DEFENSE
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« monde que par rapport an bien que l’on en« tire dans l’etat civil, soit que je parle de celie« qui a sa l'acinc dans le ciel, oubien de celles« qui ont la leur sur la terre.
« II ne faudra que li es neu d’equite pour« voiv que je n’ai jamais prefendu faire cedcrn les interets de la religion aux interets poli-« tiques, mais les nnir: or pour les unir il fallt«les connoitre. La religion chretienne, qui« ordonne aux bommes de s’aimer, veut saus,« doute que rliaque peuple ait les meilleures« lois politiques et les meilleures lois civiles ;« parcequ’elies sont, apres eile, le plus grand« bien que les bommes puissent donner et re-« cevoir.»
Et au ebapitre second du meme Uvre: 'c TJn« prince qui aime la religion et qui la craint« est un lion qui cede a la main qui le Hatte ou« a la voix qui l’appaise. Celui qui craint lak religion et qui la liait est comme les betes« sauvages qui mordent la cliaine qui les em -« pcclie de se jeter sur ccux qui passent. Celui«r qui n’a point du tout de religion est eet ani-* malterrible qui ne sent sa liberte que lors-« qu’il deebire et cru’il devore. »
Au cliapitre troisieme du meine livre: « Pcn-« dant que les princes mahometans donnent« sans ccsselamort oularecoivent, la religionn chez les clirctiens rend les princes moins ti-« mides, et par consequent. moins crucls. Le« prince compte sur ses sujets, et les sujetsa sur le prince. Chose admirablc! Ja religion