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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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185
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DE l'e SPRIT DES LOIS. l85

telles, et quil a voulu conserver le monde. Iliien dit ni plus nl moins.

Je dirai loujours que le critique nentend ja-mais le sens des clioses et ne sattaclie quauxparoles. Quand lauteur a dit que la creation,qui paroissoit elre un acte arbitraire, suppo-soit des regles aussi invariables que la fatalitedes athees, on na pas pu lentendre commesil disoit que la creation füt un acte necessairecomme la fatalite des athees, puisquil a dejacombattu cette fatalite. De plus les deux mem-bres dune comparaison doivent se rapporter;ainsi il faut absolument que la plirase veuilledire: la creation, qui paroit dabord devoirproduire des regles .de mouvement variables,en a daussi invariables que la fatalite desathees. Le critique, encore une fois, na vu etne vöil que les mots.

II.

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Il ny a donc point de spinosisme dans lEs-prildeslois. Passons äuneautreaecusation, etvoyons sil est vrai que lauteur ne reconnoissepas la religion revelee. Lauteur, ä la fin duchapitre premier, |)arlant de Fliomme, qui estune inielligence finie, sujette a lignornnce etä lerreur, a dit: « Un tel elre pouvoit a tous«les instants oublier son createur; Dieu la« rappelle ä lui par les lois de la religion. »

Il a dit au chapitre premier du livre XXIV:«Je nexaminerai les diverses religions du