DE l’eSPSTT DES LOIS.
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De la polygamie en elle-mAme.
« A regarder la polygamie en general, in-
* dependamment des circonstances qui peit-
* xent la faire un peu tolerer, eile 11’est point« utile au genre liumain ui ä aucun des deux« Sexes, soit ä celuiqui abuse, soit a eelui dont
* on abuse. Elle n’est pas non plus utile aus« enfants ; et un de ses grands inton-venienls« est que le pere et la niere ne peuvent avoir«la meine affection pour leurs enfants; un«jiere ne peut pas aimer \ingt enfants comnie“ une niere en aime deux. C’est bien pis quand'< une femme a plusieurs niaris; car pour lors<« 1 amour palernel ne lient qu’a cette opinion,« qu’un pere peut croife, s’il reut, ou que les>< autrcs peuvent croire, que de certains en-« fants lui appartiennent.
«La pluralile des femmes, qui le diroit?«mene ä cet amour qüe la nalurc desaxoue:«c’est qu’une dissolulion en entraine toujonrs« une autre, etc.
« II y a plus: la possession de beaueoup de«femmes ne previent pas lonjours les desirs«pour teile d’un autre: il en est de la luxiu-e«conime de l’avarice, eile augmente sa soif« par l’acquisition des Iresors.
« Du temps de Justinien plusieurs philoso-«plies, genös par le cliristianisme, se retire-«rent eli Perse aupris de CosrOes. Ce qui les« frappa le plus , dit Agathias, ce fut que la