IIK I.’f.SPRIT DES LOIS. 2'jS
rela est si vrai, qu’il a distingue , au secondarticledu eliapitreXIX ,les Etablissements deslegislateurs de la religion d’avec ceux des Iti-gislateurs politiques. S’il avoit parle lä nom-inement de la religion ehretienne, ayant uaautre sujet ä traiter , il auroit employe d’au-tres termes , et fait ordonner ä la religionehretienne ee qu’elle ordonne, et eonseiller cequ’elle conseiile ; il auroit distingue avec lestheologiens les cas divers, il auroitpose toutesles limitations que les jirincipes de la religionehretienne laissenta cette loi generale, etablieqnelquefois cliez les Romains, et toujours chezles mahometans , « qu’il ne faut jainais , dans<i ancun cas et dans aucune circonstance, re-« cevoir d’interet pour de l’argent. » L’auteurn’avoit pas ce sujet a traiter , mais celui-ci,qu’une defense generale, illimitee, indistincte,et saus restriction , perd le commerce chez lesmahometans, et pensa perdre la republiquechez les Romains; d’oü il suit que, parcequeles ehretiens ne vivent pas sous ces termes ri-gides,! e commerce n’es I: poi nt d e truit chez eux;et que Fon ne voit point dans leurs etats cesusures affreuses qui s’exigent. chez les maho-nnkans et que l’on extorquoit autrefois chezles Romains.
L’auteur a employe les chapitres XXI etXXII (i ) a examiner quelles furent les loischez les Romains au sujet du pret par contrat
(j) Liv. ICXII.