DE l’eSPSXIT DES LOIS, 213
s sieurs en Asie ont done un cerlain rapportn au ciimat.
« Dans les climats froids de l’Asie il nait,<t comine en Europe, beaucoup plus de gar-n cons que de lllles: c’est, disent les Iamas, la« raison de la loi qui, cliez eux, permet a une« lemme d’avoir plusieurs inaris.
« Mais j’ai peine ä eroire quil yait beaucoup« de pays oü la dispropordon soit assez grande« pour qu’ede exige qu’on y introduise la loi« de plusieurs femmes ou la lai de plusieurs<* maris. Cela veut dire seulement rjue la iiiura-« lite des femmes, ou meine la pluralite des« bommes, est plus conforme ä la nature dans« de certains pays que dans.d’autres.
« J’avoue que si ce que les relations nous di-« sent etoit \rai, qu’a Bantam il y a dix femmeso pour un liomme, ce seroit uu cas bien parti-e culier de la polygamie.
« Dans toul ceci je ne jusdfie pas les usages,« mais j'en l'ends les raisons. »
Revi nons au titre, la polygamie est uneaffaire da culcut. Oni, eile Fest quaml onxeut savoir si eile est plus ou moins perni-cieuse dans de certains climats, dans de cer-tains pays, dans de certaines circonstarices.que dans d’autrcs : eile n’est point urie affairede calcu! quandondoit decider si eile est bouneou mauvaise par elie-meme.
Elle n’est point une alfäire de calcul quandon ra;sonne sur sa nature : eile peut streuneaffaire de calcul quaud on com.bine ses effcts:rsre. DKS LOIS. 5 . ij.