BF. l’e SPRIT BES LOIS. nal
pendant on verra (out-ä-FIieure qu’il est sur lecelibat de l’opinion des theologiens, c’est-a-dire qu’il en a reconnu la bonle. II faut savoirque, dans Ie livre XXIII, oü il cst traite durapport que les lois ont avec le nombre des lia-bitants, l’auteur a donne une theorie de ce queles lois politiques et civiles de divers peuplesavoient fait a cet egard. II a f’ait voir, en exa-minant les liistoires des divers peuples de laterre, qu’il y avoit eu des circonstances oü ccslois furent plus necessaires que dans d’autres,des peu]>les qui en ayoient eu plus de besoin ,de certains temps oü ces peuples en avoient euplus de besoin encore: et, comme il a penseque les Romains furent le peuple du monde leplus sage, et qui, pour reparer ses pertes, eutle plus de besoin de pareilles lois, il a rccueilliavec exactitude les lois qu’ils avoient failes acet egard; il a marque'avec precision daniquelles circonstances eiles avoient etc faitcs etdans quelles autres circonstances elles avoientete ölees. Il n’y a point de tlieologie dans toutceci, et il n’en faut point pour tout ceci. Ce-pendant il a juge ä propos d’y en metlre. Yoicises paroles: '< A Dieu ne plaise que je parle.ici<( contre le celibat qu’a adopte la religion! mais« qui pourroit se taire contre celui qu’a forme«le libertinage, celui oü les deux sexes, se cor-« rompant par les sentiments naturels niemes,«fuient une Union qui doit les rendre meil ■" leurs, pour vivre dans celle qui les rend«toujours pires ?