''euille du 9 octobre 1749, p. 164.(2) Latroisierae et la deruierc note, cli. XXII, liv. XXII,st le texte de la troisieme note.