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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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224 DEFENSE

« Cest une regle tiree de la nature, que plus« ou dlmlnue le noinbre des mariages qui pour-« roieiit se faire, plus on corrompt ceux qui« sont falls; moins il y a de gens m 'ries, moins« il y a de fidelite dans les mariages; comme«lorsquil y a plus de voleurs il y a plus de« vbls (i). x

Lauteur na donc poiut desapprouve le ce-libat qui a pour motif la religion. On ne pou-voit se plaindre de ce quil selevoit contre lecdlibat introduit par le libertinage; de ee quildesapprouvoit quune infinite de gens ricbeset voluptueux se portassent a iuir le joug dumariage pour la commodite de ieurs deregle-nients; quils prissent pour eux les delices et lavolupte, et laissassent les peines aux misera-bles; on nepouvoit, dis-je, sen jilaindre. Maisle critique, apres avoir eite ce que iauteur adit, prononee ces paroles: « On appereoit ic'i<i toute la malignite de lauteur, qui veut je-« ter sur la religion chretienne des desordres« queile deteste.»Il nv a pas dapparence dae-cuser le critique de navoirpas voulu entendrelauteur; je dirai seulemeut quil ne la pointentendu, et quil lui fait dire contre la religionce quil a dit contre le libertinage. Il doit enetre bien fache.

(i) Livre XXIII, ch. XXI, a la fiu.