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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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>1 polygamie etoit permise a des gens qui ne« sabstenoient pas meine de ladultere.»

Lauteur a donc etabli quc Ia polygamieetoit par sa na iure et en elle-meme une clioseinauvaise; il falloit partir de ce cliapitre, etcest pourtant de ee cliapitre que Fon nä riendit. Lauteur a de plus examine philosopliique-inent dans quelspays, dans quels cliniats, dansquelles circonstances, eile avoit de moins mau-vais effets; il a compare les climats aux cliniatset les pays aux pays; ct il a trouve quil y avoitdes pays ou eile avoit des eifets moins mauvaisque dans dautrcs; parceque, suivant les re-lations, le nonibre des lioinmes et des feimnesnetant point egal dans tous les pays, il est clairque, sil y a des pays il y ait beaucoup plusde fetnmes que dhoimncs, la polygamie, mau-vaise en elle-ineme, Fest moins dans ceux-laque dans dautres. Lauteur a diseute ceci dansle chapitre IV du meine livre : inais, parcequele titre de ce cliapitre porte ces mots, ejue laloi de la polygamie est une affaire de cal-cid , on a saisi ce titre. Cependant, comme letitre dun cliapitre se rapporte au cliapitremeine et ne peut dire ni plus ni moins que cecliapitre, voyons-le.

« Suivant les calculs que Fon fait en diversesv parties de lEurope, il y nait plus de garcons« que de filles : au contraire les relations de« lAsie nous disent quil y nait beaucoup plus« de lilles que de garcons. La loi dune seule« femme en Europe et celle qui en permet plu-