a34 DEFENSE
«laus les divers temps de leur republiqne. Soucrilique quitte un moment les bancs de tlieo-logie et se tourne du cöte de l’erudition. Onva voir qu’il se trompe encore dans son Eru-dition , et qu’il n’est pas seulement au fait del’etat des ouestions qu’il traite. Lisons le cha-pitre XXII (i).
« Tacite <it que la loi des douze tables fixa« 1 ’interEtä un pour cent par an. II est visible« qu’ii.s’est trompe , et qu’il a pris pour la loi« des douze tabies une autre loi dont je vais« parier. Si la loi des douze tables avoit regle« cela, comment dans les disputes qui s’elevc-« rent depuis entre les crednciers et les debi-« teurs ne se seroit-on pas servi de son auto-« rite ? On ne trouve aucun vestige de cclte<i loi sur ie pret a interet; et, pour peu qii’on« soit verse dans l’histoire de Rome, on verra« qu’une loi pareillene devoit point etre l’ou-« vrage des decemvirs. » Et un peu apres l’au-teur ajoute : « L’an 398 de Rome les tribunsDuellius et Menenius lirent passer une loi« qui reduisoit les in Irrels ä un pour Cent par« an. C’est cette loi que Tacite confond avec la« loi des douze tables , et c’est la premiere qui« ait ete faite cliez les Romains pour fixer le« taux de l’inleret, etc. » Voyons a present.
L’auteur dit que Tacite s’est trompe en di-sant epte la loi des douze tables avoit fixe l’u-
(1) Liv. "sxa.