DE l’eSPKIT DES 10IS. l8j
« cliretienne, qui ne sein hie avoir d’objet que«la felieite de l’autre vie, fait encore notre« bonlieur dans celle-ci. »
Aucliapitrequalrieme du meine livre: « Sur«le caractere de la religion cliretienne et celuin de la mabonietane, l’on doit, saus autre exa •« men, embrasser l’une et rejeter l’autre. » Onprie de continuer.
Dans le chapitre sixieme: « M. Bayle, apres«avoir insulte toutes les religious, flelril la<c religion cliretienne: il ose avancer que de«veritables chretiens ne formeroient pas unic «tat qui put subsister. Pourquoi non ? Ceii seroient des citoyens infiniment eclaires sur«leurs devoirs et qui auroient un tres grau(l<i zele pour les remplir; ils sentiroient tresic bien les droits de la defense naturelle; plusic ils croiroient devoir a la religion, plus ils« penseroient devoir a la patrie. Les principes«du ehristianisme bien graves dans le ccenrii seroient infiniment plus forts que ce fauxii honneur des monarcliies , ees vertus liumai-« nes des republiques, et cette crainte servileii des etats despotiques.
«II est etonnant que ee grand liomme n’aitic pas su distinguer les ordres pour l’elablisse-<i mentduchristianismed’avecle cbristianismeii meine, et qu’on puisse lui imputer d’jivoir« meconnu l’esprit de sa propre religion. Lors-ii que le legislateur, au lieu de donner des lois,ii a donn6 des conseils, c’est qu’il a vu que ses«conseils, s’ils etoient ordonnes comme des