de l’esprit des lois. rgr« que les honnnes puissent avoir de la probite<i des liommes. »
Ce sont des passnges formeis. On y voit unecrivain qui non scnlement croit la religioncliretienne, mais qui raiine. Que dit-on pourprouver le contraire? Et on avertit encoreune fois qii’il faut que les preuves soientpro-portionnees a l’aecusation: cette accusationn’est pas frivole, les preuves ne doivent pasl’etre: et comme ces preuves sont donneesdans une forme assez extraordinaire, etanttoujours moitie preuves, moitie injures , etse trouvant comme enveloppees dans la suited’un discours fort vague, je vais les chercher.
PREMIERE OBJECTION.
L’auteur a loue les stoiciens, qui admet-toient une fatalite aveugle,un enchainementnecessaire, etc. (i). C’est le fondement de lareligion naturelle.
KEPOKSE.
Je suppose un moment que cette mauvaisejnaniere de raisonner soit bonne. L’auteura-t-il loue la pliysique et la metapliysique desstoiciens? ii a loue leur morale; ila dit que lespeuples en avoienttire de grands biens: il a ditcela, et il n’a rien dit de plus. Je me trompe ,iladit plus; car,desla premierepagedulivre,il a attaque cette fatalite des stoiciens : ii nel’adonc pas louee quand il a loue les stoiciens.
(i) Pag e 16 5 de la fleuxieme feuille du r6 oc-tolire 174g.