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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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314 BEF EN

enfin eile nest jamais une affaire de calculquand on examine le but du mariage, el eilel'est encore moins quand on examine le ma-riage comme etabli par Jesus-Christ.

Jajonterai ici que le hasard a tres bien servilauteur. II ne prevoyoit pas sans doute quonoublieroit un chapitre formel pour donner dessens equivoques a un autre : il a le bonheurdavoir fini cet autre par ces paroles: « Dans« tout ceci je ne justifie point les usages, inais«jen rends les raisons. »

Lauteur vient de dire quil ne voyoit pasquil put y avoir des climats le nombre desfetnmes put tellement exceder celui des hom-mes, ou le nombre des hommes celui des fem-mes, que cela dut engager a la polygamie dansaucun pays; et il a ajoute: « Cela reut dire« seulement que la pluralite des femmes, et« meine la pluralite des liommes, est plus con-« forme ä la nature dans de certains pays que« dans dautres (i ). » Le critique a saisi le motest plus cönforvie ä la nature pour faire direa lauteur quil approuvoit la polygamie. Maissi je disois que jaime mieux la fievre que lescorbut, cela signifieroit-il que jaime la fievre,ou seulement que le scorbut mest plus desa-greable que la fievre ?

Voici mot pour mot une objection bien ex-traordinaire.

« La polygamie dune femme qui a plusieurs