» E F K K 5 K
4U -
19 a »EFKNSK
3KC0NDE OBJECTIOIf.
L’auteur a loue Bayle en Fappelant un
Vr;. '
M. ;■
• •
grand hoinme ( 1 ).
1BFOSSE,
Je suppose encore un moment qu’en gene-ral cette maniere de raisonnersoit bonne, eilene l’est pas du moins dans ce cas-ci. 11 esl vraique l’auteur a appele Bayle un grand lio:nm<-;mais il a censure ses opinions: s’il les a censu-rees, il ne les admet pas. Et puisqu’il a com-
■.«ff-- - •
battu sesopinions,.il ne Fappelle pasun grandhoinme ä cause de ses opinions.Toutlemondesait que Bayle avoilun grand esprit dont il aabuse; mais cel espril dont il a abuse il l’avoit.L’auteur a combattu ses sophismes, et il p'iaint
ses egarements. Je n’aime point les gens quirenversent les lois de leur palrie; mais j’au-
lA'A' -
■ ; tt • ■
'If ;
rois dela peine ä croire que Cesar et Cronnvelfussent de petits esprits. Je n’aime point lesconqurrants; mais on ne pourra gucre mepersuader qu’Alexandre et Gengiskan aientete des genies communs. 11 n’auroit pas fallu
beaucoup d’esprit ä l’auteur pour dire que
, ■ *'< • ?* ! .
•tv »•<*.'
.■'üi;' ■ *
’ä'.' '
:r ;
Bayle etoit un hoinme abominable; mais il ya apparence qu’il n’aime point a dire des in-jures, soit qu’il tienne cette disposition de lanature, soit qu’il l’ait recue de son cdueaiion.
J’ai lieu de croire que, s’il prenoit la plume,il n’en diroit pas meine a ceux qui ont eher-
■
fi$4; *’• »
die a lui faire un des plus grands maux i[u’un
( 1 ) Page 1 65 de la deuxieme fciiillc.
A • ... -
(i) Page 1 65 de la deuxieme femllc.