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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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DEFENSE

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par mois, ou de douze pour cent par an , futappelee usure centesime. Le eritif[ue a eu con-noissance de cette significaiion de lusure cen-tesime , et il la appliquee tres mal.

On voit que tout ceci netoit quune especede metliode, de formnle ou de regle, entre ledebiteur et le creancier, pour compter leursusures , dans la supposition que lusure fut ädouze pour cent par an, ce qui etolt lusage leplus ordinaire: et, si quelquun avoit prete adix-huit pour cent par an, on se seroit servide la meine metliode , en augmentant duntlers lusure de cliaque mois; de Sorte que lu-sure onciaire auroit cte dune once et demiepar mois.

Quand les Romains firent des lois sur lii-sure, il ne fut point question de cette metliode,qui avoit servi et qui servoit enrore aux debi-teurs et aux creanciers pour la division dutemps et la eommodile du paieinent de leursusures. Le legislateur avoit un regiement pu-blic a faire; il ne sagissoit point de partagerlusure par mois, il avoit ä lixer et il lixa Fu-sure jiar an. On continua ä se servir des termestires de. la division de Fas, sans y appliquer lesmemesidees : ainsi lusure onciaire signifia impour cent par an; lusure ex quadrante s.igni-fia trois jiour cent par an; lusure ex trienle ,quatre pour cent par an; Fiisnre semis , sixpour cent par an. Et si Fusure onciaire avoitsignilie un pour cent par mois , les lois qui lesfixrrent ex quädrunte , extriente , exseimsse.