REMERCIEMENT
SINCERE
A UN IIOMME CHARIT ABLE,
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ATTKI ß TJ E A. VOLTAIRE.
A Marseille, mai 1750.
Vous avez rendu Service au genre liumaincn vous derhainant sagement conlre des ou-vrages faits pour Ie pervertir. Vous ne eessezd’ecrire conlre l’Espril. des lois, et meine ilparoit a votre slyle r[ue vous etes l’ennemi detonte Sorte d’esprit. Vous avertissez que vousavez preserve Je monde du venin repandudans l’Essai sur riiomme, de Pope, livre que.je ne cesse de refirepour me convaincre de pluscn plus de la force de vos raisons et de l’im-portance de vos Services. Vous ne vous amusezpas, monsieur, a examiner le fond de l’ou-vrage sur les lois, ä verißcr les citations, ä.discuter s’il y a de la justesse, de la profon-deur, de la clarte, de la sagesse; si les cha-]>itres naissenl les uns des autres, s’ils forment.un lont ensemble; si enfin ee livre, cpii de-vroit etre utile, ne seroit pas par mallieur unlivre agreable.
Vous allez d’abord au fait: et, regardantM. de Montesquieu comme le disciple de Pope,